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Tunisie

Le président, Béji Caïd Essebsi, hospitalisé dans un état "très critique"

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, lors d'une réunion à Monastir, samedi 27 avril 2019, dans l'est de la Tunisie.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, 92 ans, a été admis jeudi à l'hôpital militaire de Tunis à la suite d'un grave malaise et se trouve dans un état "très critique", a déclaré l'un de ses conseillers.

Dans la soirée, un conseiller de la présidence a cependant indiqué que l'état de santé du chef de l'Etat commençait de s'améliorer. Il n'a pas donné de précisions.

Acteur de premier plan de la transition après la chute de Zine ben Ali en 2011, Béji Caïd Essebsi est devenu trois ans plus tard le premier président tunisien élu démocratiquement au suffrage universel direct après l'adoption d'une nouvelle Constitution.

Le chef de l'Etat avait déjà été hospitalisé vendredi dernier pour des examens, avaient alors indiqué les services de la présidence.

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a écrit sur Facebook qu'Essebsi recevait tous les soins et l'attention nécessaires et que les gens devaient cesser de répandre de fausses nouvelles sur son état.

La présidence a indiqué que "son état est désormais stationnaire et il subit les examens nécessaires".

Essebsi a annoncé ce mois-ci qu'il ne serait pas candidat à un deuxième mandat lors de la présidentielle prévue le 17 novembre. Des élections législatives doivent avoir lieu un peu plus tôt, le 6 octobre.

Deux attentats suicides visant la police ont fait un mort et plusieurs blessés jeudi à Tunis.

Avec Reuters

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Nouvelle série de pourparlers libyens en Tunisie sous l'égide de l'ONU

L'envoyée intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, lors de l'ouverture du Forum de dialogue politique libyen organisé à Gammarth à la périphérie de la capitale tunisienne, en présence du président tunisien Kais Saied, le 9 novembre 2020.

Soixante quinze représentants libyens ont entamé des pourparlers politiques près de Tunis lundi, sous l'égide de l'ONU qui s'est dite "optimiste" d'aboutir à un accord sur un gouvernement unifié et l'organisation d'élections dans le pays en conflit.

Les pourparlers réunissent à Gammarth, au nord-est de Tunis, 75 Libyens de tous les bords sélectionnés par l'ONU, y compris parmi les principaux camps rivaux. Objectif: sortir leur pays du chaos dans lequel il a sombré après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué par des rebelles en 2011.

La Libye est aujourd'hui déchirée entre deux autorités rivales: le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans l'Ouest, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

"C'est un moment historique (...). Un rendez-vous avec l'Histoire", a déclaré le président tunisien Kais Saied à l'ouverture des pourparlers. Le consensus est réalisable "si les forces étrangères s'abstiennent de toute ingérence" en Libye.

Pour M. Saied, "ceux qui seront impliqués dans la phase de transition doivent s’engager à ne pas se présenter" aux élections générales, à "rédiger une Constitution provisoire" et à "fixer les dates des prochaines élections".

Depuis septembre, les deux camps rivaux, encouragés par l'ONU, sont retournés à la table des négociations avec des réunions thématiques au Maroc, en Egypte en Suisse et en Tunisie, pour tenter de mettre en place une feuille de route sur la transition dans le pays.

Ces séries de discussions ont été possibles après l'arrêt des combats entre les forces rivales en juin, après la mise en échec de l'offensive lancée par les pro-Haftar pour prendre le contrôle de Tripoli.

Le but des pourparlers de Tunisie est de choisir un conseil présidentiel de trois membres représentant la Cyrénaïque (Est), la Tripolitaine (Ouest) et le Fezzan (Sud) -les grandes régions libyennes-, et un chef de gouvernement chargé de former un cabinet unifié.

"Il y a là une occasion pour mettre fin au conflit tragique" et "façonner l'avenir de la Libye", a dit dans un discours enregistré le patron de l'ONU Antonio Guterres, diffusé au début des pourparlers.

En octobre, les parties en conflit ont signé un accord de cessez-le-feu historique en Libye, ouvrant la voie à une reprise de la production pétrolière, économiquement vitale, et à des progrès dans les négociations politiques.

"Les élections doivent être l'objectif ultime ici", a martelé dimanche la cheffe par intérim de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), Stephanie Williams, présente aux négociations de Gammarth.

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