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Michelle Obama appelle les femmes à ne pas attendre la candidate miracle

L'ancienne première dame des États-Unis, Michelle Obama, assiste au Sommet United State of Women à Los Angeles, le 5 mai 2018.

Michelle Obama a appelé samedi les femmes à ne pas attendre une candidate miracle qui "nous sauverait", laissant entendre à nouveau qu'elle ne comptait pas se présenter à la présidence des Etats-Unis, lors de la conférence United State of Women à Los Angeles.

L'ex-première dame a été accueillie comme une rock-star par un parterre de plus de 5.000 personnes, presque toutes des femmes, lors de cette conférence qui dure jusqu'à dimanche.

"Ca n'a pas d'importance qui se présente", a-t-elle déclaré sur la scène du théâtre Shrine, appelant chaque femme à agir sans attendre dans sa famille, à son travail, dans sa communauté pour faire avancer la cause des femmes.

"Je ne suis pas si différence d'Hillary" Clinton, l'ex-candidate démocrate battue par le républicain Donald Trump, a-t-elle ajouté.

Une majorité de femmes blanches ont voté pour Donald Trump à la dernière élection.

"Au vu de notre dernière élection, à quoi peuvent rêver les jeunes filles si nous en sommes encore là? Si les femmes sont toujours méfiantes les unes envers les autres? Si nous ne sommes pas à l'aise avec l'idée d'une femme présidente comparé à ".... a-t-elle élaboré, faisant allusion à l'actuel président américain.

"La question ce n'est pas cette personne qui nous pensons va nous sauver", assure-t-elle, "car si cette personne échoue à changer le monde, alors on pourrait se dire que tout combat vers plus d'égalité doit s'arrêter".

>> Lire aussi : Les mémoires de Michelle Obama sortent le 13 novembre en 24 langues

"C'est comme dire, Oh on a voté pour Barack Obama et il n'a pas mis fin au racisme", a-t-elle dit à propos de son époux l'ex-président.

L'avocate et auteure de 54 ans a rendu hommage à la jeune génération de militants comme les lycéens qui ont survécu à la tuerie de Parkland, ainsi qu'à ses parents, qui l'ont écoutée, ont respecté ses opinions, traitée comme son frère et lui ont parlé comme à une adulte dès un très jeune âge.

Avant elle, la fondatrice du mouvement #MeToo qui dénonce les violences sexuelles, Tarana Burke, a aussi été particulièrement ovationnée, lorsqu'elle a affirmé que le temps de passer à l'action était venu pour les défenseurs des victimes de ces abus.

Nouveau système de castes

"Le travail qui doit avoir lieu maintenant, c'est: qu'est-ce qui se passe une fois qu'on a dit #MeToo", a-t-elle lancé.

"Que ce soit les agressions sur les campus universitaires ou les abus sexuels contre des enfants ou le travail sur le harcèlement sexuel, nous devons passer de la conversation à l'action", a-t-elle ajouté.

"Une fille sur trois et un garçon sur cinq va être victime d'abus sexuel d'ici leur 18e anniversaire", a de son côté fait valoir l'ex-championne de gymnastique Jeanette Antolin, dénonçant une "épidémie" de crimes sexuels pédophiles, aux côtés de trois autres ex-sportives de haut niveau agressées par le médecin Larry Nassar dans l'un des scandales les plus retentissants de l'histoire du sport aux Etats-Unis.

"De plus en plus de femmes parlent et sont crues mais il y a encore un long chemin à parcourir", et il est "crucial de mettre face à leurs responsabilités ceux qui ont commis des abus (sexuels), les ont permis ou ont fermé les yeux", a renchéri la gymnaste olympique Aly Raisman, une autre victime.

Lors de la conférence, la star d'Hollywood et militante Jane Fonda s'est pour sa part insurgée contre la politique de lutte contre la drogue du gouvernement américain, intransigeante pendant longtemps pour les consommateurs de faibles quantités de drogues douces comme le cannabis. Elle a estimé que cette "guerre contre la drogue a été intentionnellement conçue pour instituer un nouveau système de castes raciales".

Cette politique s'est traduite par l'arrestation de milliers de jeunes hommes noirs pendant des décennies, contrôlés pour possession de drogue ou cannabis, des délits "presque ignorés s'ils sont commis par" des blancs.

Cette politique a entraîné "un bond de la population carcérale américaine de 500.000 personnes en 1980 à plus de 2,5 millions aujourd'hui", essentiellement des personnes de couleur, a martelé la star de 80 ans oscarisée.

Les femmes aussi sont concernées, souligne-t-elle, et représentent "la population carcérale à la plus rapide croissance aux Etats-Unis".

Avec AFP

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Jimmy Carter hospitalisé après de récentes chutes

L'ancien président américain Jimmy Carter, lors d'un événement, le 3 novembre 2019.

L'ancien président américain Jimmy Carter a été hospitalisé lundi pour subir une intervention médicale à la tête après de récentes chutes, a annoncé la fondation qui porte son nom.

Jimmy Carter a été "admis au Emory University Hospital cet après-midi pour une intervention visant à relâcher la pression sur son cerveau, causée par un saignement survenu après ses récentes chutes", a ajouté la même source, précisant que l'opération était prévue mardi matin.

"Le président Carter se repose confortablement et son épouse Rosalynn est avec lui", a précisé la même source.

