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Lutte contre l’insécurité alimentaire des victimes de Boko Haram au Tchad


Le chef du Projet Fabio Castronovo s'entretient avec les bénéficiaires, Bol, le 15 novembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Une quarantaine de groupements de retournés, déplacés et ménages-hôtes vulnérables dans la région du Lac sont appuyés dans l’agriculture fluviale et de contre saison par l’ONG COOPI.

Le but est d'augmenter le pouvoir d’achat et la résilience des activités agro-pastorale dans les trois cantons de la région du Lac . Cet appui fait suite à la crise humanitaire qui secoue la région depuis 2013.

Reportage d'André Kodmadjingar, envoyé spécial dans la région du Lac N’Djamena pour VOA Afrique
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Située en plein Sahel, la région du Lac est confrontée aux aléas climatiques et environnementaux qui accentuent la vulnérabilité de sa population.

A ces chocs naturels, s’ajoute l’afflux massif des réfugiés Nigérians, des déplacés et des retournés tchadiens fuyant les attaques répétées de la secte Boko Haram depuis 2015.

Une situation qui a augmenté le taux d’insécurité alimentaire de la population à 35% en 2016. Pour inverser la tendance, l’ONG italienne COOPI a mis en place le projet sécurité alimentaire pour remonter la production agro-pastorale afin de promouvoir la diversification alimentaire dans la zone.

Site aménagé du village Madjikimarom, canton Ngueléa, région du Lac, le 13 novembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
Site aménagé du village Madjikimarom, canton Ngueléa, région du Lac, le 13 novembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Des intrants pour la culture fluviale et les maraichers ainsi que les outils agricoles ont été distribués aux différents groupements.

"Nous vivons ici depuis plusieurs années, après que mon mari et un de mes fils ont été tués par Boko Haram", confie Hawa Kaltouma, une retournée âgé de 30 ans rencontrée sur le site aménagé du village Madjikimarom, canton Ngueléa.

Si dans d’autres sites, les membres des groupements ont de l’eau en abondance pour pratiquer aisément la culture de contre saison, ce n’est pas le cas dans le village Douboulboul, canton Ngarangou comme en témoigne le chef du village Abakar Tchari Tahir, par ailleurs chef du groupement.

"Le problème de l'eau se pose, et donc la seule solution est les forages d'eau", explique-t-il.

Site amenagé du village Doulboulboul, canton Ngarangou en attente des forages d'eau pour le démarrage des travaux, le 14 novembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)
Site amenagé du village Doulboulboul, canton Ngarangou en attente des forages d'eau pour le démarrage des travaux, le 14 novembre 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Toutefois, le chef du projet Fabio Castronovo se réjouit du fait que les bénéficiaires commencent à s’approprier du projet.

"Il y a plusieurs femmes qui demandent comment trouver telle ou telle plante", souligne-t-il.

Plus de 1000 têtes des petits ruminants ont été également distribués à 390 ménages pauvres en raison de 3 par ménages dans les cantons Bol, Ngueléa et Ngarangou couvert par le projet.

André Kodmadjingar, envoyé spécial dans la région du Lac N’Djamena

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