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Fin de la grève des transporteurs au Tchad


Grève des transporteurs à N'Djamena, au Tchad, le 22 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, les bus de transport en commun et les agences de voyage ont observé lundi le mot d'ordre de la grève lancé par leurs centrales syndicales. Cette grève est maintenant terminée.

Une rencontre d'urgence s'est tenue entre le ministre des Infrastructures Adoum Younousmi et les responsables du collectif des syndicats des transporteurs.

A l'issue de la rencontre, une proposition de dialogue a été faite pour la sortie de la crise et le collectif a capitulé. Il a fini par lever le mot d'ordre de grève pour laisser place à la négociation.

Abdoulaye Adoum Brahim est le porte-parole du collectif.

Abdoulaye Adoum Brahim au micro d'André Kodmadjingar pour VOA Afrique
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"Nous avons jugé utile de lever l'arrêt et de continuer le dialogue jusqu'au 5 février où une solution devrait être trouvée", a-t-il déclaré.

Il n'y avait pas de taxis ou de bus en circulation dans la ville de N'Djamena.

La grève coïncide avec la journée sans engin décrétée par une organisation des droits de consommateurs.

Selon la loi des finances 2018, le litre de gasoil est passé de 568 FCFA (0.87 euros) à 590 FCFA (0,90 euros) et celui de l'essence de 523 FCFA (0,80 euros) à 570 FCFA (0.87 euros).

Grève des transporteurs à N'Djamena, au Tchad, le 22 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar)
Grève des transporteurs à N'Djamena, au Tchad, le 22 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Les élèves des deux grands lycées de la capitale, dont leurs enseignants, étaient en grève depuis trois jours pour dénoncer la violation de leur local par la police lors de la manifestation des étudiants, entrant dans la danse et perturbant la circulation.

La situation oblige les autorités à mobiliser tout le service de sécurité, y compris la garde présidentielle, pour contenir le mouvement.

Des organisations de la société civile ont appelé la population à une marche jeudi 25 janvier afin de protester contre les mesures d'austérité et la hausse du prix du carburant.

Mi-janvier, le gouvernement tchadien avait décidé de suspendre une réduction controversée des salaires des fonctionnaires annoncée début janvier.

Les mouvements de grève et de protestation sociale sont rarement autorisés au Tchad, pour des "raisons de sécurité", avancent les autorités. Les organisations de la société civile avaient décidé début décembre de "ne plus accepter les interdictions systématiques de (leurs) préavis de marche pacifique".

Au Tchad, la chute des cours du pétrole en 2014 conjuguée à la détérioration de la situation sécuritaire, ont conduit le pays à une grave récession depuis 2016, avec un taux de pauvreté qui devrait 39,8% d’ici 2019, selon la Banque Mondiale.

André Kodmadjingar, correspondant à N'Djamena

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