Jimmy Carter avait été hospitalisé fin octobre pour une fracture du bassin causée par une chute à son domicile. Sa fondation avait qualifié la fracture de "légère".

Premier président américain de l'histoire à atteindre l'âge de 95 ans, Jimmy Carter s'était également blessé à la tête le 6 octobre, toujours en tombant à son domicile.

L'ex-président démocrate (1977-1981) était pourtant debout et actif sur un chantier humanitaire dès le lendemain, le visage tuméfié et barré d'un pansement cachant 14 points de suture.

Le sort de 700.000 jeunes migrants aux mains de la justice américaine

Les immigrants et les sympathisants manifestent lors d'un rassemblement en soutien aux "dreamers" devant la Maison Blanche, à Washington DC, le 5 septembre 2017.

Entrée clandestinement aux Etats-Unis dans son enfance, Angelica Villalobos a "vécu dans l'ombre" jusqu'à l'adoption en 2012 d'un programme qui l'a protégée de l'expulsion, comme près de 700.000 autres jeunes migrants dont le sort est en débat mardi à la Cour suprême.

Le temple du droit américain consacre une audience à ces jeunes surnommés les "Dreamers" (rêveurs), à qui l'administration du président démocrate Barack Obama avait "donné des ailes", selon Mme Villalobos, en leur délivrant notamment des permis de travail.

Son successeur républicain Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un de ses chevaux de bataille, a décidé en 2017 de mettre un terme à ce programme, baptisé DACA, le décrétant "illégal".

Saisis en urgence, des tribunaux ont suspendu sa décision pour des raisons de procédure, offrant un répit aux jeunes migrants.

A force de recours, leur sort est désormais aux mains de la plus haute juridiction des Etats-Unis, dont la décision ne sera pas rendue avant 2020, en pleine campagne présidentielle.

Si la Cour donne raison à Donald Trump, les "Dreamers" ne seront pas forcément expulsés, mais ils redeviendront sans-papiers, avec les complications que ce statut implique.

En attendant, "on est comme sur des montagnes russes", confie à l'AFP Angelica Villalobos, une Mexicaine de 34 ans, mère de cinq enfants américains, qui travaille dans un garage de l'Oklahoma.

Avec son mari, arrivé lui aussi avant ses 16 ans aux Etats-Unis par des voies illégales, elle a parlé à leurs enfants "des conséquences possibles" de la décision de la Cour suprême. "Peut-être ne pourrons-nous plus travailler ou conduire, toute ces choses qui font de nous une famille normale", regrette-t-elle.

- "Monnaie d'échange" -

Comme eux, près de 700.000 jeunes migrants "ont passé les douze dernières années au minimum dans notre pays, font partie de nos communautés, de nos institutions", remarque Omar Jadwat, de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.

Pour lui, l'administration Trump a "mis un terme à la hâte au programme DACA (...) en décidant qu'il était illégal" parce qu'il voulait utiliser ces "Dreamers" comme "monnaie d'échange" avec son opposition démocrate.

De fait, Donald Trump a essayé --en vain-- d'obtenir des fonds pour construire un mur à la frontière sud des Etats-Unis en échange de nouvelles protections pour ces jeunes, qui n'ont souvent pas ou peu de souvenirs de leur pays d'origine.

C'est le flou autour des motivations du président qui explique l'intervention de la justice dans ce dossier.

Le droit administratif américain impose au gouvernement de justifier ses décisions avec des arguments raisonnables. Or, les tribunaux ont jugé jusqu'ici que l'arrêt du programme DACA avait été décidé de manière "arbitraire et capricieuse".

"Nous pensons avoir expliqué notre décision de manière adéquate", a rétorqué Noel Francisco, qui représente le gouvernement devant la Cour suprême. "Nous avons agi de manière légale et rationnelle", a-t-il ajouté lors d'une conférence en septembre.

- "Gagner sur tous les fronts" -

Pour Tom Goldstein, un juriste spécialiste de la Cour suprême, "si le président avait dit +je n'aime pas le programme, je l'arrête+, on n'en serait pas là aujourd'hui".

Mais selon l'avocat, "il a essayé de gagner sur tous les fronts, en disant que les +Dreamers+ lui étaient sympathiques, mais aussi ne pas avoir d'autre choix que de retirer le programme DACA parce qu'il était illégal", ce qu'il lui faut prouver aujourd'hui.

Au-delà des enjeux pour ces migrants, le dossier a donc aussi "une grande importance pour les pouvoirs du président", relève Steven Schwinn, professeur de droit à l'université de Chicago. Dans son arrêt, la Cour pourrait en effet étendre les pouvoirs discrétionnaires du locataire de la Maison Blanche en l'autorisant à faire ou à défaire une politique sans explication.

Cela n'a pas échappé au principal intéressé. Assurant sur Twitter que Barack Obama n'avait pas le droit de signer le programme DACA, Donald Trump a estimé en octobre que, "si la Cour suprême autorisait le programme à rester en place, elle donnerait des pouvoirs extraordinaires au président".

Dans le cas contraire, a-t-il ajouté, fidèle à sa tactique de marchandage, "les républicains et les démocrates passeront un ACCORD très rapidement pour autoriser les +Dreamers+ à rester dans notre pays".

Avec AFP

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