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Le mouvement Lucha exige la libération d'un militant arrêté au Kasaï


Un groupe de jeunes à Kananga, Kasaï occidental, 4 août 2007.

Le mouvement congolais de jeunes indignés Lutte pour le changement (Lucha) a réclamé vendredi la libération d'un de ses militants arrêté dans la région troublée du Kasai, dans le centre de la République démocratique du Congo.

Lucha "condamne l'enlèvement du militant Nicolas Mbiya ce matin à Mbuji-Mayi (Kasaï oriental) par l'Agence nationale de renseignements (ANR) et exige sa libération immédiate et sans condition", indique un communiqué.

M. Mbiya, âgé d'un vingtaine d'années, "est actuellement détenu au cachot de l'ANR à Mbuji-Mayi. Aucun motif ne lui a été signifié", note le texte, ajoutant que c'est la troisième fois en l'espace de huit mois que ce militant est "arbitrairement arrêté".

Lucha exige par ailleurs "la fin du harcèlement des services de renseignements et des autorités en général contre ses militants à travers le pays".

Selon le mouvement qui se définit comme "non-partisan et non-violent", ces actes se sont multipliés au Kasaï suite aux "appels à la fin des violences" dans cette région et à la demande de "justice contre leurs auteurs et commanditaires" militaires et civils.

Depuis neuf mois, le Kasaï est secoué par des troubles ayant causé la mort de plus de 3.000 personnes, d'après des chiffres rassemblés par l'Église catholique et le déplacement d'environ 1,3 million personnes, selon l'ONU.

Ces violences qui impliquent des miliciens, des soldats et des policiers, ont débuté en septembre 2016, un mois après la mort du chef traditionnel Kamwina Nsapu, qui a ouvertement remis en cause l'autorité du gouvernement du président Joseph Kabila. Kamwina Nsapu a été tué lors d'une opération militaire.

Deux experts onusiens missionnés par le secrétaire général de l'ONU pour enquêter sur ces violences ont été assassinés au Kasaï central en mars. Le procès de leurs assassins présumés est en cours à Kananga, capitale de cette province.

Les violences du Kasaï, où l'ONU a recensé au moins 80 fosses communes, se déroulent dans un contexte de crise politique en RDC alimentée par le maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà du terme de son mandat qui a expiré le 20 décembre.

Avec AFP

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