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Bilan de l'année 2018 au Niger


Des manifestants marchent dans les rue de Niamey pour protester contre la loi de finance, le 31 décembre 2017.

En cette fin d'année 2018, nous vous proposons de revenir sur les faits saillants qui ont marque l'actualité au Niger sur les plans politique, social et sécuritaire.

Procès sur la tentative de coup d'Etat

Le procès des militaires accusés de tentative de coup d'Etat en décembre 2015 aura été un des faits majeurs qui a marque l'année 2018 au Niger.

À l'issue de trois jours d'audiences, le tribunal militaire rend le 27 janvier son verdict : quinze ans de prison ferme pour le cerveau du push manque constitue du général Salou Souleymane, du capitaine Issa Amadou Kontche et du lieutenant Ousmane Awal Hamabaly.

''Personne ne sait ce que demain fera, Dieu est grand'', déclara ce dernier avant de monter à bord du véhicule pénitentiaire. Le 19 décembre 2018, la Cour de cassation a confirmé cette décision du tribunal militaire.

Contestations contre les mesures fiscales

Sur le plan social, ce sont les contestations des mesures fiscales jugées antisociales contenues dans la loi des finances 2018, par les organisations de la société civile, qui ont dominé l'actualité.

Le 25 mars, alors qu'ils s'apprêtaient à braver une nième interdiction de leurs manifestations, les principaux acteurs de la société civile sont arrêtés. Avec eux une vingtaine d'autres manifestants. Ils passent plus de quatre mois de prison avant de passer devant un juge qui les condamna à trois mois de prison avec sursis.

"Nous n'allons pas nous arrêter à ce niveau. Nous n'allons ni faiblir ni renoncer'', déclarait Ali Idrissa, un des responsables de la société de civile a sa sortie de prison. Le procès en appel de cette condamnation est encore attendu.

Controverse du code électoral

Sur le plan politique, c'est essentiellement la controverse autour du code électoral et la Céni en vue des élections générales de 2021 qui a retenu l'attention. Reste longtemps intransigeant le pouvoir fini par accepter de dialoguer avec l'opposition.

Un comité de révision du code électoral est mis en place. Après quelques semaines de travail, il vole en éclats. Les débats sont notamment achoppé autour de l'article 8 du code électoral qui en l'état exclu le chef de file de l'opposition Hama Amadou de la course à la présidentielle.

"Les représentants du pouvoir nous disent que l'on ne pas faire une loi pour un seul individu, nous avons répondu oui, mais que l'on ne peut pas non plus faire une loi contre un seul individu", a déclaré Soumana Sanda, vice-président du parti de Hama Amadou.

Pour Bazoum Mohamed, président du parti au pouvoir, cet article a de tout temps existé dans les différents codes électoraux du Niger depuis 1992.

"C'est ce que l'opposition veut que nous changions". Le président Issoufou Mahamdou a récemment appelé a une reprise du dialogue entre majorité et opposition.

Boko Haram

Sur le plan sécuritaire, à l'Est du pays où sévit la secte Boko Haram, c'est le triple attentat kamikaze du 5 juin à Diffa et le récent enlèvement de 15 jeunes filles à Toumour qui ont constitues les événements majeurs de cette année qui s'achève.

Ces quinze jeunes viennent s'ajouter aux 39 femmes et les enfants enlevées à Ngalewa depuis juillet 2017 et dont on est sans nouvelles. Il y a eu également une tentative d'évasion de sept éléments repentis de Boko Haram du centre de radicalisation dans lequel ils sont internes.

À l'Ouest du pays, sur la frontière avec le Mali et le Burkina Faso, la situation s'est totalement dégradée.

Meurtres, assassinats, vols de bétails, enlèvements de citoyens, prêches forces et prélèvements d'impôts par des groupes jihadistes auprés de populations décrivait un député de la région qui a interpelle le ministre de l'Intérieur devant le parlement. Le ministre a rassuré que des mesures sont prises pour gérer la situation.

Quelques jours après trois gendarmes sont tues par des motos venus à bord de motos au niveau du poste frontalier de Makalondi prés du Burkina Faso. Aussi, l'on a aucune nouvelle du prêtre italien enlevé au niveau de la même frontière nigéro-burkinabé en septembre 2018.

Epidémie de choléra et grève des enseignants

Une épidémie de choléra a été déclarée à Maradi en août. Elle a fait une vingtaine de morts. Toujours à Maradi une humanitaire travaillant pour MSF Suisse a été expulse du pays pour avoir gonfler des chiffres sur la prévalence de la malnutrition.

Le début de l'année scolaire a été fortement perturbé par une grève illimitée des enseignants de l'université après une altercation entre un enseignant et un groupe d'étudiants. Le gouvernement a temporairement ferme le campus universitaire.

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