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Ebola: baisse des flux à la frontière RDC-Rwanda

Un point de passage frontalier entre le Rwanda et la RDC.

Le trafic entre la ville rwandaise de Gisenyi et celle de Goma en RDC, où quatre cas d'Ebola ont été enregistrés, a baissé de manière drastique jeudi et vendredi, après les restrictions imposées par les autorités rwandaises à leurs ressortissants.

"Généralement, 60.000 personnes en moyenne font des navettes entre le Rwanda et la RDC ici à la petite barrière de Goma. Depuis le début de la semaine, nous enregistrons moins de dix mille traversées, une baisse considérable à cause d'Ebola", a déclaré un officier de l'immigration congolaise.

"La frontière n'est pas fermée. Mais le Rwanda empêche ses ressortissants de passer au Congo sans motif valable", explique un responsable qui travaille pour le compte de l'Organisation Internationale pour les Migrations au point de contrôle frontalier dans le cadre de la riposte contre Ebola en RDC.

"Des centaines de Rwandais sont empêchés de franchir la frontière", a affirmé Martin Sibomana, un ressortissant rwandais. "L'immigration rwandaise demande votre profession, la carte d'identité et beaucoup d'autres formalités et justifications qui n'existaient pas avant. S'ils ne sont pas satisfaits, ils vous refoulent", a témoigné, agacé, Franck Paluku, à la barrière. Ce manutentionnaire congolais, affirme avoir été renvoyé vendredi par les services d'immigration du Rwanda.

Habillés en uniformes noirs et portant des gants blancs, des officiers d'immigration congolaise, armés, contrôlent le contenu des sacs des voyageurs tandis que des agents de la riposte prélèvent systématiquement la température des passants à l'aide de thermoflash.

Déclarée en août dernier, l'épidémie d'Ebola est contenue jusque-là dans la province du Nord-Kivu (Beni, Butembo-Katwa) et marginalement dans celle de l'Ituri. Mi-juillet, un premier cas d'Ebola a été détecté dans la ville de Goma, à la frontière avec le Rwanda. L'organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors placé au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale". Depuis, quatre cas confirmés dont deux morts ont été enregistrés à Goma.

Mardi, les ministres congolais et rwandais de la Santé ont décidé de renforcer leur collaboration dans la lutte contre l'épidémie qui a déjà fait plus de 1.820 morts. Jusque-là, aucun cas d'Ebola n'a été signalé au Rwanda, alors qu'en juin, deux cas en provenance de la RDC ont été détectés en Ouganda voisin.

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Renocotre entre Félix Tshisekedi et Mark Greene sur Ebola

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Le chef de l'ONU bientôt en RDCongo pour encourager à lutter contre Ebola

Antonio Guterres Secrétaire général des Nations Unies lors du débat général de la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2018.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se rendra en fin de semaine prochaine en République démocratique du Congo, notamment dans le Kivu (est) pour rencontrer des survivants et des personnels soignants, a annoncé mercredi son porte-parole.

Antonio Guterres est attendu samedi 31 août dans cette province congolaise au terme d'un voyage qui l'aura conduit au préalable en France pour un sommet du G7 et au Japon pour une conférence sur le développement en Afrique, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.

Cette visite en RDC, initialement envisagée à l'été 2018, avait été repoussée à plusieurs reprises pour diverses raisons.

Son déplacement dans ce pays durera trois jours avec une première visite dans la province du Nord Kivu "pour mobiliser davantage de moyens face à l'épidémie d'Ebola", a indiqué le porte-parole. Il rencontrera des survivants et des personnels soignants dans un centre de traitement contre la maladie.

Dans l'est congolais, il étudiera aussi l'application du mandat de la force de Casques bleus pour protéger les civils et aider les autorités à consolider la stabilité dans le pays, a-t-il ajouté.

