Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Nigeria

Huit personnes tuées dans l'explosion d'une mine terrestre au Nigeria

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Au moins huit personnes ont été tuées lundi dans l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria en proie à l'insurrection du groupe djihadiste Boko Haram, lorsqu'un véhicule a sauté sur une mine, ont indiqué des sources sécuritaires à l'AFP.

Le véhicule, qui faisait partie d'un convoi civil sous escorte militaire, a quitté la route pour tenter de dépasser un autre véhicule lorsqu'il a heurté une mine près de la frontière camerounaise, tuant les huit personnes à bord.

"Le véhicule a explosé et les huit personnes à l'intérieur ont été tuées", a déclaré un officier de l'armée nigériane sous couvert d'anonymat.

"Sept autres personnes se trouvant dans l'autre véhicule ont été blessées par l'explosion", a-t-il ajouté.

L'incident s'est produit vers 10h00 (09h00 GMT) dans le village de Warabe, à 15 km de la ville de Gwoza, selon un responsable de la milice engagée aux côtés de l'armée contre Boko Haram, Umar Ari, qui a donné un bilan similaire.

La faction de Boko Haram fidèle au leader historique, Abubakar Shekau, est connue pour être active dans la région.

En 2014, les djihadistes s'étaient emparé temporairement de Gwoza, dont ils avaient fait la capitale de leur "califat" autoproclamé.

Bien que la ville ait ensuite été reconquise par les troupes nigérianes, le groupe continue de lancer des attaques sporadiques dans la région contre l'armée et les civils.

Le conflit a fait plus de 27.000 morts et 1,8 millions de déplacés depuis 10 ans dans le nord-est du Nigeria.

Toutes les actualités

Le chef de la police anticorruption nigériane arrêté pour corruption présumée

Ibrahim Magu, ex-president de la Commission des crimes économiques et financiers, à Abuja, le 13 juillet 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Le président de l'agence nationale de lutte contre les crimes financiers (EFCC) du Nigeria, Ibrahim Magu, est emprisonné depuis une semaine. Suspendu de ses fonctions, il fait l’objet d’une enquête pour corruption.

Ibrahim Magu était considéré comme un cadre intransigeant. Il a été une figure clé de la campagne anticorruption menée par le président Muhammadu Buhari depuis son arrivée au pouvoir en 2015, un objectif majeur de sa campagne et l'une des promesses pour lesquelles il a été élu.

Le chef de la police anticorruption nigériane suspendu pour corruption présumée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:20 0:00


Durant les cinq dernières années qu’il a passées à la tête de l'agence anti-corruption, plusieurs hauts responsables politiques, dont plusieurs anciens gouverneurs des Etat puissants, des ministres ont été emprisonnés et d’autres sont encore devant la justice.

Hamza Lawal, le fondateur de l’ONG "Follow the money", explique que "les Nigérians veulent en savoir plus". "Pourquoi le président ne veut pas s’adresser aux Nigérians pour nous donner des informations? Quels sont les détails de cette enquête? Nous voulons savoir s’il est lui aussi impliqué dans un scandale financier et ce qu’il a fait", se demande-t-il.

"Il est lui aussi tombé dans un piège politique", tranche pour sa part Faith Nwadishi, directrice-exécutive du Centre de l’initiative pour la transparence​.

Le gouvernement nigérian n'a pas donné plus de détails sur les allégations contre Ibrahim Magu, suspendu de ses fonctions de chef de l'EFCC, par le président Buhari.

Selon des informations, le responsable de la lutte contre la corruption est soupçonné de s’être octroyé des biens saisis lors des perquisitions visant des biens mal acquis par des anciens hauts cadres et ministres d’Etat.

Le détournement serait évalué a plus de 100 millions de dollars US, selon des sources citant une pétition adressée au président Muhammadu Buhari

Certaines organisations de la société civile avaient exprimé des doutes sur la manière avec laquelle la commission de lutte contre des crimes économiques et financiers gérait les fonds récupérés des fonctionnaires d’Etat corrompus.

Pour Djibrin Ibrahim, du Centre pour la démocratie et le développement et professeur de sciences politiques, "ça fait cinq ans que cette question perdure".

L’EFCC est depuis dirigée par un officier de police ayant au moins le rang de commissaire ou commissaire de police assistant. Des appels commencent à se faire entendre pour un changement de personnalités à la tète de la puissante institution ou à revoir l’acte qui a donné naissance à son établissement.

L’incertitude règne toujours sur le sort de l'ancien directeur de l’agence anti-corruption du Nigeria. Le principal parti d’opposition (PDP) de l’ancien vice-président, Atiku Abubakar, qui accuse l’EFCC de chasse aux sorcières contre les opposants, souhaite qu'il soit traduit devant la justice.

Le chef de la police anticorruption nigériane suspendu pour corruption présumée

Le chef de la police anticorruption nigériane suspendu pour corruption présumée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:20 0:00

Les Nigérians se tournent vers l’agriculture à cause du coronavirus

Les Nigérians se tournent vers l’agriculture à cause du coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:20 0:00

Trente-cinq soldats nigérians tués

Trente-cinq soldats nigérians tués
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:59 0:00

Le Sénat nigérian adopte un projet de loi sur le harcèlement sexuel

Le Sénat nigérian adopte un projet de loi sur le harcèlement sexuel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:07 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG