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La grève contre les mesures d'austérité largement suivie à N'Djamena


L'entrée principale de la Bourse de travail quadrillée par la police à N’Djamena, Tchad, 6 decembre 2016. VOA/André Kodmadjingar

L'appel des syndicats à une grève "générale illimitée" du secteur public, pour protester contre les mesures d'austérité imposées par le gouvernement du Tchad, a été largement suivi à N'Djamena mardi.

La circulation était fluide mardi dans les rues de la capitale tchadienne et la plupart des bureaux de fonctionnaires étaient fermés.

Tous les établissements scolaires primaires, secondaires et universitaires de la capitale sont restés fermés.

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Lundi, les principaux syndicats tchadiens avaient appelé à la grève générale et illimitée dans le secteur public après que les fonctionnaires aient constaté une baisse de leur salaire de janvier. Celle-ci est une conséquence de la nouvelle loi de finances 2018, qui ampute les émoluments des fonctionnaires d'une partie de leurs primes et indemnités.

"La grève est largement suivi sur l'ensemble du territoire, selon les échos qui nous parviennent", a affirmé à l'AFP le président de l'Union des syndicats du Tchad (UST).

Un service minimum dans les structures de santé est néanmoins assuré.

La police anti-émeutes avait pris position mardi matin sur tous les carrefours de la capitale.

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Quelques 112 personnes interpellées la veille au cours d'échauffourées entre forces de l'ordre et étudiants sont toujours en cours d'audition par la police, a par ailleurs indiqué le porte-parole de la police à l'AFP.

Pays allié de la France et de l'Occident dans la lutte contre le jihadisme au Sahel, le Tchad traverse depuis deux ans une sévère récession économique, conséquence de la chute des prix du baril depuis 2014, alors que près de 40% de la population de plus de 14 millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté.

>> Lire aussi : Baisse des salaires des fonctionnaires au Tchad

L'Etat a imposé des mesures d'austérité drastiques, estimant que le Trésor public n'a aucun moyen de supporter une telle masse salariale, face à un endettement à hauteur de 800 milliards FCFA (1,2 milliard d'euros) auprès des banques commerciales.

Les récentes mesures d'austérité mais aussi la montée du prix du carburant ont été les récents déclencheurs d'une grogne sociale grandissante aux allures de fronde contre le régime du président Idriss Déby Itno (au pouvoir depuis 1990).

Avec AFP

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