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RDC

Epidémie Ebola : 15 personnes mises en quarantaine au Sud-Kivu

Centre de traitement du virus Ebola à Beni, en République Démocratique du Congo, le 16 juillet 2019.

Quinze personnes, dont sept en provenance de Goma, où un deuxième malade d'Ebola est décédé, ont été mises en quarantaine dans une localité riveraine du Sud-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi un responsable administratif local.

C'est la première fois que des cas suspects d'Ebola ont été recensés dans la province du Sud-Kivu.

"Nous venons de mettre 15 personnes en quarantaine ici à Birava : une maman et ses six enfants en provenance de Goma (la capitale du Nord-Kivu, ndlr) ainsi que d'autres membres de la famille qu'ils venaient de rencontrer sur place", a déclaré à l'AFP Christian Birhinjira, responsable administratif de Birava.

"La maman et ses six enfants venus de Goma étaient dans une famille dont le responsable avait fui un centre de traitement d'Ebola", a-t-il expliqué.

Birava est situé au bord du lac Kivu, à environ 30 km au nord de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu (est).

Interrogé par l'AFP, le médecin directeur de l'hôpital de Birava a confirmé les cas suspects.

"Nous avons effectivement eu l'alerte de ces cas suspects d'Ebola venus de Goma. Nous avons recherché la dame et ses enfants et d'autres personnes qu'elle avait déjà contactées, ils sont au total 15 chez nous en quarantaine", a dit le Dr Ciza Nuru.

"L'équipe des spécialistes, dont l'OMS, venue de Bukavu est rentrée pour revenir demain avec les matériels pour s'occuper correctement de la situation", a-t-il assuré.

Déclarée le 1er aout 2018, la dixième épidémie d'Ebola en RDC a jusqu'à présent été relativement circonscrite dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Mais l'apparition de cas dans une ville comme Goma renforce la menace d'une propagation de l'épidémie déjà responsable de 1.803 morts, selon les derniers chiffres publiés mercredi par les autorités.

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L’ancien ministre de Santé, Oly Ilunga, placé en résidence surveillée

Oly Ilunga, ancien ministre de la Santé de la RDC à Beni, le 20 décembre 2018.

La Cour de cassation a assigné à résidence le docteur Oly Ilunga, ancien ministre de la Santé de la RDC poursuivi pour détournement de 4,3 millions de dollars destinés à la lutte contre Ebola, indiquent ses avocats.

Le médecin et ancien ministre a comparu mardi devant la Cour de cassation qui siégeait en chambre du conseil, a indiqué à VOA Afrique, son avocat Guy Kabeya.

Il avait été arrêté samedi. La police avait justifié l'arrestation en raison d’une tentative ou des intentions de M. Ilunga de se soustraire aux poursuites judiciaires par une fuite vers le Congo-Brazzaville, en passant par le Congo-central. Mais il a été arrêté à sa résidence selon ses avocats.

"Le collectif de avocats du Dr Oly Ilunga Kalenga, ancien ministre de la Santé de la RDC, informe que ce dernier a été assigné à résidence surveillée par ordonnance de la Cour de cassation," a précisé l’avocat.

L'ancien ministre Oly Ilunga a été accusé de détournement quelques semaines après sa démission du gouvernement le 22 juillet dernier.

Il protestait contre la nomination d’un directeur en charge de la cellule de la lutte contre Ebola, ce qui lui en enlevait l’attribution.

Il était aussi opposé à l'utilisation d'un deuxième vaccin contre l’épidémie Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC depuis plus d’un an où elle a déjà fait plus 2.050 morts.

Le procureur général près de la Cour de cassation saisi de l’affaire de 15 millions $ disparus

Des juges de la Cour constitutionnelle de lq RDC à Kinshasa, 15 janvier 2019.

Le procureur général près la Cour de cassation de la RDC interdit désormais toute interférence et déclarations sur l’affaire des 15 millions de dollars de fonds pétroliers disparus, qui fait des vagues dans le pays. Il annonce avoir été saisi de l’affaire.

"En attendant l’issue des investigations que mènent ses services, il est demandé aux uns et aux autres de s’abstenir d’interférer par des actes, des propos et des déclarations intempestifs et inopportuns de nature à porter gravement préjudice auxdites enquêtes, qui doivent se poursuivre en toute sérénité," indique un communiqué du procureur signé de la main de l’avocat général Victor Mumba Mukomo.

Selon le communiqué parvenu à VOA Afrique, le procureur général près la Cour de cassation a été saisi par un rapport sur l’éventuelle disparition de la somme de 15 millions de dollars. Celle-ci proviendrait d'une décote du montant dû par le gouvernement congolais aux sociétés pétrolières installées en RDC.

L’affaire fait des vagues dans le pays. Et beaucoup attendent une déclaration du président Félix Tshisekedi, car son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, est cité dans le rapport de la mission de l’Inspection générale des Finances (IGF), un service dépendant directement du Chef de l’Etat.

