Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Niger

Au moins un gendarme tué dans une attaque en cours de Boko Haram à Diffa

Des soldats dans le camps militaire de Bosso, dans la région du Niger, près des combats contre Boko Haram, le 17 juin 2016.

Une attaque du groupe jihadiste Boko Haram, débutée mardi soir, était toujours en cours mercredi à Diffa, grande ville du sud-est du Niger, avec une prise d'otages et un bilan provisoire d'un gendarme et deux jihadistes tués, selon un haut responsable local.

L'attaque se poursuivait vers 11 heures (10 heures GMT) où "les assaillants traqués par les forces de sécurité se sont retranchés au domicile d'un gendarme et ont pris en otage plusieurs personnes", a rapporté ce responsable de la région de Diffa, proche du nord-est du Nigeria, le berceau de Boko Haram.

"Aux environs de 21h35 (mardi), des éléments armés de Boko Haram ont réussi à infiltrer la ville (de Diffa) pour mener des attaques. Le bilan pour le moment est d'un sous-officier de la gendarmerie et deux assaillants tués", a-t-il déclaré.

Selon un élu local, les assaillants, soupçonnés d'être équipés de ceintures d'explosifs et dont le nombre n'est pas encore déterminé, "ont infiltré la ville en ciblant plusieurs endroits".

Les forces de l'ordre "continuent de tenter de les déloger", a témoigné un habitant de Diffa joint au téléphone par l'AFP.

Des "tirs" et des "fortes détonations" ont été entendus mardi soir à la gendarmerie, selon des habitants.

"Au niveau du groupement de la gendarmerie nationale de Diffa (on entend) des tirs et de très fortes explosions à l'instant même", avait rapporté dès le début de l'attaque un habitant sur sa page facebook.

De "fortes détonations et des échanges de tirs à la gendarmerie", a écrit un autre.

Boko Haram avait mené pour la première fois le 6 février 2015 des attaques d'envergure sur le sol nigérien. Deux villes, dont Diffa et Bosso, riveraine du bassin du lac Tchad (à cheval entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad), avaient été visées.

Dans le seul mois de mars 2019, 88 civils ont été tués par Boko Haram au Niger, dont les attaques ont contraint plus de 18.000 personnes à fuir leurs villages, selon les Nations Unies qui s'alarment de la "détérioration rapide de la situation sécuritaire" dans la zone de Diffa.

L'armée nigérienne multiplie les opérations aériennes et terrestres, mais ne parvient pas à contenir les assauts des jihadistes retranchés dans des zones marécageuses du lac Tchad et dans des localités nigérianes sous leur contrôle.

L'insurrection de Boko Haram (dont le nom signifie "l'école occidentale est un péché"), qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Retrouvez le dossier spécial de VOA Afrique "La face caché de Boko Haram".

Toutes les actualités

Un ex-rebelle toubou nommé gouverneur de Diffa

Un ex-rebelle toubou nommé gouverneur de Diffa
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Quatre soldats tués par l'explosion d'un engin dans le sud-est

Habitants du village de Tibiri près de Dosso au Niger, le 28 mai 2012.

Quatre militaires nigériens ont été tués en roulant avec leur véhicule sur un engin explosif près de Bosso, une ville du sud-est du Niger, cible régulière des raids du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, ont indiqué mardi à l'AFP des sources sécuritaires.

"Quatre de nos soldats sont effectivement morts quand leur véhicule a sauté sur un engin explosif entre les localités de Toummour et Bosso", dans la région de Diffa, proche du Nigeria, a précisé à l'AFP une source sécuritaire locale.

Les quatre soldats tués appartenaient à la Force multinationale mixte (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) qui opère depuis 2015 dans le bassin du Lac Tchad contre Boko Haram.

"L'incident est survenu samedi dernier mais il n'a été divulgué que ce mardi en raison de la fête de l'Aïd el-Kébir célébrée dimanche et lundi au Niger", a expliqué cette source.

La région de Diffa est depuis 2015 le théâtre d'attaques de Boko Haram, dont des combattants se sont également retranchés dans le lit du lac Tchad.

Le 2 août, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a regretté qu'"en dépit des opérations" militaires, "Boko Haram malheureusement fasse preuve d'une résilience" que "nos forces doivent briser coûte que coûte".

La semaine passée lors d'une réunion à Niamey, des responsables militaires des quatre pays riverains du Lac Tchad et de leurs alliés occidentaux ont décidé de mieux coordonner les renseignements pour lutter plus efficacement contre Boko Haram.

Avec AFP

Les pays du Lac Tchad appelés à mieux coordonner leurs renseignements contre Boko Haram

Les pays du Lac Tchad appelés à mieux coordonner leurs renseignements contre Boko Haram
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

Les pays du Lac Tchad appelés à mieux coordonner leurs renseignements contre Boko Haram

Des soldats camerounais patrouillent le lac Tchad dans les environs de Darak, près de la frontière nigériane, le 1er mars 2013.

Lors d'une réunion à Niamey, la contre-amiral américaine Heidi Berg indique que le Niger, le Cameroun et le Tchad "ont élargi" leur "capacité de collecte d'informations" grâce à des aéronefs Cessna 208 offerts par les Etats-Unis.

Les pays riverains du Lac Tchad (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) et leurs alliés occidentaux doivent mieux coordonner les renseignements pour lutter plus efficacement contre les jihadistes de Boko Haram, ont affirmé des responsables militaires lors d'une rencontre à Niamey mardi et mercredi.

"L'accent est mis sur l'intégration qui met en évidence le rôle crucial que le renseignement joue dans la définition de l'action militaire", a expliqué la contre-amiral américaine Heidi Berg, à l'ouverture de cette rencontre regroupant des responsables des services de renseignement de la Force multinationale (Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad, Bénin), des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de France.

"Ensemble, nous pourrions mieux faire progresser notre compréhension des menaces, renforcer notre capacité à partager des ressources et notre expertise, et organiser et concentrer nos forces dans un but commun", a ajouté Heidi Berg dont une copie du discours a été transmis mercredi à l'AFP par l'ambassade américaine.

Selon elle, le Niger, le Cameroun et le Tchad "ont élargi" leur "capacité de collecte d'informations" grâce à des aéronefs Cessna 208 offerts par son pays, "bien que chacun ait adopté une approche différente" sur leur utilisation.

Les pays concernés doivent "exploiter cette plateforme de collecte et d'autres plateformes de collecte (...) contre des ennemis régionaux" que sont "les groupes extrémistes violents de la région du Lac Tchad, en particulier l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest et Boko Haram", a-t-elle relevé.

"On est venu pour échanger nos informations. Les avions Cessna américains nous ont beaucoup permis ces dernier temps de filmer, de traiter certaines positions de l'ennemi", a assuré à la télévision nigérienne un expert tchadien présent à la rencontre.

La Force mixte multinationale opère depuis 2015 dans le bassin du Lac Tchad contre Boko Haram.

Vendredi dernier, le président du Niger, Mahamadou Issoufou a regretté qu'"en dépit des opérations" militaires, "Boko Haram malheureusement fasse preuve d'une résilience" que "nos forces doivent briser coûte que coûte".

Hama Hamadou sera-t-il candidat à la présidentielle ?

Hama Hamadou sera-t-il candidat à la présidentielle ?
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:47 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG