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RDC

Deux nouveaux cas d’Ebola à Goma

Une enfant dans les mains de sa mère en train de suivre des soins au Centre de traitement d'Ebola à Butembo, Nord-Kivu, sur une photo publiée le 31 juillet 2019. (Twitter/Unicef RDC)

Deux nouveaux cas d’Ebola ont été enregistrés à Goma, principale ville d'au moins 2 millions d’habitants dans l'est de la RDC, poussant les autorités du Rwanda voisin à fermer la frontière avant de la rouvrir.

"L’enfant (une fille) d’un an ainsi que de la femme de l’orpailleur décédé mercredi ont été testés positives à l’Ebola," a déclaré à VOA Afique, le docteur Jean-Jacques Muyembe, responsable de la cellule technique nationale de la riposte contre Ebola, nouvellement mise sur pied.

Les deux nouveaux cas portent à quatre le nombre de personnes diagnostiquées d’Ebola dans cette ville. Depuis exactement un an, l’épidémie s'est déclarée dans dans cette partie de la RDC.

L'enfant et sa mère sont mises en quarantaine pour des soins appropriés et toutes les personnes-contact sont en train d'être vaccinées et sous observation, a revelé le docteur Muyembe.

Fermeture momentanée de la frontière

Ces cas ont donc poussé les autorités rwandaises à fermer la frontière avec leur voisin de l'Ouest comme l'ont déclarées les autorités congolaises dans un communiqué de la présidence.

Le communiqué indique que "les mouvements des personnes ne sont autorisés que dans un seul sens".

Ce qu'a également constaté à la barrière, le correspondant de VOA Afrique à Goma.

Le texte explique que les autorités rwandaises n'autorisent pas les citoyens rwandais d’aller à Goma mais laissent les Congolais quitter Gisenyi (ville voisine rwandaise) mais sans pouvoir y retourner.

A contre sens avec l'OMS

Une décision à déplorer, selon le docteur Muyembe qui évoque la déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) faisant d’Ebola en RDC une urgence internationale. Il souligne que la décision de l'OMS interdit, par ailleurs, la fermeture des frontières et d'autres mesures dans ce sens.

"Voilà pourquoi nous tiendrons très prochainement une rencontre internationale avec les experts d’Ebola de tous les pays de la région pour examiner toutes ces questions", précise-t-il.

"De toutes les façons, la question est en train d’être réglée au niveau politique avec les deux gouvernements", confie-t-il.

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Dr. Muyembe appelle cependant la population à ne pas paniquer. Pour lui, le danger semble plus circonscrit dans la famille de l’orpailleur décédé d’Ebola la veille, et autour des personnes-contact.

"Ce qui s’est passé hier à Bukavu, c’est justement une personne-contact qui a voyagé que nous avons tout fait pour retrouver. Il ne s’agissait pas d’un cas d’Ebola à proprement parler qui est arrivé à cette ville de la province voisine du Sud-Kivu," clarifie-t-il.

Le 1er août 2019, l’épidémie d’Ebola, la plus longue que la RDC a connue, a totalisé un an avec plus de 1.800 décès.

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5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Pas de cadeaux pour les ministres au nom de l'éthique

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Ne pas recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais (190 euros) par an: tel est l'un des engagements pris par les 67 membres du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, tous invités à signer une sorte de charte éthique.

Cet "acte d'engagement des membres du gouvernement" leur interdit donc de "recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais par an de ceux qui sont en relation professionnelle avec (eux), directement ou indirectement".

Selon le document, les ministres s'interdiront de se retrouver dans des affaires donnant lieu à un "conflit d'intérêts" en exerçant "toute activité commerciale" directement ou par personne interposées.

Ils se sont aussi engagés à agir dans l'exercice de leur fonction avec dévouement, honnêteté, intégrité, équité, dignité, impartialité et loyauté dans les relations avec les collègues et le public.

En cas de non-respect de ces engagements, "je renoncerai à mon mandat", selon le texte.

"L'on doit enlever dans la tête des Congolais cette idée de croire que la politique, c'est la carrière où on s'enrichit facilement", a commenté le professeur Saint-Augustin Mwendambali, un haut fonctionnaire lors de la cérémonie de signature.

Dévoilée le 26 août, l'équipe dirigée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été investi le 6 septembre.

C'est un gouvernement de coalition entre les forces politiques de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces de la RDC.

Les partisans de M. Kabila sont majoritaires dans cette équipe qui compte 83% d'hommes et 17% de femmes. Les 3/4 des ministres n'ont aucune expérience gouvernementale.

Le président Tshisekedi a promis de lutter contre la corruption durant son mandat.

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