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Covid-19 aux Etats-Unis: "Nous avons un problème grave"

Le Dr Anthony Fauci, à droite écoute le vice-président Mike Pence lors d'une conférence de presse sur le coronavirus au ministère de la Santé à Washington le 26 juin 2019.

La hausse rapide du rythme des contaminations au nouveau coronavirus dans le sud des Etats-Unis est un "problème grave", a averti vendredi Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

"Nous avons un problème grave dans certaines zones", a déclaré le docteur Fauci, l'expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie, lors d'une conférence de presse de la cellule de crise sur le coronavirus de la Maison Blanche.

Il a appelé les jeunes en particulier à la responsabilité individuelle, soulignant qu'ils vivaient dans une société "interconnectée": "Si vous êtes infectés, vous infecterez quelqu'un d'autre, qui infectera quelqu'un d'autre".

"Et à la fin, vous contaminerez quelqu'un de vulnérable, cela peut être une grand-mère, un grand-père, un oncle en chimiothérapie ou en radiothérapie, ou un enfant atteint de leucémie", a-t-il dit.

Lors de la même conférence de presse, peu auparavant, le vice-président Mike Pence a tenté de rassurer les Américains sur la situation actuelle, assurant qu'elle n'avait rien à voir avec le début de la pandémie dans le Nord-Est du pays en mars et avril.

"Environ la moitié des nouveaux cas sont des Américains de moins de 35 ans, ce qui est une information encourageante", a déclaré Mike Pence.

"Nous sommes dans une bien meilleure position. La vérité est que nous avons ralenti les transmissions, nous avons aplati la courbe", a dit le vice-président.

Il a appelé les jeunes Américains à suivre les consignes de distanciation physique et d'hygiène, mais il n'a pas cité le port du masque.

Plus tard, il a défendu l'organisation de meetings de campagne par le président Donald Trump, au nom de la "liberté d'expression".

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L'équipe de football américain des Redskins abandonne son nom, jugé raciste

Le logo des Redskins, accusé d'être raciste depuis de nombreuses années, à Landover, Maryland, le 3 juillet 2020.

Après avoir longtemps résisté, l'équipe de football américain de Washington a annoncé lundi l'abandon de son nom des Redskins, cédant à la pression d'une partie de l'opinion et de ses sponsors qui critiquaient sa connotation raciste envers les Amérindiens.

"Le 3 juillet, nous avons annoncé le début d'un examen approfondi du nom de l'équipe", dont la traduction française est "Peaux Rouges", peut-on lire dans un communiqué. "Aujourd'hui, nous annonçons que nous allons abandonner le nom et le logo des Redskins après cet examen."

Le propriétaire de l'équipe, Daniel Snyder, et l'entraîneur Ron Rivera "travaillent en étroite collaboration pour développer un nouveau nom et une nouvelle approche visuelle", poursuit le communiqué. "Nous souhaitons tenir informés nos sponsors, nos fans et la communauté pour les 100 prochaines années."

Des voix s'élevaient depuis longtemps pour demander à cette équipe de la National Football League (NFL) de changer son nom et son logo, un Amérindien de profil flanqué de deux plumes, considérés comme une "insulte raciste" par des activistes.

M. Snyder avait toujours refusé, affirmant que ce surnom utilisé depuis 1933 rendait hommage aux Amérindiens.

Mais la mort de l'Afro-Américain George Floyd fin mai a plongé les Etats-Unis dans un examen de conscience sur leur rapport dans le domaine des relations raciales.

Un vaste mouvement a conduit une partie de la société à reconsidérer certains symboles comme les statues de généraux confédérés, partisans de l'esclavage, ou de Christophe Colomb. Plusieurs de ces monuments ont été déboulonnés ou vandalisés à travers le pays.

Longtemps célébré comme "celui qui a découvert l'Amérique", Christophe Colomb est aujourd'hui vu par certains comme le symbole de la colonisation violente par les Européens de terres ne leur appartenant pas.

Pression financière

Ces dernières semaines, la pression avait encore augmenté autour des Redskins: la société FedEx, qui parraine et donne son nom au stade de l'équipe, a ainsi demandé officiellement à cette dernière de changer son nom.

Et l'équipementier Nike a arrêté de vendre les produits dérivés de l'équipe sur son site internet, suivi par les grandes enseignes Walmart et Target.

La mairesse de Washington, Muriel Bowser, avait indiqué qu'il "était grand temps" de changer ce nom et que ce dernier était l'un des "obstacles" au souhait de l'équipe de revenir jouer dans la capitale, qu'elle avait quittée en 1997 pour évoluer dans le Maryland voisin.

Face à cette pression grandissante, l'équipe avait ouvert la voie à un changement, "au vu des récents évènements à travers le pays". Plusieurs autres équipes de sport professionnel américain ayant des noms et des logos amérindiens font aussi l'objet de critiques.

L'équipe de baseball des Cleveland Indians a ainsi fait disparaître sa mascotte "Chief Wahoo" de ses tenues, et a également annoncé réfléchir à la question de son nom.

Il y a une semaine, Donald Trump avait critiqué cette démarche: "On dirait que les Washington Redskins et les Cleveland Indians, deux franchises sportives légendaires, vont changer leur nom pour être dans le politiquement correct", a-t-il tweeté.

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