Antonio Guterres verra ensuite à Kinshasa le président congolais Félix Tshisekedi et d'autres responsables gouvernementaux, des membres de l'opposition et des représentants de la société civile.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humain direct a déjà tué plus de 1.930 personnes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a élevée au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Soixante-deux personnes accusées de massacres de civils en Ituri

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L'eau du lac Kivu cruciale dans la lutte contre Ebola à Goma

Des hommes et des femmes puisent l’eau du lac Kivu, à Goma, pour aller la vendre dans des quartiers non ou mal desservis par la Régie de distribution et traitement d’eau du Nord-kivu.

La lutte contre Ebola à Goma, carrefour commercial en proie à de graves pénuries d'eau dans l'est de la République démocratique du Congo, dépend de la générosité du lac Kivu qui alimente en eau les équipes sanitaires.

Une règle d'or pour éviter la propagation d'Ebola: se laver les mains régulièrement. A Goma, l'équipe de la riposte à Ebola a besoin de 33 m3 d'eau par jour pour ravitailler une dizaine de points de contrôle de la maladie, indique Léon Salibaya, un responsable de l'équipe chargée de la prévention et contrôle des infections.

"L'eau du lac nous aide particulièrement dans la prévention, car elle est abondante", explique Jean Nepo, superviseur de la riposte contre Ebola au port public de Goma.

Trouver de l'eau est pourtant un casse-tête à Goma. Le réseau de distribution géré par l'opérateur public, la Regideso, est vétuste et ne couvre pas l'ensemble des quartiers de cette ville d'environ deux millions d'habitants.

"L'opérateur public ne couvre que la moitié des besoins en eau des habitants de la ville", selon Mutete Mwenyemali, un responsable administratif local.

Tous les jours de nombreuses personnes vont s'approvisionner au lac, au bord duquel s'alignent les camions citernes dans l'attente du pompage.

- Lavage obligatoire -

Les responsables de la riposte organisent plusieurs rotations de camions-citernes au quotidien. Une fois récupérée, l'eau du lac est traitée au chlore, puis distribuée dans les réservoirs situés aux différents points de contrôle.

Placés en hauteur, ces réservoirs - estampillés OIM (Organisation internationale pour les migrations) ou Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) - sont visibles dans la ville au niveau des points de contrôle. Des membres des équipes de la riposte y puisent de l'eau chlorée qui sert au lavage des mains des passants.

Mobiles, certains agents vont vers des passants munis des carafes à pression, les obligeant à se laver les mains pour les désinfecter avant de poursuivre leur chemin.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humains directs et étroit a déjà tué plus de 1.930 personnes. Cette épidémie a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine.

Mais quatre cas, dont deux mortels, sont récemment apparus à Goma, avec les risques de propagation propres à une grande ville densément peuplée, du surcroit plate-forme de transport régionale. Cette évolution a amené l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé l'épidémie au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Les points de contrôle publics où les lavages des mains sont obligatoires sont notamment situés au port, à la frontière avec le Rwanda et dans quelques artères très fréquentés de Goma.

Le lac Kivu est un élément essentiel de l'arrêt de la propagation de la maladie mais aussi une ressource précieuse pour la population locale. Ici tout le monde récupère cette eau: les particuliers, les hôtels, les écoles, les centres de santé, les débits de boisson.

Les foyers ne sont pas en reste. Des femmes, des jeunes, filles et garçons, portant des bidons jaunes convergent toute la journée en petits groupes vers le lac pour y puiser de l'eau. Ils en profitent aussi pour prendre un bain. Pendant ce temps, des femmes font la lessive ou la vaisselle.

"Si le lac n'était pas là, ça serait catastrophique. Peut être que les équipes de la riposte iraient prendre l'eau ailleurs, peut être au Rwanda, mais ça serait terrible. Le lac, c'est notre seule source de vie en eau potable", soupire Jacques Sinzahera, un activiste pro-démocratie.

Avec AFP

Foire internationale des arts et de la créativité à Bukavu

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