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Baisse des salaires des fonctionnaires au Tchad

Le président tchadien Idriss Deby avant une réunion au palais présidentiel, à N'Djamena, le 26 décembre 2017.

La plateforme syndicale revendicative et Le comité technique du dialogue social confirment avoir été informés mercredi du rabais des salaires des agents de l'état au Tchad en 2018.

Les salaires du personnel des départements ministériels et des institutions de l'état seront rabattus de 5% pour les fonctionnaires qui touchent 60.000 francs CFA ou moins, de 15% pour ceux qui gagent de 60.001 à 100.000 francs CFA, de 20% pour ceux qui sont payés plus 100.000 francs CFA, de 25% pour un salaire supérieur 200.000 francs CFA, de 30 % pour un salaire supérieur à 300.000 francs CFA, de 35% pour un salaire supérieur 400.000 francs CFA, de 40% pour un salaire supérieur à 500.000 francs CFA et de 45% pour un salaire supérieur 1.000.000 francs CFA.

Reportage d'André Kodmadjingar, correspondant à N’Djamena pour VOA Afrique
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Selon les sources du comité technique du dialogue social, il ne reste qu'un décret d'application de cette mesure d'austérité pour permettre au gouvernement tchadien de faire face à la crise financière et économique que traverse le pays.

Les travailleurs, quant à eux, menacent de descendre dans la rue si le gouvernement arrive à appliquer cette mesure, déclare Gounoug Faïma Ganfaré, secrétaire général de l'Union des Syndicats du Tchad et membre de la plateforme syndicale revendicative.

Le siège de la CLTT situé à la bourse du travail de N'Djamena, le 4 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar)
Le siège de la CLTT situé à la bourse du travail de N'Djamena, le 4 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

>> Lire aussi : Grogne des militaires retraités entre 2011 et 2012 au Tchad

Pour le président du comité technique chargé du dialogue social, Ali Abbas Seitchi, c’est pour répondre aux exigences des partenaires financiers notamment le FMI que l’Etat envisage faire cet abattement.

En effet, il faut revoir en baisse la masse salariale qui est de 378 à 348 milliards de FCA. Le secrétaire général du syndicat national des agents des finances du Tchad Ngaodom Moyiba met en garde le gouvernement de ses agissements.

"Qu'est-ce qui a été fait avec les droits d'assise sur les 18% des téléphonies mobiles?", questionne-t-il. "On transforme l'Etat en un système de mendicité et ça ne marche pas".

Brahim Ben Seïd secrétaire général de la CLTT N'Djamena, le 4 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar).
Brahim Ben Seïd secrétaire général de la CLTT N'Djamena, le 4 janvier 2018. (VOA/André Kodmadjingar).

Le secrétaire général de la confédération libre des travailleurs du Tchad, Brahim Ben Seïd, accusé par ces camarades syndicalistes de faire le jeu du pouvoir dans ce genre de lutte sort de son silence.

"Nous sommes catégoriques et nous ne voulons pas que l'on touche nos salaires, c'est sacré!", a-t-il insisté.

Pour lui, le gouvernement est en train de jouer avec le feu.

Si les deux parties - gouvernement et partenaires sociaux - ne mettent pas de l’eau dans leur vin, l’année 2018 risque d’être mouvementée sur tous les plans.​

André Kodmadjingar, correspondant à N’Djamena

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Une femme à la tête de l’Assemblée nationale en RDC

Jeanine Mabunda, élue présidente de l'Assemblée nationale, à Kinshasa, RDC, le 24 avril 2019. (Facebook/Paulette Kimuntu)

Jeanine Mabunda, députée du parti de l’ancien président Joseph Kabila, a été élue présidente de l’Assemblée nationale. L’opposition réunie dans la coalition Lamuka a boycoté ce vote, contestant la répartition des postes au sein du bureau. le poste du rapporteur lui est attribué.

Mme Mabunda a occupé plusieurs comme ministre, fonctionnaire de la Banque centrale et conseillère de l’ancien président Kabila en matière de violences sexuelles et de recrutement d’enfants dans les groupes armés, jusqu’aux élections de décembre 2018.

Elle est aussi un des cadres du PPRD, parti de Joseph Kabila, et de sa coalition politique, le Front commun pour le Congo.

Elle était retenue comme seule candidate pour diriger cette institution à l’issue d’âpres négociations avec les autres familles politiques. Mme Mabunda est la deuxième femme de l’histoire de la RDC à diriger la chambre basse du parlement.

Avec elle, six autres membres du bureau définitif ont été élus à l’exception du poste de rapporteur réservé à l’opposition Lamuka. Le camp du président Félix Tshisekedi a hérité la première vice-présidence attribuée à son proche, Jean Marc Kabund.

L’opposition a saisi le Conseil d’Etat pour contester ces élections et la répartition faites en violation, selon elle, de la Constitution et de l’ordre intérieur de l’Assemblée nationale.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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