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Onze jours pour savoir si le Bayern est "patron" ou "bidon"


Le bavarois Robert Lewandowski célébrant un but en Bundesliga lors d'un match contre le Weder Brem à l'Allianz Arena le 12 mars 2012

"Les deux prochaines semaines seront terriblement importantes pour nous". Mats Hummels, le défenseur de Munich, connaît l'enjeu: avec deux matches contre Leipzig, un contre Glasgow et un à Dortmund, l'équipe de Jupp Heynckes va mettre à l'épreuve sa crédibilité en onze jours décisifs.

Un déplacement à Leipzig ce mercredi soir en 16e de finale de coupe. Une défaite mettrait un terme au rêve de triplé, et enverrait un message à la planète football sur l'actuelle vulnérabilité du "Rekordmeister".

La réception du même Leipzig samedi en championnat, suivi d'un déplacement à haut risque une semaine plus tard à Dortmund. Pour l'heure, le Bayern et Dortmund comptent 20 points, et Leipzig 19. Mais la hiérarchie sortira forcément chamboulée de ces sommets.

. Un match de Ligue des champions à Glasgow le 31 octobre. L'adversaire est a priori plus tendre, mais toute défaite sera interdite si le Bayern veut jouer sa "finale" de groupe contre le PSG le 5 décembre.

"Test majeur"

Le marathon débute donc par une double confrontation contre le club de Red Bull, qui ambitionne à terme de devenir le rival numéro un des Munichois.

"C'est un test majeur et un moyen pour les deux équipes de connaître leur valeur véritable", note le magazine du football Kicker.

"C'est particulièrement vrai pour Jupp Heynckes", qui a repris le flambeau après le limogeage de Carlo Ancelotti fin septembre, poursuit Kicker. "Les victoires contre Fribourg (5-0), le Celtic Glasgow (3-0) et Hambourg (1-0) étaient excellentes pour le moral et l'ambiance au sein du club. Mais maintenant, contre Leipzig, Dortmund et Paris (le 5 décembre ndlr), il s'agit de montrer si cet effectif de stars a commencé à combler en peu de temps les déficits apparus sous Carlo Ancelotti", résume le magazine.

"Lourd, imprécis, sans rythme"

L'entraîneur va aborder cette période cruciale sans son attaquant fétiche Thomas Müller (déchirure musculaire). "Nous n'avions pas besoin de ça en ce moment", admet l'ailier du Bayern Arjen Robben, "Thomas est actuellement notre capitaine (en l'absence du gardien de but Neuer, ndlr) et c'est un joueur très important".

Manuel Neuer (fracture du pied) et Franck Ribéry (ligaments croisés) sont absents jusqu'en janvier au moins.

Le perfectionniste Heynckes, qui n'est pas sorti de sa retraite à 72 pour gérer les affaires courantes, mais bien pour gagner des titres, n'est pour l'instant pas satisfait de ce qu'il a vu, malgré les victoires.

Contre Hambourg samedi, le coach du triplé historique de 2013 (Coupe-Championnat-Ligue des champions) a trouvé son équipe "lourde, imprécise, sans rythme ni harmonie !".

"Feu d'artifice"

"Les Bavarois sont bien sûr plus forts qu'il y a trois semaines" affirme en revanche le directeur sportif de Leipzig Ralf Rangnick, "ils ont retrouvé un collectif et physiquement, ils donnent une tout autre impression".

La saison dernière, pour l'avant-dernière journée du championnat, le RB menait 4-2 à domicile à la 84e minute, avant d'encaisser trois buts. Victoire 5-4 du Bayern. Le match était sans enjeu mais le patron avait fait respecter la hiérarchie.

"Pour gagner 5-4 en coupe, je signe tout de suite", a dit cette fois l'ailier Arjen Robben, "mais je ne crois pas que ce sera le même genre de match. Ca va être un match dur, très intense. Nous savons ce qui nous attend".

"Nous voulons de nouveau offrir un feu d'artifice", a d'ailleurs prévenu Marcel Sabitzer, le milieu du RB, "nous allons jouer à fond, nous voulons nous qualifier et montrer le meilleur de nous-mêmes".

Le dernier mot est revenu à son entraîneur Ralph Hasenhüttl, qui porte le projet de Leipzig avec Rangnick: "Le Bayern est une équipe de classe, nous, nous sommes sur le chemin", a-t-il dit, avec la conviction que la suprématie des Munichois ne sera pas éternelle.

Avec AFP

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