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Mali

La force du G5 Sahel reprend ses opérations

Un soldat de l'armée malienne monte la garde devant le poste de commandement de la Force régionale d’Afrique de l'Ouest G5-Sahel, à Sevare, 30 mai 2018.

La force antijihadiste du G5 Sahel est "en train" de reprendre ses opérations, suspendues après l'attentat contre son QG à l'été 2018, a annoncé dimanche la ministre française des Armées, Florence Parly.

"En ce moment même, après plusieurs mois d'arrêt (..) la force conjointe est en train de reprendre ses opérations", a-t-elle dit, sans autre précision, dans l'émission "Questions politiques" co-animée par la radio France Inter, le journal Le Monde et France Télévisions.

Après une lente montée en puissance, la force, constituée par cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) et qui doit atteindre 5.000 hommes à pleine capacité, a connu un coup d'arrêt avec l'attaque de son QG le 29 juin à Sévaré, dans le centre du Mali.

Le Mauritanien Hanena Ould Sidi a alors succédé au Malien Didier Dacko à sa tête. Il a depuis fait le tour des unités de la force conjointe et passé en revue les équipements dont elle avait besoin.

Les cinq Etats ont relancé parallèlement les appels à la communauté internationale pour que les quelque 420 millions d'euros de dons promis à la force soient versés.

Florence Parly a par ailleurs réitéré que la force française Barkhane (4.500 hommes) resterait présente au Sahel "tant que cela sera nécessaire, ce qui ne veut pas dire que nous avons vocation à être éternels".

"La vocation de cette force Barkhane, c'est de lutter contre le terrorisme et des groupes jihadistes nombreux dans cette zone du Sahel, ils menacent évidemment ces régions mais aussi la sécurité des Européens et des Français", a-t-elle souligné.

Barkhane a également des missions de formation, d'entraînement et d'accompagnement des forces locales dans des opérations conjointes, a ajouté la ministre.

Des "dizaines de terroristes" ont ainsi été neutralisés en janvier lors d'opérations menées conjointement par Barkhane et les forces armées maliennes, a-t-elle rappelé.
Avec AFP

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Arrestation de l'ex-directeur de cabinet de l'ancien président malien IBK

Des policiers maliens posent sur leur véhicule à Anderamboukane, dans la région de Ménaka, le 22 mars 2019.

L'ancien directeur de cabinet du président malien déchu Ibrahim Boubacar Keïta, Mahamadou Camara, a été placé jeudi sous mandat de dépôt dans l'enquête sur l'achat en 2014 de l'avion du chef de l'Etat, a-t-on appris de sources judiciaires.

L'ex-Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense au moment des faits, ainsi que l'ex-ministre de l'Economie et des Finances Bouaré Fily Sissoko, ont déjà été placés sous mandat de dépôt dans cette affaire le 26 août. Tous deux sont poursuivis pour atteinte aux biens publics et soupçonnés d'escroquerie, faux et favoritisme.

M. Camara, qui fut directeur de cabinet puis ministre du président Keïta, faisait l'objet depuis lundi, ainsi que deux autres personnes, d'un mandat d'amener de la Cour suprême, aucun des trois hommes ne s'étant présenté à une convocation du juge, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Après sa comparution devant le juge qui l'a placé sous mandat de dépôt jeudi matin, il est arrivé à la maison centrale d'arrêt de Bamako, selon une source pénitentiaire.

L'achat d'un avion présidentiel pour près de 40 millions de dollars, ainsi que de matériel militaire, à une société malienne, tous deux sans appel d'offres, avaient valu en 2014 au Mali des sanctions des institutions financières, notamment le gel pendant six mois des décaissements du Fonds monétaire international (FMI).

La justice malienne a poursuivi son enquête sur l'achat de l'avion, épinglé par le Bureau du vérificateur général (BVG), autorité indépendante, pour des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d'influence et de favoritisme.

Les partisans de M. Maïga, poids lourd de la politique malienne et auquel beaucoup prêtent des ambitions présidentielles, ont vu dans son arrestation une tentative de l'écarter de la prochaine élection.

Les colonels qui ont renversé le 18 août 2020 M. Keïta se sont engagés à organiser des élections pour rendre le pouvoir aux civils en février 2022.

Ces poursuites ont également provoqué une polémique au sein de la Cour suprême, dont le premier avocat général, Cheick Mohamed Chérif Koné, a publiquement accusé le 7 septembre le président et le procureur général de la Cour, Wafi Ougadeye Cissé et Mamadou Timbo, de "forfaiture".

Dans une lettre adressée au procureur de la République, M. Koné leur reprochait de se plier aux "pressions exercées par les réseaux sociaux et (aux) préoccupations des organes de la transition" en se saisissant d'une affaire relevant de la Haute Cour de Justice, qui ne pourra selon lui être constituée qu'après les élections.

Il a aussitôt été relevé de ses fonctions par un décret du président de transition, le colonel Assimi Goïta, en raison de "graves fautes professionnelles qui sèment la confusion dans l'opinion".

Mahamadou Camara placé sous mandat de dépôt

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