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Ebola: aide d'urgence de la Banque mondiale de 300 millions de dollars à Kinshasa

L'épidémie, qui frappe actuellement la RDC et qui dure depuis août 2018, est la plus grave de l'histoire de la maladie depuis celle ayant touché l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016.(Photo-Twitter/Banque mondiale)

La Banque mondiale a annoncé mercredi l'octroi d'une aide pouvant aller "jusqu'à 300 millions de dollars" dans le cadre de la lutte mondiale contre l'épidémie d'Ebola qui sévit en République démocratique du Congo.

"Ensemble, nous devons prendre des mesures d'urgence pour mettre fin à l'épidémie mortelle d'Ebola qui détruit des vies et les moyens de subsistance en République démocratique du Congo", a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale, citée dans le communiqué.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé l'épidémie actuelle au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale".

"Nous avons un besoin urgent de plus de soutien et de ressources de la part de la communauté internationale pour éviter que cette crise ne s'aggrave à l'intérieur du pays et ne se propage au-delà des frontières", a souligné Mme Georgieva.

Selon le dernier bulletin diffusé lundi par les autorités du pays, "le cumul des cas est de 2.592, dont 2.498 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.743 décès (1.649 confirmés et 94 probables) et 729 personnes guéries", depuis août 2018.

Le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga, a démissionné lundi de ses fonctions, s'estimant désavoué par la décision du président Félix Tshisekedi de prendre le contrôle de la riposte contre l'épidémie d'Ebola.

Les 300 millions de dollars de financement de la Banque mondiale annoncés mercredi s'ajoutent aux 100 millions de dollars déjà versés par l'institution via son mécanisme d'aide d'urgence en cas de pandémie.

Le nouveau financement "montre que nous sommes vraiment préoccupés par la nécessité d'intensifier la riposte car la pandémie ne montre aucun signe d'affaiblissement à ce stade", a déclaré à l'AFP Annette Dixon, vice-présidente de la Banque mondiale chargée des programmes de santé.

"Alors que le pays a fait ses preuves en mettant rapidement un terme aux précédentes pandémies d'Ebola, l'épidémie actuelle est concentrée dans une région extrêmement pauvre du pays confrontée à de nombreux autres problèmes, notamment le manque de sécurité", a-t-elle ajouté.

Mme Dixon a également exhorté à reconnaître que "ces communautés ont besoin d'un soutien avant et après Ebola" d'autant que celles-ci sont également confrontées aux épidémies de choléra, de rougeole et de paludisme.

La "maladie à virus Ebola" (auparavant nommée "fièvre hémorragique à virus Ebola") tient son nom de la rivière Ebola, située dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC, à l'époque Zaïre) où le virus a été repéré pour la première fois en 1976.

L'épidémie, qui frappe actuellement la RDC et qui dure depuis août 2018, est la plus grave de l'histoire de la maladie depuis celle ayant touché l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016.

Lors d'une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs. Une personne saine est contaminée par les "fluides corporels" d'une personne malade: sang, vomissures, matières fécales...

Contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales.

Mais ce virus est redoutable en raison de son "taux de létalité" très élevé: il tue en moyenne environ la moitié des personnes qu'il atteint, selon l'OMS.

Avec AFP

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Les criquets envahisseurs font leur apparition dans la province agricole de l'Ituri en RDC

Des essaims de criquets d'une ampleur historique

Après l'Afrique de l'Est, la République démocratique du Congo est à son tour touchée par l'invasion des criquets ravageurs, une première depuis 1944. Les experts redoutent des conséquences calamiteuses pour des populations déjà fragiles. 

Les experts craignent une famine comparable à celle de 1944 lors de la dernière apparition de ces insectes ravageurs dans ce territoire à vocation agricole dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

"Un petit groupe de criquets pèlerins est arrivé le 21 février sur la rive occidentale du lac Albert près de Bunia, après avoir traversé le nord de l’Ouganda", selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ces insectes ont été aperçus pour la première fois dans le pays le 19 février dans le territoire d'Aru, en Ituri.

"Il y a un risque qu’ils se multiplient. Ils se promènent en couple et ravagent tout ce qui est vert, même les écorces, la pelouse", alerte Jean-François Kamate, inspecteur agricole dans l'Ituri.

La présence des criquets inquiète jusque dans les deux provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, en proie à l'insécurité alimentaire. Déjà, des dizaines de milliers de déplacés fuient les violences des groupes armés.

Les criquets pèlerins ont déjà frappé plusieurs pays d'Afrique de l’Est, parmi lesquels l'Ouganda, le Kenya et la Somalie.

