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Niger

Le gouvernement nigérien allège le couvre-feu à Niamey

Le président Issoufou Mahamadou mardi lors de son passage télévisé, à Niamey, le 18 mars 2020. (Présidence Niger)

Le gouvernement du Niger a annoncé mercredi soir un "assouplissement" des heures du couvre-feu à Niamey, secouée depuis une semaine par des émeutes contre cette mesure et l'interdiction des prières collectives, décrétées pour lutter contre la propagation du coronavirus. 

"En plus des mesures (de prévention) existantes, le conseil des ministres a pris les mesures complémentaires ci-après : le renforcement des mesures de contrôle en ce qui concerne l'isolement de la ville de Niamey, l'assouplissement des horaires du couvre-feu à Niamey qui sont désormais fixées de 21h00 à 05h00 du matin (20h00 et 04H00 GMT)", a annoncé le gouvernement dans un communiqué lu à la radio d'Etat.

Le couvre-feu était en vigueur depuis deux semaines de 19h00 à 06H00. Le communiqué du conseil des ministres ne précise cependant pas si les prières collectives seront de nouveau autorisées dans les mosquées, à quelques jours du début de ramadan, dans ce pays pauvre profondément musulman.

L'interdiction des prières collectives figure parmi les causes des émeutes qui ont débuté en mars dans deux la localités du centre et de l'ouest du pays, avant de s'étendre à Niamey.

Les forces de l'ordre ont interpellé près de 300 émeutiers présumés entre le 17 et le 21 avril, dont dix ont été écroués dans une prison de haute sécurité, selon la police.

Bien que le Niger soit relativement peu touché par l'épidémie de coronavirus, avec 657 cas dont 20 décès selon un bilan officiel mardi, les autorités avaient pris dès le début il y a un mois des mesures drastiques pour stopper sa propagation : fermeture des frontières, état d'urgence, couvre-feu, fermeture des lieux de culte et des écoles, isolement de Niamey du reste du pays.

Outre la pandémie de coronavirus, le Niger fait face depuis plusieurs années à une spirale de violences de groupes jihadistes, qui frappe toute la région sahélienne.

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Saisie de 17 tonnes de cannabis à Niamey

Une photo prise le 25 février 2021 montre de la résine de cannabis saisie à des revendeurs locaux lors d'une visite du ministre français de l'Intérieur à Marseille, dans le sud de la France.

Dix-sept tonnes de résine cannabis d'une valeur marchande de 20 milliards de FCFA (plus de 30,4 millions d'euros) en provenance du Liban, via le port togolais de Lomé, ont été interceptées par les autorités nigériennes, une saisie record dans ce pays.

"C'est une très grosse quantité de 17 tonnes évaluée à près de 20 milliards de FCFA qui a été saisie dans un entrepôt de Niamey", a expliqué Alkache Alhada, ministre nigérien de l'Intérieur au cours d'une cérémonie de présentation de la drogue saisie à la presse.

C'est la première fois qu'autant de drogue, en provenance du Liban, est saisie au Niger, a-t-il commenté, précisant que treize personnes, onze Nigériens et deux Algériens, avaient été arrêtées et écrouées.

La drogue, soigneusement conditionnée dans des emballages étanches, a été saisie le 2 mars dans un quartier de la périphérie de Niamey. Chacun des milliers de petits paquets contenant la drogue portait le nom d'un destinataire précis.

Cette cargaison avait quitté le Liban et a transité par le port de Lomé grâce à une société indienne, avant d'être acheminée à Niamey dissimulée dans un camion-citerne immatriculé au Bénin et censé contenir des hydrocarbures, selon la police nigérienne.

La drogue était destinée à la Libye et devait passer par Agadez, la grande ville du nord du Niger, a-t-elle souligné.

Au Niger, les saisies record de stupéfiants et de médicaments contrefaits se sont enchaînées depuis 2017.

En juin 2018, trois tonnes de résine de cannabis, estimées à trois milliards de FCFA (4,5 millions d'euros) en provenance du Maghreb, ont été interceptées à Niamey. La drogue était dissimulée dans des caisses de fruits et légumes.

Une partie de la drogue est écoulée localement, mais l'essentiel est généralement camouflé dans des sacs d'aliments pour bétail, puis réexporté vers les marchés des pays de la région, selon les autorités.

En mai 2018, la police nigérienne avait également saisi plus de 29 tonnes de faux médicaments.

Le mariage des enfants se poursuit au Sahel

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Une dizaine de chefs d'accusation contre Hama Amadou

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L'opposant Amadou Hama emprisonné à Niamey après sa garde à vue

Un homme se tient devant une affiche de campagne du candidat présidentiel Hama Amadou à Niamey le 27 février 2016.

L'opposant Amadou Hama été emprisonné lundi à Niamey après trois jours de garde à vue pour son rôle présumé dans les troubles ayant suivi la proclamation des résultats de la présidentielle au Niger, ont annoncé à l'AFP les services du procureur.

Amadou Hama "a été placé sous mandat de dépôt à (la prison de) Filingué" à Niamey sous "beaucoup de chefs d'accusation", dont "sa complicité" dans des manifestations et destructions de biens, selon ces services.

M. Hama, ancien Premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale, est également accusé "de propagande régionaliste" et "de propos de nature à dresser les gens les uns contre les autres".

"D'autres personnes" détenues en lien avec les troubles ayant suivi la proclamation des résultats provisoires du second tour la présidentielle du 21 février "ont également été placées sous madat de dépôt", selon les services du procureur, qui n'ont pas cité leurs noms.

M. Hama s'était présenté de lui-même vendredi à la police de Niamey où il a passé trois jours en garde à vue avant d'être emprisonné sur décison du doyen des juges d'instruction chargé de son dossier.

Le ministre de l'Intérieur, Alkache Alhada, l'avait accusé la veille "d'être le principal auteur" des troubles ayant éclaté à Niamey après l'annonce le 23 février par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de l'élection de Mohamed Bazoum au second tour de la présidentielle.

Ces troubles ont fait deux morts, entraîné des pillages de commerces, des destructions d'infrastructures et de biens privés, et ont conduit à l'interpellation de 468 personnes, selon le ministre de l'Intérieur.

La victoire de M. Bazoum, dauphin du président sortant Mahamadou Issoufou, avec 55,7% des voix, est contestée par l'opposant et ancien chef d'Etat Mahamane Ousmane. Celui-ci s'est proclamé vainqueur, revendiquant 50,3% des voix.

Lundi, la coalition de l'opposition Cap 20/21 et ses alliés ont annoncé leur détermination à "défendre" la "victoire" de l'opposant Mahamane Ousmane "par tous les moyens de droit".

La coalition "exige" la "libération sans condition" des personnes interpellées, dont Amadou Hama.

Considéré comme un sérieux challenger à la présidentielle, Amadou Hama n'a pas pu se présenter à l'élection en raison de sa condamnation à un an de prison pour une affaire de trafic de bébés, affaire qu'il a qualifiée de "complot" pour l'écarter du scrutin.

Il avait apporté son soutien à Mahamane Ousmane.

Parmi les personnes arrêtées figure également l'ancien chef d'état-major des armées Moumouni Boureima, proche de Amadou Hama, accusé d'être l'un des "meneurs" des troubles à Niamey.

Selon la presse locale, Djibrilla Baré Maïnassara, candidat au premier tour qui a soutenu M. Ousmane et frère de l'ex-président Ibrahim Baré Maïnassara, assassiné lors d'un coup d'Etat en 1999, fait aussi partie des personnes détenues.

Le weekend a été calme à Niamey

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