C'est l'IGM qui a révélé la disparition de la dite somme.

Lundi, le porte-parole de Félix Tshisekedi a, dans un tweet, justifié le silence du président par respect des règles de la démocratie (séparation des pouvoirs), la justice étant déjà saisie de l’affaire.

L'ex-ministre de la Santé Oly Ilunga transféré au parquet

Oly Ilunga à Beni en RDC le 20 décembre 2018.

L'ex-ministre congolais de la Santé Oly Ilunga a été transféré mardi au parquet, trois jours après son arrestation par la police qui le soupçonne d'avoir détourné des fonds alloués à la lutte anti-Ebola, a-t-on appris auprès de son avocat.

L'ex-ministre doit être entendu par un magistrat, a détaillé Me Guy Kabeya joint par l'AFP.

Il avait démissionné le 22 juillet, en désaccord avec le président Félix Tshisekedi qui venait de lui retirer la conduite de la riposte anti-Ebola.

Le docteur Ilunga est accusé depuis d'avoir détourné 4,3 millions de dollars mis à sa disposition pour lutter contre l'épidémie d'Ebola, qui a tué plus de 2.000 personnes dans l'est du pays depuis le 1er août 2018.


La police l'avait interpellé en l'accusant de vouloir quitter la RDC via le Congo-Brazzaville. Il avait été interdit de quitter le territoire national quelques jours après sa première audition fin août.

L'ex-ministre a promis "de se défendre avec la plus grande énergie pour son honneur", ont fait savoir samedi ses avocats à la presse congolaise.

Son entourage affirme qu'il n'a reçu du Trésor public que 2,4 millions de dollars en onze mois pour lutter contre Ebola.

"Les pièces comptables dans le dossier attestent que cette somme a exclusivement été utilisée aux fins de la lutte contre la maladie à virus Ebola", ont assuré ce week-end ses avocats.

Agé de 59 ans, médecin de profession, le docteur Oly Ilunga était le directeur médical des cliniques de l'Europe à Bruxelles jusqu'à son entrée au gouvernement fin décembre 2016. En 2014, il avait coordonné l'évacuation sanitaire en Belgique du père de l'actuel président, l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a été soigné aux cliniques de l'Europe.

En décembre 2016, Oly Ilunga avait accepté de rejoindre le gouvernement de l'ex-président Joseph Kabila, à l'époque accusé de vouloir se maintenir au pouvoir coûte que coûte par Etienne Tshisekedi et son parti UDPS.

Etienne Tshisekedi est décédé quelques semaines plus tard, le 1er février 2017.

Félix Tshisekedi en Belgique pour sa première visite officielle

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L'ONU appelle à la paix les communautés des Hauts plateaux du Sud-Kivu

La responsable de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Leila Zerrougui, aux côtés du gouverneur de la province de l’Ituri, à Bunia, 10 avril 2018. (Twitter/ Leila Zerrougui)

La patronne de la Monusco (Mission des Nations unies en RDC) Leila Zerrougui a lancé un appel à la paix aux communautés des Hauts plateaux de la province du Sud-Kivu qui s’entretuent depuis quelques temps dans la région.

Elle a, dans le même temps, annoncé que la mission renforçait ses moyens de protection des civils dans cette zone pour soutenir les autorités congolaises. La Monusco appelle les acteurs de ce conflit à mettre fin à la violence, dit-elle dans un communiqué parvenu à VOA Afrique.

"Nous appelons tous les leaders nationaux et provinciaux originaires des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, à dénoncer les attaques ciblées sur les communautés ou sur leurs représentants et chefs coutumiers, dépasser leurs différences partisanes et exercer leur influence pour mettre fin à ses violences," a-t-elle écrit.

Des affrontements interethniques se sont intensifiés dans les Hauts plateaux entre les Banyamulenge (venus du Rwanda ou dont les arrières-parents en sont originaires) et les Nyindu, les Fuliro et les Bembe pour le contrôle de ces terres très convoitées.

Les Nyindu, les Fuliro et les Bembe sont particulièrement opposés à la récente création d'une commune (Mulenge) attribuée aux Banyamulenge.

La semaine passée, le chef de la milice Gumino de Banyamulenge a été assassiné par ceux que l’armée congolaise (FARDC) pense être des Maï Maï, des miliciens adversaires, provoquant plus de combats.

Selon la Monusco, entre 500 et 600 personnes vont chaque jour chercher la protection et l’assistance humanitaire dans les bases temporaires de la mission à Minembwe et à Mikenge.

34.000 déplacés seraient directement affectés par ces nouveaux affrontements et des multiples villages auraient été brûlés, selon OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires).

Kidnappings, viols et des vols massifs de bétail auraient aussi été perpétrés, soutient OCHA.

La Monusco annonce avoir déployé des hélicoptères d’attaque en soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), intensifié ses patrouilles de dissuasion.

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