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Burkina-Faso

La France va fournir des véhicules à l'armée burkinabè

Un soldat monte la garde devant le Splendid Hotel à Ouagadougou, au Burkina Faso, a proximité d’un hôtel à proximité frappe par les jihadistes en signe de résistance à l'extrémisme croissant dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. (AP Photo / Sunday Alamba, Fichier)

La France va livrer en 2019 au Burkina Faso 34 pick-up armés afin de renforcer ses forces armées dans leur lutte contre les groupes jihadistes au Sahel, a annoncé lundi le ministère de la Défense.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a signé cet accord après s'être entretenu, dans l'après-midi, avec la ministre de la Défense, Florence Parly.

Le chef de l'Etat burkinabè a ensuite rencontré, au palais de l'Elysée à Paris, le président Emmanuel Macron, qui a assuré que la France resterait engagée au Sahel "jusqu'à ce que la victoire soit complète" contre les jihadistes.

Les questions sécuritaires ont dominé l'entretien entre les deux présidents alors que Paris s'inquiète de l'aggravation de la situation sécuritaire au Burkina Faso, en particulier dans l'est.

"La France intervient en soutien du Burkina Faso dans ses efforts de lutte contre le terrorisme, y compris par un appui direct de la force Barkhane", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué. "Celui-ci s'est traduit par plusieurs opérations anti-terroristes menées en soutien aux forces armées burkinabè aux frontières du pays avec le Mali".

"La France restera un partenaire indéfectible du Burkina", a affirmé M. Macron, un peu plus d'un an après sa visite à Ouagadougou où il avait, le 28 novembre 2017, prononcé un discours sur sa vision des relations franco-africaines.

Selon lui, la France répond "à l'intégralité des engagements pris" vis-à-vis des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad) pour lutter contre les groupes jihadistes, qui mènent de plus en plus d'attaques dans l'est et le nord du Burkina.

Le président Kaboré a souligné "l'urgence" de la situation sécuritaire, qui a provoqué la fermeture de "600 écoles" dans le pays. Barkhane a répondu aux demandes de Ouagadougou en engageant des moyens aériens et terrestres ces derniers mois, mais il n'est "pas prévu d'augmenter notre implication", a indiqué M. Macron.

Le Burkina doit prendre en février la présidence tournante, pour un an, du G5 Sahel.

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Deux gendarmes tués dans une attaque dans le Nord

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Une nouvelle attaque fait au moins 15 morts

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Quinze personnes tuées samedi dans le Nord burkinabè

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Quinze morts dans deux attaques de jihadistes dans le nord du Burkina

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Quinze personnes ont été tuées samedi lors de deux nouvelles attaques de jihadistes, à Sagho et Toékodogo, des localités du nord du Burkina Faso, a annoncé lundi le ministre de la Défense Chériff Sy.

"Les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés", a écrit le ministre dans un communiqué.

"Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo. Trois boutiques et une dizaine de motocyclettes ont également été incendiées", a précisé M. Sy.

"Alertées, les unités des forces de défense et de sécurité se sont immédiatement déportées sur les lieux mettant en déroute les groupes armés terroristes", a-t-il ajouté.

Evoquant les populations civiles, il fait part de la "détermination du gouvernement à assurer leur sécurité", alors que plus d’un millier de déplacés ont trouvé refuge à Ouagadougou, fuyant les attaques auxquelles s’ajoutent des conflits intercommunautaires, souvent attisés par les violences jihadistes.

Le Burkina Faso, et particulièrement la région frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre depuis quatre ans d’attaques jihadistes régulières, qui ont fait plus de 460 morts, selon un comptage de l’AFP.

Mardi dernier, 17 personnes ont été tuées au cours d’une attaque islamiste à Béléhédé, localité située dans la province du Soum, toujours dans le nord du Burkina Faso.

Pour tenter de freiner l’extension des zones d'influence des jihadistes, les forces armées ont lancé en mai une opération dans les régions du Sahel, du nord et du centre nord. Baptisée “Doofu” (déraciner en langue peule), cette opération succède à une autre menée courant mars dans les régions de l’est et du centre est, également touchées par les attaques.

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