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RDC

Deuxième étape à Goma du vol humanitaire de l'Union européenne

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, fait un geste en parlant après une réunion du Conseil de coopération franco-russe à Moscou, en septembre. 9, 2019.

Le commissaire européen chargé de la Gestion des crises et le ministre français des Affaires étrangères ont acheminé mardi de l'aide humanitaire à Goma au deuxième jour d'un "pont aérien" humanitaire en République démocratique du Congo.

"Nous avons aussi acheminé de nombreux travailleurs humanitaires", a déclaré le commissaire Janez Lenarcic après l'étape de Kinshasa la veille.

"Quand une épidémie est mondiale, il faut se serrer les coudes. Nous venons à Goma pour montrer que ce n'est pas uniquement dans la capitale que cela se passe, ça se passe aussi dans l'Est de la RDC", a ajouté le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

MM. Le Drian et Lenarcic avaient rencontré lundi à Kinshasa le président congolais Felix Tshisekedi, accompagné du ministre belge des Affaires étrangères Philippe Goffin, rentré dès lundi soir.

Il s'agit de l'un des premiers déplacements diplomatiques de cette importance en Afrique depuis la fermeture des frontières fin mars face au coronavirus.

Goma est la plaque-tournante de l'Est de la RDC affecté par de nombreuses crises, tueries de civils, groupes armés, coronavirus et Ebola, déplacements de population.

Depuis début mai, l'UE a organisé quatre autres vols humanitaires, trois vers la République centrafricaine et un vers São Tomé e Príncipe.

Au total, l'Union européenne a alloué début avril à l'Afrique 3,25 milliards d'euros en financements et 1,4 milliard d'euros de prêts pour aider à couvrir les besoins des pays les plus touchés.

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L’or de la RDC exfiltré illicitement à travers les pays voisins, selon une ONG canadienne

Des creuseurs artisanaux dans une mine d'or au Nord-Kivu, RDC, 21 avril 2015. (VOA/Charly Kasereka)

Le commerce illicite de l’or de la République démocratique du Congo (RDC) via le Rwanda et l'Ouganda, continue de prospérer malgré les efforts visant à assainir le secteur, déplore IMPACT.

IMPACT, plateforme de la société civile canadienne qui existe de puis1986, pointe du doigt des intermédiaires (négociants et exportateurs) dûment enregistrés en RDC, au Rwanda et en Ouganda qui exercent leurs activités sans crainte apparente de sanctions.

L'ONG les met à nu dans un rapport publié jeudi.

Ces négociants et exportateurs continuent à mener ces activités "même après avoir été dénoncés publiquement année après année par les Nations Unies et des organisations internationales comme contribuant au commerce illicite de l’or artisanal de la RDC", signale IMPACT qui autrefois était connu sous le nom de PAC.

Les autorités congolaises ont fait des efforts pour assainir le secteur, reconnait la plateforme. Mais, les intermédiaires ou les négociants les compromettent, accuse le rapport.

Pour Joanne Lebert, directrice générale d’IMPACT citée dans le rapport, ces intermédiaires déjouent les tentatives de démantèlement de leur système en reconfigurant leurs activités dans toute la région lorsque nécessaire ou en créant des entités fantômes.

Ils donnent un semblant de légalité à leurs activités en déclarant un faible pourcentage de leurs exportations d’or tout en empochant d’énormes profits du commerce illicite.

Ainsi, l’or sorti en contrebande de la RDC et circulant sur le marché international légal – sous la forme de produits de consommation – est potentiellement lié à des activités criminelles, au blanchiment d’argent, à des groupes armés et à des violations des droits humains.

IMPACt cite notamment le cas Cavichi SARL mais aussi Congo Golden Mining et Omega Gold Mining Ltd.

Le premier, Cavichi SARL, agrée à Bukavu de 2013 à 2016 a déclaré, aux autorités congolaises avoir exporté en 2015-2016 25.7 kg, mais à Kigali, la quantité déclarée était plutôt 5,290 kg, selon les documents de transit.

IMPACT revèle aussi que Cavichi SARL a largement sous-évalué ses exportations, les 5,290 kg ayant une valeur déclarée de 17.3 millions USD, tandis que leur valeur marchande internationale à l’époque serait plutôt de quelque 191.5 millions USD.

En plus, même si l’entreprise a fermé ses portes, son fondateur, Caetano Victor Chibalonza, poursuit ses activités de négociant d’or, poursuit l'ONG.

"Les autorités rwandaises manquent à leur devoir de diligence concernant l’or qui entre au Rwanda en provenance de la RDC", soutient le rapport.

Congo Golden Mining Ltd et Omega Gold Mining Ltd ont fait de même que Cavichi SARL, mais avec des proportions différentes.

IMPACT demande que des enquêtes soient menées et que la RDC simplifie les étapes pour exporter l’or.

Au Rwanda et à l’Ouganda, IMPACT recommande de favoriser la coopération entre les organismes chargés de l’application de la loi afin de détecter les écarts commerciaux et resserrer les contrôles réglementaires de l’or déclaré comme provenant de la RDC.

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20 ans de prison pour avoir violé deux infirmières

Une infirmière préparant un vaccin contre Ebola à Goma dans le Nord-Kivu en RDC, le 7 août 2019. (AFP)

Trois hommes, accusés d'avoir violé deux infirmières et dépouillé des malades dans un centre de santé, ont été condamnés à 20 ans de prison à Kinshasa, où la hausse de l'insécurité inquiète les autorités.

Un tribunal a condamné les trois prévenus pour "viol de deux infirmières, vol qualifié, extorsion et association des malfaiteurs", a indiqué Me Luse Muzembe, avocat de la défense, à la fin du procès dans la nuit de mardi à mercredi.

Le ministère public avait requis la peine capitale, qui n'est plus appliquée depuis 2003. Deux autres prévenus ont été acquittés et trois autres, mineurs, renvoyés devant un tribunal pour enfants, selon l'avocat.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un groupe d'individus armés de machettes et d'objets tranchants a fait irruption au centre de Santé Révolution de Kisenso, une commune enclavée de la mégapole africaine, d'après les témoins et les autorités.

Ils ont violé deux jeunes infirmières qui étaient de garde, sous le regard des malades qu'ils ont dépouillés de leurs téléphones, argent, habits, a expliqué Willy Khonde, l'un des responsables de la Mutuelle de santé de Kisenso.

Le procès en procédure de flagrant délit devant le tribunal de grande instance de Matete avait débuté lundi. L'avocat a indiqué qu'il ferait appel du verdict de ce procès qui s'est tenu trois jours après les faits. "Le parquet n'a pas pu prouver l'implication de nos clients. Les vrais coupables courent encore les rues, il faut les retrouver", a estimé l'avocat.

La hausse de l'insécurité inquiète les autorités. A Kinshasa, la police a mis en place des barrages la nuit pour contrôler les taxis, après des cas d'enlèvements avec violences de jeunes passagères pour lesquelles les ravisseurs demandent une rançon à la famille.

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