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Libéré par le coronavirus, Hama Amadou échappera-t-il au juge électoral du Niger?

Affiche de campagne d'Hama Amadou, le 27 février 2016 à Niamey, au Niger. (Photo: AFP/Issouf Sanogo)

Libéré de prison à la faveur d’une grâce présidentielle, le leader de l'opposition du Niger parviendra-t-il à faire valider sa candidature au scrutin de décembre?

L’ancien président de l’assemblée nationale du Niger et ancien Premier ministre Hama Amadou est sorti de prison après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle.

La mesure de libération concerne 1540 détenus ayant plus de 60 ans et dont le reste de peine à purger n’atteint pas neuf mois.

Le septuagénaire purgeait une peine d’un an à laquelle il avait été condamné pour complicité de trafic international de bébés.

Hama Amadou sort de prison et sensibilise sur le coronavirus
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Aussitôt sorti il s’est engagé dans la sensibilisation sur la pandémie. "Je demande à mes chers compatriotes nigériens de respecter les consignes pour que nous continuons à vivre", a-t-il déclaré dans un point de presse à son domicile.

"Beaucoup de personnes ont des doutes sur la réalité de cette maladie. Ce n’est pas une blague ou un moyen politique pour endormir les populations", a-t-il poursuivi, avant d’insister sur la nécessité pour "tous les Nigériens de ne pas s’entêter pour semer la désolation dans les familles de nos amis et connaissances".

Depuis cette première apparition publique, il s’est mis en confinement dans son domicile du quartier Yantala à Niamey.

Allié de l'actuel président Issoufou Mahamadou au début du premier mandat de ce dernier, il s’est exilé en 2013 au début d’une affaire de trafic international de bébés dans laquelle il avait été impliqué avec son épouse.

Rentré au Niger pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2016, il est arrêté.

Sans pouvoir battre campagne puisque emprisonné, il avait mis en ballotage le président sortant. A quels jours du second tour, il a à nouveau quitté le pays, officiellement pour des raisons sanitaires. C’est en novembre 2019 qu’il revient. De nouveau arrêté, il est incarcéré pour purger le reste de sa peine. Malgré son statut de condamné, son parti politique l’a investi comme candidat à la présidentielle de décembre prochain.

Son prochain défi? Faire passer sa candidature auprès du juge électoral.

L’actuel code des élections du Niger exclut toute personne condamnée a un an d’emprisonnement des listes d’électeurs et d’éligibles.

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Plus de 12 millions d'enfants non scolarisés dans le Sahel en 2019-2020

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Les donateurs promettent 1,7 milliard de dollars pour accroitre l'aide humanitaire au Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les pays donateurs ont promis mardi , donner plus de 1,7 milliard de dollars au Sahel central, pour accroître l'aide humanitaire dans la région et éviter qu'elle ne plonge "dans l’une des plus grandes crises humanitaires au monde", a indiqué l'ONU.

Le montant de ces sommes promises par 24 gouvernements et donateurs institutionnels et destiné aux population du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a été annoncé à l'issue d'une réunion par visioconférence des donateurs organisée conjointement par l'ONU, le Danemark, l'Allemagne et l'Union européenne.

"Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021 en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre", selon un communiqué commun aux organisations et pays qui ont mis cette conférence sur pied pour attirer l'attention sur la situation dans cette région.

"La région du Sahel central arrive à un point de rupture", a mis en garde le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres lors de son intervention.

"Nous devons renverser cette spirale destructrice en donnant un nouvel élan à la paix et à la réconciliation", a-t-il souligné.

Un voeux pieux pour l'heure dans une région triplement touchée par les violences armées entre groupes jihadistes et forces gouvernementales appuyées par des forces internationales, le changement climatique qui bouleverse des écosystèmes et des modes de vie fragile par nature et aussi la pandémie de Covid-19.

"Plus de 1,5 million d’habitants de la région du Sahel central ont été contraints de quitter leur foyer à cause de la violence, soit un chiffre multiplié par vingt en deux ans. La violence basée sur le genre a grimpé en flèche, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés et les services de santé et services sociaux de base font défaut. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë est trois fois plus important aujourd’hui qu’il y a un an", souligne le communiqué .

Treize millions de personnes, dont sept millions d'enfants, dépendent de l'aide humanitaire.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangère, a estimé que "tous les indicateurs sont dans le rouge foncé" et exhorté à ce que "les parties au conflit respectent leurs obligations en vertu du droit international et protègent le personnel humanitaire".

Rasmus Prehn, le ministre danois de la Coopération au développement et co-organisateur a demandé à l'ensemble des pays de "beaucoup plus nous concentrer sur des solutions à long terme aux défis qui sont à l’origine de la crise".

A l'instar de nombreux autre intervenants, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a insisté sur le tribut très lourd que payent les femmes et les filles, mais a aussi souligné qu'"investir dans les femmes et les filles est la meilleure chose que nous puissions faire pour aller de l’avant".

Vingt-deux pays ont promis plus de fonds dont 14 pays de l'UE, ainsi que le Japon, le Canada ou encore la Corée du sud, en plus de l'Union européenne et d'un fonds largement financé par le Royaume-Uni, le Education Cannot Wait Fund.

La Suisse a promis 464,1 millions de dollars, les Etats-Unis 274,8 millions, le Danemark 183 millions, l'UE 122 millions et l'Allemagne 118,2 millions.

Le Mali pourrait-être un exemple pour la paix au Sahel?

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Les autorités algériennes ont expulsé des milliers de migrants vers le Niger, accuse Human Rights Watch

Les migrants expulsés d'Algérie se plaignent des conditions dans le camp de transit à Agadez, au Niger, le 9 décembre 2016. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Plusieurs milliers de migrants et demandeurs d'asile ont été expulsés à bord de camions ou de bus bondés vers le Niger par les autorités algériennes depuis le début de l'année, a dénoncé vendredi l'ONG Human rights watch (HRW).

Depuis le début de l'année, ce sont "plus de 16.000 personnes" d'au moins vingt nationalités différentes qui ont été expulsées. Un peu plus de la moitié étaient des Nigériens.

"L'Algérie a certes le droit de protéger ses frontières mais pas de placer en détention arbitraire et d'expulser collectivement des migrants, dont des enfants et des demandeurs d'asile, en l'absence de procédure régulière", a protesté Lauren Seibert de HRW, citée dans un communiqué reçu à Beyrouth.

L'ONG fait état de rafles dans au moins neuf villes d'Algérie ces dernières semaines, au cours desquelles "la police a appréhendé des migrants dans les rues, chez eux et sur leurs lieux de travail".

Elle dénonce également le non-respect des procédures d'expulsion, les mauvais traitements et les conditions de détention.

"Les autorités algériennes ont regroupé la plupart des Nigériens à bord de camions ou de bus bondés, avant de les remettre à l'armée nigérienne, dans le cadre de convois de rapatriement +officiels+", détaille HRW.

"Des convois transportant des passagers de diverses nationalités ont été abandonnés en plein désert, près de la frontière" nigérienne, selon la même source.

Selon des organisations humanitaires présentes au Niger, plus de 3.400 migrants, parmi lesquels des enfants, ont été forcés de quitter l'Algérie depuis début septembre. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus.

"Avant d'expulser quiconque, les autorités devraient vérifier individuellement le statut des personnes en vertu des lois relatives à l'immigration ou à l'asile et veiller à ce que chaque demande soit examinée individuellement par les tribunaux", a exhorté Lauren Seibert.

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