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Tunisie

Un double attentat fait ressurgir le spectre de la violence en Tunisie

Attentat à Tunis le 27 juin 2019.

Un double attentat visant la police a fait jeudi au moins un mort et huit blessés à Tunis, faisant ressurgir le spectre de la violence en Tunisie à l'ouverture de la saison touristique et à quelques mois d'échéances électorales.

Peu après les attentats, la présidence de la République tunisienne a indiqué que le président Béji Caïd Essebsi, 92 ans, a été hospitalisé après avoir fait un "grave" malaise.

Sur la principale avenue de Tunis, l'avenue Habib Bourguiba, un kamikaze a visé un véhicule de police en milieu de matinée, blessant trois civils et deux policiers, selon un premier bilan du ministère de l'Intérieur. L'un des policiers est décédé de ses blessures, a ensuite précisé le ministère.

Il s'agit du premier attentat dans la capitale depuis celui perpétré le 30 octobre, également sur l'avenue Bourguiba, par une femme kamikaze, qui avait fait au mois 26 blessés, en majorité des policiers.

Des morceaux de corps, probablement celui du kamikaze, jonchaient jeudi la chaussée autour de cette voiture, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. L'attentat s'est produit non loin de l'ambassade de France.

Des passant se sont évanouis sous le choc, et de nombreux commerces et administrations du centre-ville ont aussitôt baissé leurs rideaux.

Rapidement, des forces de sécurité ont été déployées sur le lieu de l'attentat, où des badauds se sont attroupés malgré les avertissements lancés sur un ton agressif par des agents de police, en panique.

Une demi-heure plus tard, un deuxième attentat suicide a visé un complexe de la Garde nationale à la périphérie de Tunis, faisant quatre blessés parmi les policiers, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Le kamikaze s'est fait exploser "à 11H00 (10H00 GMT) devant la porte arrière" du complexe de Gorjani, où sont rassemblés des services de la Garde nationale, de la police judiciaire et des services d'enquête antiterroriste, a déclaré le porte-parole du ministère, Sofiène Zaag.

- Pas de revendication immédiate -

Les deux attentats n'ont pas été revendiqués dans l'immédiat.

Ils interviennent à la veille d'une saison touristique, qualifiées de prometteuse par des responsables tunisiens, et à l'approche d'élections présidentielle et législatives, prévues en octobre et novembre.

Après un soulèvement en 2011 ayant mené à la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et touristes étrangers.

En octobre, après l'attentat commis sur l'avenue Bourguiba par une femme kamikaze, le président tunisien avait regretté une "tragédie".

"Nous avons cru que nous avions éradiqué le terrorisme mais il est toujours présent au coeur de la capitale", avait-il déclaré.

Depuis l'attaque suicide le 24 novembre 2015 contre un bus de la garde présidentielle, qui avait tué 12 agents en plein centre de Tunis, l'état d'urgence a été constamment renouvelé dans le pays.

Cette attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

La même année, 60 personnes dont 59 touristes, avaient été tuées dans d'autres attentats contre le musée du Bardo à Tunis, le 18 mars, puis contre une plage et un hôtel près de Sousse, le 26 juin. Ces deux attaques avaient aussi été revendiquées par l'EI.

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Le journal de la CAN-2019 du 17 juillet

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Témoignage d'un survivant d'un bateau chaviré en Méditerranée

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Le groupe État Islamique menace la Tunisie dans une vidéo

Les Tunisiens manifestent contre le retour des jihadistes dans les rues de Tunis, Tunisie, le 8 janvier 2017.

Le groupe Etat islamique (EI), auteur de multiples attentats sanglants en Tunisie, a appelé à de nouvelles attaques dans ce pays, dans une vidéo attribuée à l'organisation jihadiste et présentée comme filmée en Tunisie.

La vidéo montrant des hommes cagoulés et armés et diffusée dans la nuit de mardi à mercredi sur le compte du groupe EI de la messagerie Telegram, ne pouvait être authentifiée dans l'immédiat.

Signé du "bureau médiatique de l'EI en Tunisie", cet enregistrement de propagande est présenté comme filmé dans ce pays, un fait très rare.


Sa diffusion est intervenue trois semaines après un double attentat suicide contre la police à Tunis revendiqué par l'EI et qui a fait deux morts -un policier et un civil.

Dans la vidéo, le groupe d'hommes armés prêtent allégeance au chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, le "commandeur des croyants".

"Vos soldats et vos fils en terre de Kairouan se portent bien", a déclaré l'un d'eux, surnommé "Abou Omar al-Tounsi (le Tunisien)", s'adressant à Abou Bakr al-Baghdadi. La région de Kairouan (centre) est un haut lieu de l'islam en Tunisie.

