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Jupp Heynckes sorti de sa retraite pour prendre les commandes du Bayern


L’entraîneur du Bayern, Jupp Heynckes, tenant le trophée d’entraîneur de l'année lors de la remise du Ballon d'Or FIFA 2013 à Zurich, le 13 janvier 2014.

Il ne "voulait plus" entraîner mais la situation l'exigeait: Jupp Heynckes, officialisé lundi sur le banc du Bayern Munich qu'il connaît parfaitement, aura pour mission de sortir le club d'une période de turbulences.

Sa mission, prévue pour durer jusqu'en juin, sera de redresser le géant bavarois au début de saison très poussif, notamment après la gifle reçue (3-0) face au Paris SG en Ligue des champions. Cette défaite a conduit au limogeage de l'entraineur, Carlo Ancelotti.

Avec l'intérimaire Heynckes, le club se donne ainsi le temps de trouver en toute sérénité un remplaçant pour la saison prochaine.

"Je n'ai pas d'ambition personnelle, ne serait-ce qu'en raison de mon âge, mais aussi avec tout mon palmarès", a prévenu le technicien de 72 ans, à la retraite depuis 2013, année où il avait conduit le Bayern à son seul triplé Championnat-Coupe-Ligue des Champions.

"Certains sont déjà vieux à 45 ans, d'autres encore jeunes à 70. Je fais partie de ces derniers", a-t-il aussi dit pour expliquer ce retour inattendu.

Légende

Pour la direction bavaroise, Heynckes apparait comme le profil parfait pour terminer la saison.

"Jupp est l'entraîneur idéal pour la situation: il connaît le club par coeur (...). Il saura ce qu'il faut faire pour remettre le club sur de bons rails", a insisté le président du directoire, Karl-Heinz Rummenigge.

Ce sera la quatrième fois qu'Heynckes officiera en tant qu'entraîneur du Bayern (1987-1991, 2009, 2011-2013).

Ses relations avec la direction ont toujours "été excellentes", notamment avec le président Uli Hoeness avec lequel il entretient une "forte amitié". Le club a d'ailleurs accepté qu'il soit épaulé de ses adjoints de toujours, Hermann Gerland, 63 ans, et Peter Hermann, 65 ans, débauché spécialement de Düsseldorf.

Mais surtout il saura manier les joueurs: l'équipe de 2017 n'a que peu changé par rapport à celle de 2013. Sur les 11 titulaires de la finale de la C1 de 2013 face à Dortmund (victoire 2-1), seuls quatre joueurs ont quitté la Bavière: Mandzukic (Juventus), Dante (Nice), Schweinsteiger (Chicago) et Lahm (retraite).

Régler le "problème Müller"

A court terme, Heynckes aura pour mission de remettre d'aplomb un effectif qui semble à court de forme et qui reste sur des prestations décevantes (2-2 face à Wolfsburg puis Berlin après avoir mené au score).

Il devra relancer des piliers de l'équipe comme Müller, Boateng, Ribéry et Robben qui entretenaient des rapports compliqués avec Ancelotti. Conscient de cette difficulté, il a expliqué qu'il "y avait au sein du club une hiérarchie (des joueurs) et qu'il fallait en tenir compte".

Heynckes devra notamment régler "le problème Müller", véritable cause nationale. Dans la configuration de jeu en 4-2-3-1 d'Ancelotti, le champion du monde allemand de 28 ans, chouchou du public et véritable mascotte du club, n'avait que peu sa place. Et quand sa chance lui fut donnée, Müller n'a pas été assez convaincant.

Cependant, Heynckes dispose de peu de temps pour inverser la tendance. Dès samedi, il faudra que le Bayern se relance en championnat pour espérer rattraper Dortmund (5 points d'avance) lors d'un déplacement périlleux à Freibourg avant de recevoir le Celtic Glasgow en C1.

Mais le grand défi du vétéran allemand l'attend au soir du 5 décembre: le match retour à Munich face au Paris SG.

Avec AFP

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