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Fête de l'indépendance: Donald Trump vante une Amérique "forte" et "fière"

Le président américain Donald Trump participe à la fête de l'indépendance au Mont Rushmore à Keystone, dans le Dakota du Sud, le 3 juillet 2020.(Photo by SAUL LOEB / AFP)

Loin de Washington pour un soir, Donald Trump a vanté vendredi une Amérique "exceptionnelle" et dénoncé le "violent désordre" provoqué par les manifestations anti-racistes, dans le cadre majestueux du Mont Rushmore, sans s'attarder sur les chiffres alarmants du Covid-19 dans un pays inquiet.

Très critiqué pour sa gestion de la pandémie, le président américain s'est offert, à la veille de la fête nationale du 4 juillet, une soirée de feux d'artifice et un discours au ton très dur en terrain conquis.

Le tempétueux milliardaire s'est exprimé sous le regard de quatre de ses lointains prédécesseurs, taillés dans le granit, dont il a longuement fait l'éloge: George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln.

Sous un ciel sans nuage et devant une foule scandant "Quatre ans de plus", dans laquelle les masques étaient rares, il s'est posé, à quatre mois de l'élection présidentielle, en défenseur de "l'intégrité" de son pays.

"Nous allons dire la vérité telle qu'elle est, sans nous excuser: les Etats-Unis d'Amérique sont le pays le plus juste et le plus exceptionnel ayant jamais existé sur la Terre", et "les Américains sont forts et fiers", a-t-il lancé.

En plein débat sur les symboles de l'Histoire du pays, et alors que des statues de généraux confédérés ont été mises à terre par des manifestants antiracistes, il a dénoncé "une campagne visant à effacer notre histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants".

"Le désordre violent que nous avons vu dans nos rues et nos villes (...) est le résultat d'années d'endoctrinement extrême et de partialité dans l'éducation, le journalisme et d'autres institutions culturelles", a-t-il ajouté.

La mort, filmée de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, a suscité une vague de manifestations, parfois émaillées de violences, inédites depuis les grandes marches pour les droits civiques des années 1960.

Résurgence record

Le milliardaire n'a que très brièvement évoqué la résurgence de cas de Covid-19 dans le sud et l'ouest qui "met tout le pays en danger" selon les termes d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

En mauvaise posture dans les sondages, Donald Trump s'en tient depuis plusieurs jours à un seul message: la crise du coronavirus est "gérée", l'économie américaine repart "plus fort et plus vite" que prévu et l'année 2021 sera "historique".

Pourtant, dans un contraste saisissant avec l'Europe, des records de contaminations sont battus quotidiennement aux Etats-Unis.

L'université Johns Hopkins, qui fait référence, a annoncé que les Etats-Unis avaient enregistré vendredi 57.683 nouvelles infections dues au coronavirus en 24 heures.

La petite amie de Donald Trump Junior, fils aîné du président, a elle-même été testée positive, a rapporté vendredi le New York Times. Kimberly Guilfoyle, 51 ans, était présente au Mont Rushmore, mais n'a pas voyagé dans l'avion présidentiel.

Nombre d'Etats ont dû mettre le déconfinement sur pause, voire faire machine arrière, refermant à la hâte bars et plages.

Au début de ce long week-end férié, l'ancien président démocrate Barack Obama a, lui, appelé à un sursaut. "Vaincre ce virus demandera la mobilisation de tous. Portez un masque. Lavez-vous les mains", a-t-il tweeté. "Et écoutez les experts, pas ceux qui essayent de nous diviser".

"Pas de distanciation sociale"

Le locataire de la Maison Blanche, qui était accompagné de son épouse Melania Trump, savait pouvoir compter sur un accueil chaleureux dans le Dakota du Sud, Etat peu peuplé qu'il a remporté en 2016 avec plus de 60% des voix. Et la gouverneure républicaine Kristi Noem avait indiqué par avance qu'elle n'entendait pas gâcher la fête. "Nous avons dit à ceux qui sont inquiets qu'ils peuvent rester chez eux", avait-elle expliqué.

"Pour ceux qui veulent se joindre à nous, nous distribuerons des masques gratuits, s'ils décident d'en porter un. Mais il n'y aura pas de distanciation sociale".

Des représentants de tribus Sioux ont manifesté pour protester contre l'organisation de cette soirée dans les montagnes de Black Hills - où les têtes ont été sculptées de 1927 à 1941 - qu'ils considèrent comme sacrées.

Donald Trump parle lui depuis longtemps de sa fascination pour le Mont Rushmore. En 2017, il avait même évoqué, en plaisantant, la possibilité que son visage y soit ajouté un jour.

