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RDC

Ebola: un deuxième cas à Goma renforce la menace d'une propagation de l'épidémie

Un agent de santé congolais administre le vaccin Anti-Ebola à un enfant au centre de santé Himbi de Goma, en République démocratique du Congo, le 17 juillet 2019.

Seize jours après un premier cas de maladie à virus Ebola à Goma, grande ville de l'Est de la République démocratique du Congo, un second patient enregistré mardi renforce la menace d'une propagation de l'épidémie déjà responsable de 1.790 morts.

"Je viens d'être informé d'un cas de la maladie à virus Ebola à Goma", a déclaré à l'AFP le Dr Aruna Abedi, coordonnateur de la riposte contre Ebola dans la province du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale. "C'est un monsieur qui serait venu de Mongbwalu et qui était suivi à Bunia (Ituri). Il a fui nos équipes de riposte et se retrouve à Goma", a-il précisé.

Ce cas est le deuxième enregistré dans cette ville d'environ deux millions d'habitants, située à la frontière avec le Rwanda, depuis la déclaration de l'épidémie dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri le 1er août 2018. Le premier cas avait été découvert le 14 juillet.

Dans un communiqué officiel parvenu à l'AFP, signé par le professeur et expert congolais Jean-Jacques Muyembe, il est noté : "Nos équipes de la riposte viennent de détecter et isoler un deuxième cas ce 30 juillet 2019, et a priori sans lien avec le premier cas".

Selon ce document, le malade "est arrivé à Goma depuis le 13 juillet 2019 en provenance d'une zone minière dans la province de l'Ituri, sans signes de maladie; et a développé les premiers signes le 22 juillet 2019".

"Le malade est actuellement au centre de traitement Ebola de Goma pour sa prise en charge", ajoute ce communiqué signé conjointement par le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Nzanzu Kasivita Carly.

Les deux responsables congolais ont appelé la population à collaborer avec les équipes de la riposte et assuré aux "pays voisins que toutes les mesures sont prises pour renforcer la surveillance aux points d'entrée et de contrôle sanitaire".

Urgence sanitaire

Cette épidémie est la plus grave de l'histoire de la maladie depuis celle ayant touché l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016. Elle a tué 1.790 personnes, selon les derniers chiffres publiés mardi.

Mi-juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'avait élevé au rang "d'urgence de santé publique de portée internationale", un statut réservé aux épidémies les plus graves.

Dans la foulée, la Banque mondiale a annoncé le 24 juillet l'octroi d'une aide pouvant aller "jusqu'à 300 millions de dollars", qui s'ajoutent aux 100 millions de dollars déjà versés par l'institution via son mécanisme d'aide d'urgence en cas de pandémie.

La "maladie à virus Ebola" (auparavant nommée "fièvre hémorragique à virus Ebola") tient son nom de la rivière Ebola, située dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC, à l'époque Zaïre) où le virus a été repéré pour la première fois en 1976.

Elle se transmet entre humains par contacts directs, une personne saine est contaminée par les "fluides corporels" d'une personne malade (sang, vomissures, matières fécales...) et son "taux de létalité" est très élevé puisqu'elle tue en moyenne environ la moitié des personnes atteintes, selon l'OMS.

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Coronavirus: l'inquiétude des parents d'étudiants congolais en Chine

Des enfants portent des masques de protection par précaution à l'école Matribhumi de Thimi, Bhaktapur, Népal, le 29 janvier 2020.

Un collectif affirmant représenter des parents d'étudiants congolais en Chine, a demandé jeudi leur rapatriement en République démocratique du Congo par mesure de prévention face au coronavirus.

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"Nous demandons avec insistance au gouvernement (congolais) d'intervenir auprès du gouvernement chinois pour faciliter la couverture médicale pour le rapatriement de nos enfants. Nous allons payer leurs billets d'avions nous-mêmes", a déclaré à l'AFP Frédéric Ndjawo-Wolo Loleke, porte-parole du collectif.

Au total, "140 étudiants congolais" sont concernés, a expliqué M. Ndjawo-Wolo, qui affirme que son propre fils de 23 ans étudie en Chine.

"Nos enfants courent un danger, ils sont (...) en quarantaine, ils achètent tout en ligne, ils vont bientôt être à court d'argent", a-t-il estimé.

Aucun cas de contamination au virus n'a été enregistré parmi ces étudiants, selon les autorités congolaises.

"Les parents peuvent se tranquilliser, le gouvernement suit la situation (...), nos étudiants, nos compatriotes sont dans une situation de quasi quarantaine ne leur permettant pas d'être contaminés", a déclaré à l'AFP le ministre de la Communication David-Jolino Diwampovesa Makelele.

"Le gouvernement est en train d'étudier les mesures nécessaires pour voir dans quelle mesure on peut les rapatrier", a-t-il ajouté.

