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Tunisie

La date de 15 septembre confirmée pour la présidentielle

Un Tunisien drapé au drapeau national arrive à un bureau de vote pour voter à La Marsa, dans la banlieue de Tunis, en Tunisie, le 21 décembre 2014.

L'Instance chargée des élections en Tunisie a confirmé la date de 15 septembre pour la présidentielle anticipée, rejetant ainsi des appels de partis politiques à repousser cette date annoncée dans la foulée du décès du président Béji Caïd Essebsi.

"Le bureau de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a décidé la date de 15 septembre pour le scrutin présidentiel", a annoncé mardi soir à la presse son président Nabil Baffoun, à l'issue de consultations avec les partis politiques.

Selon le calendrier électoral décidé par l'Isie, les candidatures doivent être déposées entre le 2 et 9 août, la campagne électorale aura lieu du 2 au 13 septembre et les résultats préliminaires seront annoncés le 17 septembre.

La date du deuxième tour de la présidentielle n'a pas été décidée, mais elle ne doit pas dépasser le 3 novembre, a ajouté M. Baffoun.

Lors d'une réunion mardi entre les membres de l'Isie et des représentants des partis politiques et de la société civile, certains ont demandé de repousser la présidentielle anticipée, pour l'organiser en même temps que le premier tour des législatives en octobre.

Aucun changement n'est prévu quant à la date des législatives programmées pour le 6 octobre.

La présidentielle, initialement prévue en novembre, a été avancée au 15 septembre suite au décès du président Essebsi le 25 juillet.

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Nouvelle série de pourparlers libyens en Tunisie sous l'égide de l'ONU

L'envoyée intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, lors de l'ouverture du Forum de dialogue politique libyen organisé à Gammarth à la périphérie de la capitale tunisienne, en présence du président tunisien Kais Saied, le 9 novembre 2020.

Soixante quinze représentants libyens ont entamé des pourparlers politiques près de Tunis lundi, sous l'égide de l'ONU qui s'est dite "optimiste" d'aboutir à un accord sur un gouvernement unifié et l'organisation d'élections dans le pays en conflit.

Les pourparlers réunissent à Gammarth, au nord-est de Tunis, 75 Libyens de tous les bords sélectionnés par l'ONU, y compris parmi les principaux camps rivaux. Objectif: sortir leur pays du chaos dans lequel il a sombré après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué par des rebelles en 2011.

La Libye est aujourd'hui déchirée entre deux autorités rivales: le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans l'Ouest, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

"C'est un moment historique (...). Un rendez-vous avec l'Histoire", a déclaré le président tunisien Kais Saied à l'ouverture des pourparlers. Le consensus est réalisable "si les forces étrangères s'abstiennent de toute ingérence" en Libye.

Pour M. Saied, "ceux qui seront impliqués dans la phase de transition doivent s’engager à ne pas se présenter" aux élections générales, à "rédiger une Constitution provisoire" et à "fixer les dates des prochaines élections".

Depuis septembre, les deux camps rivaux, encouragés par l'ONU, sont retournés à la table des négociations avec des réunions thématiques au Maroc, en Egypte en Suisse et en Tunisie, pour tenter de mettre en place une feuille de route sur la transition dans le pays.

Ces séries de discussions ont été possibles après l'arrêt des combats entre les forces rivales en juin, après la mise en échec de l'offensive lancée par les pro-Haftar pour prendre le contrôle de Tripoli.

Le but des pourparlers de Tunisie est de choisir un conseil présidentiel de trois membres représentant la Cyrénaïque (Est), la Tripolitaine (Ouest) et le Fezzan (Sud) -les grandes régions libyennes-, et un chef de gouvernement chargé de former un cabinet unifié.

"Il y a là une occasion pour mettre fin au conflit tragique" et "façonner l'avenir de la Libye", a dit dans un discours enregistré le patron de l'ONU Antonio Guterres, diffusé au début des pourparlers.

En octobre, les parties en conflit ont signé un accord de cessez-le-feu historique en Libye, ouvrant la voie à une reprise de la production pétrolière, économiquement vitale, et à des progrès dans les négociations politiques.

"Les élections doivent être l'objectif ultime ici", a martelé dimanche la cheffe par intérim de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), Stephanie Williams, présente aux négociations de Gammarth.

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