Au-delà de toute considération politique, il est cependant peu probable que cela arrive. "La roche qui se trouve autour des visages (des présidents) ne permet pas de sculpture supplémentaire", explique à l'AFP Dana Soehn, porte-parole de ce Parc national. Elle rappelle par ailleurs que le sculpteur, Gutzon Borglum, voulait représenter les idéaux des 150 premières années de l'histoire américaine - naissance, croissance, développement, préservation - et que son oeuvre était par conséquent achevée.

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Des pirates diffusent une vidéo pornographique durant l'audience de l'adolescent accusé d'avoir piraté Twitter

Logo de Twitter : le 15 juillet, les comptes de certaines des personnalités les plus connues du monde ont été piratés. Un garçon de 17 ans a été arrêté en relation avec ce piratage.

Une audience, en téléconférence, de l'Américain de 17 ans accusé d'être le cerveau du piratage à la mi-juillet de comptes Twitter de personnalités a été interrompue mercredi par une vidéo pornographique, des cris et de la musique rap, rapportent des médias américains.

Organisée sur Zoom, elle devait permettre de discuter de la caution de 725.000 dollars fixée pour le résident de Tampa, en Floride, qui avait plaidé non coupable la veille de la spectaculaire attaque contre le réseau social.

Les interruptions ont été tellement fréquentes que le juge du tribunal local devant lequel l'adolescent comparaissait virtuellement a été contraint de suspendre temporairement l'audience, selon le journal Tampa Bay Times.

Elle a repris peu après et, malgré les nouvelles intrusions répétées de hackers usant de pseudonymes comme "CNN" ou "BBC", le juge a pu se prononcer contre la réduction de la caution demandée par les avocats du jeune homme.

Ce dernier a été arrêté vendredi avec deux jeunes de 19 et 22 ans, dont l'un réside au Royaume-Uni, et est inculpé notamment de fraude électronique.

Les enquêteurs le considèrent comme le cerveau de cette cyberattaque qui aurait permis de récolter plus de 100.000 dollars en crypto-monnaie.

Les pirates ont, selon Twitter, ciblé une poignée de salariés via une opération de hameçonnage par téléphone, afin d'obtenir leurs identifiants.

Ils ont ensuite attaqué 130 comptes, dont ceux de l'ancien président américain Barack Obama, du candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden et des fondateurs d'Amazon, Jeff Bezos, de Microsoft, Bill Gates, ou de Tesla, Elon Musk.

A partir de ces comptes, ils ont envoyé des messages aguicheurs incitant les abonnés à envoyer des bitcoins, une crypto-monnaie, soi-disant en échange du double de la somme envoyée.

L'attaque a écorné l'image de Twitter et relancé les débats sur la sécurité informatique à trois mois de la présidentielle américaine.

Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

Les autorités américaines imposent des sanctions à un homme d'affaires zimbabwéen

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et le président russe Vladimir Poutine posent pour une photo lors du sommet Russie-Afrique dans la station balnéaire de la mer Noire à Sotchi, Russie, mercredi 23 octobre 2019. (AP Photo/Sergei Chirikov, pool photo via AP)

Le Trésor américain a imposé mercredi des sanctions financières contre l’homme d’affaires Zimbabwéen Kudakwashe Regimond Tagwirei, pour actes de corruption présumée.

Sa société, Sakunda Holdings, fait aussi l’objet de sanctions américaines, selon un communiqué des autorités fédérales.

"M. Tagwirei et d'autres membres de l’élite zimbabwéenne ont fait dérailler le développement économique du pays et ont porté préjudice au peuple zimbabwéen par des actes de corruption", a déclaré le secrétaire adjoint au Trésor, Justin G. Muzinich, dans un communiqué de presse.

Le communiqué indique que M. Tagwirei s’est appuyé sur ses liens avec des hauts fonctionnaires pour remporter des marchés publics. Il aurait aussi bénéficié d’un accès privilégié à des devises, qui sont pourtant en pénurie depuis des années au Zimbabwe.

Homme d'affaires prospère, M. Tagwirei est depuis longtemps lié au parti ZANU-PF au pouvoir au Zimbabwe et à de hauts fonctionnaires, tels que le président Mnangagwa et le premier vice-président Constantino Chiwenga. Ces deux personnalités figurent déjà sur la liste des sanctions américaines.

En vertu des sanctions annoncées mercredi, tous les biens et intérêts de M. Tagwirei et de sa société Sakunda Holdings qui se trouvent aux États-Unis ou qui sont sous le contrôle de ressortissants américains doivent être bloqués et signalés au Trésor.

Le Zimbabwe a été plongé dans la tourmente ces dernières semaines. Des citoyens, encouragés par le mouvement "Black lives matter", sont descendus dans la rue pour protester contre les violations des droits de l'homme et le manque d'aide du gouvernement alors que l'économie vacille sous le coup de la pandémie du nouveau coronavirus.

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