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L'Amérique célèbre un 4 juillet au goût amer

Des gens portent des drapeaux américains pendant qu'ils participent à un défilé lors des célébrations de la fête de l'indépendance du 4 juillet à Washington, D.C., États-Unis, le 4 juillet 2019. REUTERS / Carlos Barria

Couvre-feux Covid-19 en Floride, manifestations contre le racisme:

Les festivités du 4 juillet, traditionnellement marquées par des parades, fanfares, barbecues et grands feux d'artifice dans une ambiance bon enfant ont été revues à la baisse à travers la pays.

Un "hommage à l'Amérique" sera malgré tout rendu par le président Donald Trump dans la capitale fédérale de Washington, à partir de 18H40 locales (22H40 GMT).

En dépit de la pandémie de coronavirus, le National Mall, l'immense esplanade où se dressent musées et monuments officiels et ses alentours resteront ouverts et accessibles au public pour un feu d'artifice annoncé comme "monumental".

Un défilé aérien d'appareils de la Seconde Guerre mondiale et un show de la patrouille des Blue Angels sont attendus, sous un soleil de plomb.

Pour l'occasion, l'administration dit avoir prévu la distribution de 300.000 masques.

Donald Trump s'exprimera depuis la Maison Blanche lors d'une cérémonie à laquelle ont été invités des Américains "en première ligne" face à la pandémie, en particulier du monde de la santé mais aussi des forces de police et de l'armée.

"La distanciation sociale sera observée et des masques et des désinfectants pour les mains seront distribués", a précisé à l'AFP Judd Deere, porte-parole de la Maison Blanche.

Fidèle au message qu'il martèle depuis plusieurs jours, le milliardaire républicain a une nouvelle fois ignoré samedi le regain des contaminations qui alarme les autorités sanitaires.

"Nous avons été frappés par ce terrible fléau venu de Chine et maintenant nous sommes sur le point de nous en sortir", a-t-il lancé dans un message vidéo diffusé en milieu de journée. "Notre pays est de retour, les chiffres de l'emploi sont spectaculaires", a-t-il martelé.

- Records de cas en Floride -

Au même moment, la Floride annonçait un nouveau record de cas de Covid-19 à 11.458 sur les dernières 24 heures.

Devant l'ampleur de la crise sanitaire, le maire du comté de Miami-Wade, le plus peuplé du pays avec près de 2,7 millions d'habitants, a décrété vendredi un couvre-feu à partir de 22H00 locales.

Il "est destiné à empêcher les gens de s'aventurer et de traîner avec des amis dans des groupes, ce qui s'est révélé être un facteur de propagation rapide du virus", a expliqué Carlos Gimenez.

A Atlanta, Nashville, les concerts ou feux d'artifice ont été annulés.

Une cérémonie virtuelles remplace les célébrations prévues dans la ville texane de Houston, foyer de l'épidémie dans le grand Etat du Sud.

Les célébrations du Jour de l'indépendance, lorsqu'en 1776 treize colonies britanniques proclamèrent leur séparation de la couronne britannique et fondèrent les Etats-Unis d'Amérique, risquent cette année d'avoir un goût amer.

L'Amérique est animée depuis la mort de l'Afro-Américain George Floyd, par un mouvement historique contre le racisme, comparable au mouvement des droits civiques des années 60.

Partout dans le pays, des rassemblements sont prévus pour la justice, l'égalité raciale et contre le gouvernement Trump.

A Washington, une vingtaine de collectifs ont appelé à manifester, notamment devant le monument en mémoire d'Abraham Lincoln, depuis lequel Martin Luther King avait prononcé son discours "I have a dream", en 1963.

Une grande partie du centre-ville était déjà bouclée dans la matinée, a constaté l'AFP.

Candidat démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden a appelé dans un message vidéo à s'unir pour surmonter "plus de 200 ans de racisme systémique".

"Notre pays a été fondé sur une idée, celle que nous naissons tous égaux. Nous n'avons jamais été à la hauteur de cette idée", a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama.

Donald Trump, qui brigue un second mandat, a dénoncé vendredi soir dans un discours très sombre "le désordre violent" dans les rues, et des "années d'endoctrinement extrême dans l'éducation, le journalisme et d'autres institutions culturelles."

En plein débat sur les statues mises à terre par des manifestants antiracistes, il a dénoncé, depuis l'imposant monument du Mont Rushmore, "une campagne visant à effacer notre histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants".

Dans son discours, le tempétueux milliardaire n'a que brièvement évoqué la pandémie qui a fait près de 130.000 morts sur le sol américain.

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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