Il n'y a pas de vol direct entre les deux pays et il faut transisiter par Addis-Abeba ou Nairobi.

Début février, la RDC avait appelé ses ressortissants à "s'abstenir" jusqu'à nouvel ordre de se rendre en Chine, un de ses principaux partenaires commerciaux.

Des contrôles sanitaires ont été mis en place à l'arrivée des vols internationaux à Kinshasa.

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Le très fragile système de santé publique de la RDC est éprouvé depuis août 2018 par une épidémie d'Ebola dans l'est du pays (2.264 morts). Aucun nouveau cas n'a été enregistré depuis une semaine.

"Inquiétudes" du FMI, qui juge "réaliste" que la RDC revoie son budget à la baisse

Le président Felix Tshisekedi (R) avec le président de la Banque mondiale David Malpass à Washington, le 30 septembre 2019. (Facebook / Présidence de la RDC)

Après des années d'absence, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé mercredi qu'il maintenait la pression sur la République démocratique du Congo, avec des "inquiétudes" sur l'exécution du budget 2020, en estimant qu'il est "réaliste" de le revoir à la baisse.

"L'exécution du budget jusqu'à la mi-février suscite des inquiétudes en raison des pressions sur les dépenses et de la faible performance des recettes", écrit le représentant du FMI en RDC dans un communiqué.

Ces pressions "ont entraîné des avances de la banque centrale au gouvernement et une érosion des réserves internationales de la BCC" (Banque centrale du Congo), s'inquiète le communiqué publié à l'issue d'une nouvelle mission du FMI à Kinshasa.

"La mission a souligné la nécessité de mettre immédiatement un terme aux avances de la banque centrale et de rembourser celles accordées", insiste le communiqué.

Votée en décembre, la loi de finances prévoit un budget 2020 de 10,59 milliards de dollars (au taux actuel du franc congolais) pour quelque 80 millions d'habitants, dont les 2/3 vivent avec moins de deux dollars par jour, sans la moindre protection sociale.

Annoncé mi-février sur le site du ministère des Finances, un "plan de trésorerie", qui tient compte de l'exécution du budget, ne prévoyait plus que 5,45 milliards de dollars de dépenses, pour des recettes légèrement moindres.

Ce plan de trésorerie est "conforme à des prévisions de recettes réalistes", juge le FMI.

Le ministère des Finances avait assuré que ce "plan de trésorerie" ne remettait pas en cause le budget 2020.

Après quatre ans d'absence, le FMI a accordé fin décembre un crédit d'urgence de 368 millions de dollars à la RDC pour répondre "à ses besoins urgents en matière de balance des paiements".

Pays riche en minerais (cobalt, cuivre, coltan, or...), la RDC est l'un des pays les plus pauvres au monde en termes de revenu moyen par habitant (490 dollars par an et par habitant d'après la Banque mondiale).

Avec son budget 2020 de 10 milliards de dollars, le gouvernement du président Félix Tshisekedi voulait financer la gratuité de l'enseignement primaire.

Epidémie d'Ebola en RDC: aucun nouveau cas depuis sept jours

Campagne de vaccination contre Ebola dans le Nord-Kivu, RDC, 20 novembre 2019. (Twitter/OMS)

Très préoccupée par la propagation mondiale du coronavirus, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) affiche mercredi un optimisme prudent sur le front de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo, son autre urgence sanitaire de portée internationale.

"Aucun nouveau cas confirmé n’a été rapporté, ni aucun décès confirmé, et ceci pour le 7ème jour consécutif", se félicite l'OMS sur Twitter, à partir de données s'arrêtant au 24 février.

"L'épidémie d'Ebola en #RDC est désormais réduite à une seule zone sanitaire, Beni", a ajouté l'OMS, qui a élevé en juillet la dixième épidémie d'Ebola sur le sol congolais au rang d'urgence sanitaire mondiale, en raison des risques de propagation aux pays voisins (Rwanda, Ouganda).

"L'équipe de l'OMS et ses partenaires sur le terrain restent en alerte et continuent à travailler dur, malgré l'insécurité et de nombreux autres obstacles, pour parvenir à 0 cas", ajoute l'OMS.

L'épidémie d'Ebola a été déclarée le 1er août 2018 dans l'est de la RDC. "Au total, il y a eu 2.264 décès (2.130 confirmés et 134 probables) et 1.167 vainqueurs (personnes guéries, ou survivants)", indique le dernier bulletin des autorités sanitaires congolaises.

Il y a "453 cas suspects en cours d’investigation", ajoute-t-il.

La "riposte" anti-Ebola a été compliquée par l'insécurité dans la zone de l'épidémie (territoire de Beni, Butembo et extrême sud de l'Ituri).

16.637 personnes ont été vaccinées, en date du 22 février 2020, avec le second vaccin Ad26.ZEBOV/MVA-BN-Filo (Johnson&Johnson) dans les deux Aires de santé de Karisimbi à Goma (est).

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