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Tunisie

Le parti présidentiel divisé présente des listes concurrentes

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi et le président Jean-Claude Juncker de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse conjointe, Tunis, 25 octobre2018. (Twitter/EC AV Services)

Le parti présidentiel Nidaa Tounes, décimé par des conflits internes, a présenté deux listes concurrentes pour des élections municipales partielles, a indiqué vendredi la commission électorale tunisienne, signe de la profondeur des divisions à six mois des élections.

En avril, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a organisé un congrès visant à élire le dirigeant du comité central du parti qu'il a fondé en 2012.

Mais après plusieurs jours de pourparlers, Hafedh Caïd Essebsi, fils du président, a été élu à ce poste par une partie des congressistes, tandis que Sofiène Toubal, député et chef du bloc parlementaire du parti, a été élu à la tête d'un comité central rival.

Les deux factions de Nidaa Tounes ont présenté chacune une liste pour les élections municipales partielles organisées au Bardo, une des communes de la capitale, après la dissolution du conseil municipal.

Le conseil municipal du Bardo a été dissous le 23 avril suite à une démission collective de ses membres en désaccord avec la maire Zeineb Ben Hassine, proche du mouvement islamiste Ennahdha.

"Juridiquement il n'y a aucune possibilité que deux listes ayant le même nom et le même symbole, se présentent (aux élections), c'est interdit", a indiqué à l'AFP Hassna Ben Slimane, porte-parole de l'Instance supérieure indépendante des élections (Isie), la commission électorale tunisienne.

Elle a précisé que le service administratif chargé des partis politiques ne reconnaissant aucune des deux directions de Nidaa Tounes, l'Isie ne pouvait trancher ce différend.

"C'est un conflit judiciaire qui relève des compétences des tribunaux", a ajouté Mme Ben Slimane.

Ce différend révèle la profondeur des divisions à quelques mois des élections législatives du 6 octobre. La présidentielle est prévue le 17 novembre, et aucun des principaux partis du pays n'a encore annoncé de candidat.

Nidaa Tounès, vainqueur des élections de 2014 mais réduit depuis à la 3e place au Parlement, est de longue date l'objet de profondes luttes de pouvoir, notamment entre le fils du président et le Premier ministre Youssef Chahed. Evincé en septembre dernier du parti, ce dernier s'appuie désormais sur une formation rivale, Tahya Tounès.

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Un ex-ministre des Finances désigné Premier ministre

Le président Saied "a chargé lundi M. Fakhfakh de former un gouvernement dans les plus brefs délais", a indiqué la présidence de la République dans un communiqué.

L'ancien ministre tunisien des Finances Elyes Fakhfakh a été désigné lundi soir chef du futur gouvernement par le président Kais Saied, avec la difficile mission de constituer d'ici un mois une équipe susceptible de convaincre un Parlement morcelé.

Trois mois et demi après les élections, il s'agit de la deuxième tentative pour former un gouvernement.

Un premier formé sous la houlette du parti d'inspiration islamiste Ennahdha a été nettement rejeté par les députés le 10 janvier.

En cas de second échec, le pays s'acheminerait vers de nouvelles législatives, repoussant encore les réformes attendues pour relancer l'économie.

Le président Saied "a chargé lundi M. Fakhfakh de former un gouvernement dans les plus brefs délais", a indiqué la présidence de la République dans un communiqué.

Elyes Fakhfakh, 47 ans, a été nommé ministre du Tourisme fin 2011 avant de devenir en décembre 2012 ministre des Finances jusqu'en janvier 2014.

Ingénieur et manageur formé en France, il est rentré en Tunisie en 2006 après plusieurs années d'expatriation, et il y a dirigé le groupe automobile tunisien Cortel, devenu Caveo.

Il s'est engagé en politique après la révolution de 2011, auprès du parti social-démocrate Ettakatol, qui s'était allié à Ennahdha au sein du cabinet de "la troïka", jusqu'en 2014.

M. Fakhfakh a été candidat à la présidentielle en 2019 au nom de ce parti, mais n'avait convaincu que 0,34% des électeurs au premier tour.

Le gouvernement sortant, dirigé par le Premier ministre Youssef Chahed, en place depuis 2016, gère actuellement les affaires courantes.

Le candidat initialement désigné par Ennahdha, Habib Jemli, avait échoué à rassembler suffisamment de partis pour former une coalition gouvernementale et avait fini par présenter un cabinet associant technocrates, politiques de second rangs et hauts fonctionnaires.

La Tunisie a célébré le 14 janvier le neuvième anniversaire de la chute de l'ancien dictateur Zine el Abidine Ben Ali dans une atmosphère morose sur le plan économique. Le pays peine toujours à répondre aux attentes sociales de sa population alors que le plan d'aide du Fonds monétaire international entamé en 2016 s'achève en avril.

Un nouveau gouvernement pour la Tunisie

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