Un autre jihadiste surnommé "Abou Khaled al-Tounsi", appelle à "semer la terreur" en Tunisie.

Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et touristes étrangers.

Même si la sécurité s'est sensiblement améliorée ces dernières années, l'état d'urgence, instauré en novembre 2015, a sans cesse été renouvelé dans le pays.

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo

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CAN-2019: sans l'Egypte, la fête est plus ouverte

Le Sénégal a eu raison du Bénin lors de la CAN-2019 au Caire le 9 juillet 2019.

Sénégal-Tunisie, puis Algérie-Nigeria: les demi-finales de la première CAN à 24, dimanche au Caire, offrent un plateau inattendu, sans l'Egypte pays hôte, mais avec quatre ambitieux qui n'ont pas ou plus levé la Coupe depuis longtemps, sauf pour les Super Eagles. Tout est ouvert !

. Le grand favori: le Sénégal

Voir le Sénégal dans le dernier carré ne semble pas être une surprise, et pourtant le pays n'a plus atteint ce niveau depuis 2006. Il faut remonter à 2002 pour voir les Lions de la Teranga jouer, et perdre, leur unique finale dans la compétition, avec Aliou Cissé comme capitaine.

Le défenseur est depuis devenu le sélectionneur de cette talentueuse équipe qui voit grand. "On était venus ici avec l'ambition de jouer sept matches. On les jouera. Mais on veut jouer la grande finale", a déclaré le coach aux dreadlocks.

Les éliminations de l'Egypte, du Cameroun et du Maroc ont rajouté de la pression sur les épaules des Sénégalais, les mieux classés du Continent au barème Fifa. Mais des quatre équipes en lice, ce sont ses leaders qui connaissent le mieux le haut niveau, avec Sadio Mané et Kalidou Koulibaly, habitués à la Ligue des champions.

La star de Liverpool, trois buts, s'est déjà montré décisive, quand la défense compte parmi les plus solides, avec un seul but encaissé. Seul hic, le forfait du gardien titulaire Edouard Mendy, remplacé par Alfred Gomis, laisse une interrogation dans les cages.

. Le nouveau favori: l'Algérie

L'Algérie est arrivée sur la pointe des pieds, après une CAN-2017 ratée et son absence à la Coupe du monde. Mais ses performances ont fait grand bruit: sa victoire contre le Sénégal en poule, puis son quart épique face à la Côte d'Ivoire (1-1 a.p., 4-3 aux t.a.b.) ont sorti les Fennecs de leur discrétion.

Ils joueront leur première demi-finale depuis 2010.

"On est ici pour réaliser ce que personne ne croit peut-être. Nous, on y croit. C'est gratuit, ça ne coûte rien d'être ambitieux, même si les objectifs sont très élevés", a déclaré le coach Djamel Belmadi.

L'organisation algérienne a impressionné jusqu'ici, et son succès face aux Eléphants lui a fait passer une sacré épreuve mentale. Mais avant le Nigeria, deux questions restent: sur la récupération --deux jours complets avant le match, un de moins que les Super Eagles-- et la blessure du latéral Youcef Atal.

. L'habitué: le Nigeria

Les Super Eagles planent à nouveau: champion en 2013, mais absent des deux éditions suivantes, le Nigeria revient en demi-finale, où il a ses habitudes. Pour sa 18e participation, c'est la 15e fois qu'il atteint ce niveau !

Cette performance est à la hauteur de ses fortes individualités, à commencer par les attaquants Ahmed Musa, Odion Ighalo, Alex Iwobi et Samuel Chukwueze. Au milieu, le joueur de Leicester Wilfred Ndidi, 22 ans, confirme l'étendue de son talent.

"Nous sommes ici pour gagner le titre", a assuré Chukwueze, après le quart remporté dans les dernières minutes face à l'Afrique du Sud (2-1). Battue par Madagascar en poules (2-0), l'équipe de Gernot Rohr est montée en puissance, en éliminant le Cameroun tenant du titre (3-2) puis les Bafana Bafana.

. Le revenant: la Tunisie

Le chemin a été aussi laborieux que l'attente a été longue: la Tunisie, sans avoir gagné un match de poule, a retrouvé le dernier carré pour la première fois depuis 2004, l'année de son seul sacre.

Le bateau mené par Alain Giresse a beaucoup tangué jusqu'au 8e remporté face au Ghana aux tirs au but (1-1 a.p., 5-4 aux t.a.b.), mais le quart contre Madagascar (3-0) le remplit d'espoirs.

"Une fois que tu es là, tu as envie d'aller au bout", assure Naïm Sliti.

Face aux Malgaches, les Aigles de Carthage ont montré une belle solidité, et en attaque, ses leaders Youssef Msakni et Wahbi Khazri ont été efficaces. Des promesses à confirmer face au Sénégal.

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