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RDC

Un convoi de lutte anti-Ebola visé par des tirs

Un des véhicules de Médecins Sans Frontières a été brûlée au Centre de traitement Ebola d'Itav, à Butembo, Nord-Kivu, RDC, le 28 février 2019.

Deux véhicules d'une équipe de lutte contre le virus Ebola ont été visés samedi par des tirs sur la route reliant Beni à Butembo, l'un des principaux foyers de l'épidémie dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de source policière.

"Deux véhicules de la riposte Ebola ont été attaqués par des hommes armés aujourd'hui a Palatalisa (proche de Butembo). Il y a des impacts de balles sur les véhicules. Heureusement (...) il n'y a aucun blessé", a déclaré à l'AFP le Colonel Richard Mbambi, chef de la police de Butembo (Nord-Kivu).

A bord, "il y avait trois médecins du ministère de la Santé et un médecin de l'OMS, tous les quatre travaillent au Centre de traitement d'Ebola (CTE) de Butembo et sont tous des nationaux" congolais, a indiqué à l'AFP une source à l'OMS.

La lutte contre l'épidémie d'Ebola est régulièrement perturbée par la présence dans cette zone de plusieurs groupes armés locaux et étrangers actifs et les résistances communautaires contre la prévention et la vaccination, l'hospitalisation, les enterrements dits "dignes et sécurisés" qui évitent les contacts avec les fluides contagieux du défunt.

La RDC lutte contre Ebola depuis une année et l'épidémie a déjà fait 1.823 morts, d'après les derniers chiffres publiés vendredi par le ministère de la santé. L'OMS l'a élevée au rang d'urgence sanitaire mondiale.

L'actuelle épidémie dans l'est de la RDC est la deuxième plus importante dans l'histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

L'épidémie, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine.

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Une centaine de morts dans les violences du Tanganyika depuis début 2020

Un pêcheur manœuvre pour amarrer son bateau sur le lac Tanganyika à Uvira le 22 mars 2015.

Une centaine de personnes sont mortes depuis le début de l'année dans les violences oubliées du Tanganyika dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont 18 ces derniers jours dans une zone minière, selon des sources locales et les Nations unies.

Ce mardi, le ministre de l'Intérieur de la province du Tanganyika a indiqué que 12 civils avaient été tués lors de l'attaque du groupe armé "Apa na pale" dans la région minière de Mugunga au centre de la province.

"Six assaillants ont été également tués" par les forces de sécurité, a détaillé à l'AFP le ministre provincial, Dieudonné Kamona, selon qui les violences ont eu lieu samedi et dimanche.


Les miliciens "Apa na Pale" "ont utilisé des Twa (Pygmées) lors de leurs attaques qui ciblaient essentiellement des sites d'exploitation artisanale de l'or", a-t-il ajouté.

Dans cette même province du Tanganyika, les affrontements entre les milices de la minorité pygmée (les Twa) et celles des Bantous majoritaires "ont déjà fait une centaine de morts parmi les civils depuis le début de l’année", écrit dans un rapport le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La présence du groupe armé Apa Na Pale dans la région "a également contribué à l’insécurité, étant donné la présence limitée des forces de sécurité dans la province", ajoute M. Guterres dans ce rapport en date du 18 juin.

En avril, l'armée congolaise a lancé "une série d’opérations contre les milices Twa (Pygmées) qui ont permis de les déloger des zones les plus peuplées".

Le conflit porte sur "le contrôle des ressources, notamment les ressources foncières et l’exploitation minière artisanale", ajoute M. Guterres dans son rapport trimestriel sur la RDC.

En 2016-2017, des dizaines de milliers de civils avaient fui les violences entre Pygmées et Bantoues dans la région. Des organisations humanitaires ont avancé le chiffre de 500.000 à 650.000 déplacés.

Des tentatives de réconciliation avaient eu lieu entre Bantous et Pygmées, qui s'estiment méprisés par la communauté majoritaire.

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Appels à manifester contre la commission électorale congolaise

Adolphe Muzito, Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi lors d'une réunion de Lamuka, 27 mars 2020. (Twitter Coalition Lamuka) (TwitterCoalition Lamuka)

Trois mouvements distincts ont lancé autant d'appels à manifester en République démocratique du Congo contre le choix controversé du nouveau président de la très stratégique Commission électorale nationale indépendante (Céni), respectivement pour les 9, 13 et 19 juillet.

Les quatre leaders de la coalition d'opposition Lamuka ont appelé mardi "le peuple congolais à manifester ce lundi 13 juillet, à Kinshasa et toute l'étendue du territoire, dans le strict respect des gestes barrière".

Cette coalition avait revendiqué la victoire pour son candidat, Martin Fayulu, à l'élection présidentielle de décembre 2018, officiellement remportée par Félix Tshisekedi.

Les leaders de Lamuka accusent l'actuel secrétaire exécutif de la Céni, Ronsard Malonda, dont l'Assemblée nationale a entériné le choix comme futur président de cette instance, d'avoir "contribué à tous les hold-ups électoraux depuis 2006".

Le Comité laïc de coordination (CLC, proche des catholiques) et des mouvements citoyens ont appelé pour le 19 juillet à "une grande marche pacifique de protestation, à Kinshasa et dans d'autres villes du pays".

Samedi, leur marche de plusieurs centaines de personnes a été dispersée par la police à son arrivée autour du Parlement.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du président Thisekedi, avait déjà convoqué ses partisans dans la rue à Kinshasa jeudi.

La nomination officielle du nouveau président de la Céni doit être validée par le chef de l'Etat.

La RDC vit toujours sous le régime de l'"état d'urgence" sanitaire face au Covid-19, prolongé pour la sixième fois lundi pour 15 jours, qui interdit normalement les rassemblements de plus de 20 personnes.

Les manifestations en RDC peinent souvent à rassembler au-delà du cercle de leurs organisateurs et leurs partisans, parfois payés pour descendre dans la rue.

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