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Coronavirus: l'inquiétude des parents d'étudiants congolais en Chine

Des enfants portent des masques de protection par précaution à l'école Matribhumi de Thimi, Bhaktapur, Népal, le 29 janvier 2020.

Un collectif affirmant représenter des parents d'étudiants congolais en Chine, a demandé jeudi leur rapatriement en République démocratique du Congo par mesure de prévention face au coronavirus.

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"Nous demandons avec insistance au gouvernement (congolais) d'intervenir auprès du gouvernement chinois pour faciliter la couverture médicale pour le rapatriement de nos enfants. Nous allons payer leurs billets d'avions nous-mêmes", a déclaré à l'AFP Frédéric Ndjawo-Wolo Loleke, porte-parole du collectif.

Au total, "140 étudiants congolais" sont concernés, a expliqué M. Ndjawo-Wolo, qui affirme que son propre fils de 23 ans étudie en Chine.

"Nos enfants courent un danger, ils sont (...) en quarantaine, ils achètent tout en ligne, ils vont bientôt être à court d'argent", a-t-il estimé.

Aucun cas de contamination au virus n'a été enregistré parmi ces étudiants, selon les autorités congolaises.

"Les parents peuvent se tranquilliser, le gouvernement suit la situation (...), nos étudiants, nos compatriotes sont dans une situation de quasi quarantaine ne leur permettant pas d'être contaminés", a déclaré à l'AFP le ministre de la Communication David-Jolino Diwampovesa Makelele.

"Le gouvernement est en train d'étudier les mesures nécessaires pour voir dans quelle mesure on peut les rapatrier", a-t-il ajouté.

Il n'y a pas de vol direct entre les deux pays et il faut transisiter par Addis-Abeba ou Nairobi.

Début février, la RDC avait appelé ses ressortissants à "s'abstenir" jusqu'à nouvel ordre de se rendre en Chine, un de ses principaux partenaires commerciaux.

Des contrôles sanitaires ont été mis en place à l'arrivée des vols internationaux à Kinshasa.

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Le très fragile système de santé publique de la RDC est éprouvé depuis août 2018 par une épidémie d'Ebola dans l'est du pays (2.264 morts). Aucun nouveau cas n'a été enregistré depuis une semaine.

"Inquiétudes" du FMI, qui juge "réaliste" que la RDC revoie son budget à la baisse

Le président Felix Tshisekedi (R) avec le président de la Banque mondiale David Malpass à Washington, le 30 septembre 2019. (Facebook / Présidence de la RDC)

Après des années d'absence, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé mercredi qu'il maintenait la pression sur la République démocratique du Congo, avec des "inquiétudes" sur l'exécution du budget 2020, en estimant qu'il est "réaliste" de le revoir à la baisse.

"L'exécution du budget jusqu'à la mi-février suscite des inquiétudes en raison des pressions sur les dépenses et de la faible performance des recettes", écrit le représentant du FMI en RDC dans un communiqué.

Ces pressions "ont entraîné des avances de la banque centrale au gouvernement et une érosion des réserves internationales de la BCC" (Banque centrale du Congo), s'inquiète le communiqué publié à l'issue d'une nouvelle mission du FMI à Kinshasa.

"La mission a souligné la nécessité de mettre immédiatement un terme aux avances de la banque centrale et de rembourser celles accordées", insiste le communiqué.

Votée en décembre, la loi de finances prévoit un budget 2020 de 10,59 milliards de dollars (au taux actuel du franc congolais) pour quelque 80 millions d'habitants, dont les 2/3 vivent avec moins de deux dollars par jour, sans la moindre protection sociale.

Annoncé mi-février sur le site du ministère des Finances, un "plan de trésorerie", qui tient compte de l'exécution du budget, ne prévoyait plus que 5,45 milliards de dollars de dépenses, pour des recettes légèrement moindres.

Ce plan de trésorerie est "conforme à des prévisions de recettes réalistes", juge le FMI.

Le ministère des Finances avait assuré que ce "plan de trésorerie" ne remettait pas en cause le budget 2020.

Après quatre ans d'absence, le FMI a accordé fin décembre un crédit d'urgence de 368 millions de dollars à la RDC pour répondre "à ses besoins urgents en matière de balance des paiements".

Pays riche en minerais (cobalt, cuivre, coltan, or...), la RDC est l'un des pays les plus pauvres au monde en termes de revenu moyen par habitant (490 dollars par an et par habitant d'après la Banque mondiale).

Avec son budget 2020 de 10 milliards de dollars, le gouvernement du président Félix Tshisekedi voulait financer la gratuité de l'enseignement primaire.

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