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Nigeria

Le président Buhari convoque les chefs des armées après les récentes tueries

Des soldats nigérians patrouillent dans l'Etat de Borno, près de Marte, au Nigeria, le 5 juin 2013.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a tenu jeudi une réunion d'urgence avec les principaux responsables des forces de sécurité, après une série de tueries dans le pays ces derniers jours, particulièrement dans la région du nord-ouest.

La rencontre, qui s'est déroulée à huis clos, a eu lieu à la maison présidentielle d'Abuja, et devait aborder les dangers des "kidnappings, des groupes armés et d'autres problèmes auxquels est confrontée la nation", a expliqué le chef de l'état-major, le général Gabriel Olonisakin, aux journalistes.

Le président a demandé à ses interlocuteurs de "revoir les stratégies" sécuritaires et de faire en sorte que les "bandits soient immédiatement appréhendés et traités sans pitié", a-t-il ajouté au terme de la rencontre.

Parmi les responsables convoqués figuraient les chefs de l'armée de l'Air, de Terre et de la Marine ainsi que le conseiller national pour les affaires sécuritaires.

Des heurts sanglants dans des régions distinctes du Nigeria ont fait plus de cent morts en moins d'une semaine. Ils ont notamment opposé des miliciens civils armés par les autorités locales et des groupes de voleurs de bétails qui sèment la terreur et kidnappent les villageois en échange de rançons.

Le président Buhari, dans un communiqué publié mardi, a appelé à la paix et dénoncé "cette culture 'oeil pour oeil, dent pour dent' qui a nourri nombre d'attaques".

Samedi déjà, le chef de l'Etat, récemment réélu pour un second mandat, avait assuré: il "n'y a pas d'autre problème qui occupe davantage mon esprit que la sécurité".

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Le chef de la police anticorruption nigériane arrêté pour corruption présumée

Ibrahim Magu, ex-president de la Commission des crimes économiques et financiers, à Abuja, le 13 juillet 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Le président de l'agence nationale de lutte contre les crimes financiers (EFCC) du Nigeria, Ibrahim Magu, est emprisonné depuis une semaine. Suspendu de ses fonctions, il fait l’objet d’une enquête pour corruption.

Ibrahim Magu était considéré comme un cadre intransigeant. Il a été une figure clé de la campagne anticorruption menée par le président Muhammadu Buhari depuis son arrivée au pouvoir en 2015, un objectif majeur de sa campagne et l'une des promesses pour lesquelles il a été élu.

Le chef de la police anticorruption nigériane suspendu pour corruption présumée
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Durant les cinq dernières années qu’il a passées à la tête de l'agence anti-corruption, plusieurs hauts responsables politiques, dont plusieurs anciens gouverneurs des Etat puissants, des ministres ont été emprisonnés et d’autres sont encore devant la justice.

Hamza Lawal, le fondateur de l’ONG "Follow the money", explique que "les Nigérians veulent en savoir plus". "Pourquoi le président ne veut pas s’adresser aux Nigérians pour nous donner des informations? Quels sont les détails de cette enquête? Nous voulons savoir s’il est lui aussi impliqué dans un scandale financier et ce qu’il a fait", se demande-t-il.

"Il est lui aussi tombé dans un piège politique", tranche pour sa part Faith Nwadishi, directrice-exécutive du Centre de l’initiative pour la transparence​.

Le gouvernement nigérian n'a pas donné plus de détails sur les allégations contre Ibrahim Magu, suspendu de ses fonctions de chef de l'EFCC, par le président Buhari.

Selon des informations, le responsable de la lutte contre la corruption est soupçonné de s’être octroyé des biens saisis lors des perquisitions visant des biens mal acquis par des anciens hauts cadres et ministres d’Etat.

Le détournement serait évalué a plus de 100 millions de dollars US, selon des sources citant une pétition adressée au président Muhammadu Buhari

Certaines organisations de la société civile avaient exprimé des doutes sur la manière avec laquelle la commission de lutte contre des crimes économiques et financiers gérait les fonds récupérés des fonctionnaires d’Etat corrompus.

Pour Djibrin Ibrahim, du Centre pour la démocratie et le développement et professeur de sciences politiques, "ça fait cinq ans que cette question perdure".

L’EFCC est depuis dirigée par un officier de police ayant au moins le rang de commissaire ou commissaire de police assistant. Des appels commencent à se faire entendre pour un changement de personnalités à la tète de la puissante institution ou à revoir l’acte qui a donné naissance à son établissement.

L’incertitude règne toujours sur le sort de l'ancien directeur de l’agence anti-corruption du Nigeria. Le principal parti d’opposition (PDP) de l’ancien vice-président, Atiku Abubakar, qui accuse l’EFCC de chasse aux sorcières contre les opposants, souhaite qu'il soit traduit devant la justice.

Le chef de la police anticorruption nigériane suspendu pour corruption présumée

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Trente-cinq soldats nigérians tués

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