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Le chef de la CIA en visite en Turquie


Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, à gauche, prête serment aux-côtés de sa femme de Pompeo Susan, centre, devant le vice-président Mike Pence, à droite, à la Maison Blanche à Washington. 23 janvier 2017.

Le chef de la CIA, Mike Pompeo s'est rendu en Turquie moins de 48 heures après un entretien téléphonique entre les présidents turc et américain qui ont convenu de coopérer en Syrie, ont rapporté les médias locaux.

"M. Pompeo a été accueilli à l'aéroport Esenboga (d'Ankara) par des représentants de l'ambassade américaine", a affirmé l'agence progouvernementale Anadolu.

Au cours de cette visite, il devait rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdogan et le chef des services de renseignement turcs Hakan Fidan, a indiqué le quotidien Hürriyet jeudi.

M. Pompeo doit notamment évoquer avec les dirigeants turcs la question des milices kurdes en Syrie, soutenues par Washington au grand dam d'Ankara qui les considère comme des groupes "terroristes" liés au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), selon une source à la présidence turque.

M. Erdogan a appelé Washington à ne plus soutenir ces milices lors de son entretien téléphonique mardi soir avec son homologue américain Donald Trump.

M. Pompeo et ses interlocuteurs turcs discuteront également du cas du prédicateur turc Fethullah Gülen installé aux Etats-Unis et à qui Ankara impute le putsch avorté de juillet contre le président Erdogan.

La Turquie a réclamé à de nombreuses reprises l'extradition de M. Gülen mais s'est toujours heurtée au refus de Washington qui a fait valoir que toute décision en ce sens était du ressort de la justice.

Les divergences turco-américaines sur ce dossier et celui des milices kurdes syriennes ont été une source permanente de tension entre Ankara et Washington sous l'administration de Barack Obama.

Le principe de la visite de M. Pompeo a été arrêté lors de l'entretien téléphonique entre MM. Erdogan et Trump, le premier entre les deux hommes depuis l'investiture du nouveau président américain.

Lors de cet entretien, Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump se sont par ailleurs "mis d'accord pour agir ensemble à Raqa et Al-Bab", selon une source à la présidence turque.

Mercredi, le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a ajouté qu'un "plan concret" pour chasser l'EI de Raqa était en cours de discussion avec Washington.

La Turquie a engagé fin août une offensive dans le nord de la Syrie pour en chasser l'EI ainsi que les milices kurdes. Mais l'armée turque, qui agit en soutien à des groupes rebelles syriens, s'enlise à Al-Bab où elle a essuyé des pertes importantes ces dernières semaines.

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