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Niger

Les universités paralysées par un mois de grève des enseignants

Des étudiants nigériens sont rassemblés devant l'Assemblée nationale pour protester contre les conditions de vie à Niamey, le 17 mars 2015.

Les universités publiques du Niger sont paralysées depuis un mois par des séries de grèves des enseignants qui réclament une amélioration de leurs conditions de vie et de travail, a-t-on appris mardi auprès de leur syndicat qui a déposé dans un nouveau préavis de grève.

"N'ayant pas obtenu la satisfaction de ses justes et légitimes revendications (...) le bureau du Snecs (Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur) lance un mot d'ordre de grève de 120 heures, du lundi 11 mars au vendredi 15 mars 2019", indique le syndicat.

Depuis le 11 février, les quelque 505 enseignants-chercheurs observent régulièrement des arrêts de travail pour exiger notamment la prise en charge de l'assurances-maladie, le versement des frais d'encadrement, de perfectionnement et de soutenance et des élections pour choisir les recteurs.

Dans ce prévis, le Snecs "exige le retrait pure et simple d'un projet de loi", qui instituera la nomination des recteurs par décret..

Le syndicat demande "à ses militants à surseoir à tout rattrapage des cours" qui n'ont pu être dispensés durant les grèves pour protester contre "les retenues" opérées sur leur salaire pour les jours d'arrêt de travail.

"Nous souffrons d'un bras de fer qui prend l'enseignement supérieur en otage. Nous les interpellons pour qu'ils créent les conditions de la reprise des activités académiques", a déclaré à une télévision privée, Arifa Hassane, le dirigeant de l'Union des étudiants à l'université de Niamey (Uenun).

En 2018, le Snecs avait déclenché un arrêt de travail d'un mois pour les mêmes raisons. Il avait été suspendu après une médiation de la Commission nationale des droits humains (CNDH, publique) mais qui n'a pas réussi à juguler la crise.

Le Niger compte huit universités publiques, dont sept régionales et celle de Niamey, qui est la plus importante avec 23.000 étudiants.

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Le maintien en détention d'un activiste dénoncé par des ONG

Une image réalisée à partir d'un drone montre des bâtiments endommagés à Raqqa, en Syrie, le 19 octobre 2017.

Le maintien en détention depuis 13 mois du militant nigérien Sadat Illiya Dan Malam est une "nouvelle injustice", dénoncent plusieurs ONG de défense des droits, dont Amnesty International.

"Sadat Illiya Dan Malam fait l'objet d'une détention arbitraire depuis 13 mois. Son maintien en détention est une nouvelle illustration du harcèlement judiciaire à son encontre et d'une volonté de faire taire les voix critiques", a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, dans un communiqué diffusé mercredi soir.

Le militant avait été arrêté en avril 2018 lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité prévues dans la loi de finances.

Le 20 mai dernier, le juge d'instruction de Zinder (au nord du pays) a décidé d'abandonner les charges de "participation à un mouvement insurrectionnel" et "conspiration contre la sécurité de l'État" pour les requalifier en "injure contre les membres du parti politique PNDS Tarayya" (le parti au pouvoir au Niger), ce qui aurait dû entraîner sa libération, selon les ONG.

"Le même jour, le procureur du tribunal de grande instance de Zinder a interjeté appel, ce qui a provoqué son maintien en détention", a expliqué à l'AFP son avocat, Me Boudal Effred Mouloul.

"Le maintien en détention de Sadat renforce l'idée d'une instrumentalisation de la justice à l'encontre des militants de la société civile", estime Laurent Duarte, coordinateur international du mouvement Tournons la page, une coalition d'association qui lutte pour la démocratie en Afrique.

Amnesty International, Tournons la Page, le Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB) et Alternatives Espaces Citoyens au Niger indiquent qu'elles continueront à faire campagne "sans relâche pour la libération immédiate et inconditionnelle de Sadat".

Au Niger, les manifestations contre la loi de finance 2018 ont entraîné l'arrestation de 26 activistes en un mois, dont certains sont toujours emprisonnés, selon Amnesty International.

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