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RDC

Ebola: un 3ème cas détecté après le décès du deuxième malade à Goma

Les agents de santé dans le village de Mirami, entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Un deuxième malade d'Ebola est décédé à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo, et un troisième patient y a été testé positif au virus mercredi, suscitant l'inquiétude des populations de la région face à une épidémie qui défie les professionnels de santé depuis un an.

Dans la province voisine du Sud-Kivu, quinze personnes ont été mises en quarantaine dans une localité riveraine du lac Kivu. C'est la première fois que des cas suspects d'Ebola ont été recensés dans cette province.

"Le malade confirmé d'Ebola à Goma est décédé, toutes les mesures pour couper la chaîne de contamination sont déjà prises", a déclaré à l'AFP Jean-Jacques Muyembe, le nouveau responsable nommé par la présidence congolaise pour coordonner la riposte contre l'épidémie.

Ce malade était arrivé au centre de traitement "au 11e jour de sa maladie, c'était vraiment sans espoir car la maladie était déjà à un degré très avancé. Il est donc décédé dans la nuit de mardi à mercredi", a indiqué de son côté le Dr Aruna Abedi, coordonnateur de la riposte contre Ebola dans la province du Nord-Kivu.

"Nous demandons à la population de ne pas cacher les cas suspects. Le centre de traitement n'est pas un mouroir, il faut amener le malade à temps", a-t-il insisté .

Le Dr Aruna Abedi a également annoncé qu'un troisième cas de la maladie à virus avait été détecté mercredi à Goma, grand centre urbain de l'est du pays, seize jours après un premier cas et un an après la déclaration de l'épidémie de fièvre hémorragique dans les régions rurales du Nord-Kivu et d'Ituri, dans l'est de la RDC.

"Ce troisième cas confirmé est la fillette, âgée d'une année, de ce père de dix enfants atteint d'Ebola et décédé aujourd'hui (mercredi) au CTE de Kiziba", a déclaré à l'AFP un responsable de la riposte qui a souhaité rester anonyme.

Ville d'un à deux millions d'habitants, Goma est située sur le bord du lac Kivu et à la frontière avec le Rwanda. L'angoisse a gagné les habitants après l'annonce du deuxième décès dû à Ebola.

"J'ai maintenant peur que cette maladie nous atteigne tous. Nous entendions parler de ça de loin et maintenant le virus est dans notre ville", s'est désolée une ouvrière de 27 ans, Anuarite Sifa.

- Bateaux immobilisés -

Depuis la déclaration de l'épidémie le 1er août 2018, aucun cas n'a été enregistré dans la capitale congolaise, Kinshasa, qui se situe à deux heures d'avion des principaux foyers d'infection.

La maladie a jusqu'à présent été relativement circonscrite mais l'apparition de cas dans une ville comme Goma renforce la menace d'une propagation de l'épidémie déjà responsable de 1.803 morts, selon les derniers chiffres publiés mercredi par les autorités.

Mercredi avant midi, cinq bateaux en provenance de Goma ont été immobilisés dans le port de Bukavu, de l'autre côté du lac Kivu, provoquant l'inquiétude dans cette autre ville de l'est de la RDC.

Un canot rapide avec à son bord du personnel médical et des représentants de la mairie est allé à la rencontre des bateaux immobilisés à quelques mètres du quai d'accostage pour un contrôle des manifestes, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Qu'allons-nous faire si Ebola arrive ici où il n'y a ni infrastructures sanitaires appropriées, ni une annonce de vaccination pour la prévention ?", se demandait un père de famille, Léonard Malekera. "La rentrée scolaire c'est pour bientôt, si la maladie atteint Bukavu, ça sera une catastrophe".

"Je ne vais plus serrer les mains aux gens", a déclaré une femme de 22 ans.

"A Bukavu, il n'y a pas de cas d'Ebola, la population ne doit pas paniquer mais doit se conformer aux normes hygiéniques en attendant le contrôle qui s'effectue dans les bateaux qui viennent de Goma", ont déclaré les autorités provinciales dans un communiqué.

Plusieurs rotations de bateaux, certains transportant jusqu'à 500 passagers ainsi que des marchandises relient chaque jour Goma et Bukavu (un million et demi d'habitants).

"La psychose qui gagne Bukavu est fondée au vu des échanges commerciaux entre Bukavu et Goma à travers le lac Kivu", estime Jean-Chrysostome Kijana, président de la Société civile du Sud-Kivu qui appelle les autorités à prendre les choses "au sérieux".

"Les services aux ports ne doivent pas être complaisants dans l'élaboration et le contrôle des manifestes" des embarcations, d'autant que des passagers descendent habituellement au cours du trajet, a-t-il ajouté.

Avec AFP

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Six soldats et deux civils tués dans une attaque dans l'Est de la RDC

Des soldats de l'armée régulière de la RDC montent la garde au sommet de la colline de Kanyesheza, le 15 juin 2014, près de la frontière avec le Rwanda. PHOTO AFP / JUNIOR D.KANNAH (Photo Junior D. Kannah / AFP)

Six soldats et deux civils ont été tués, et neuf personnes blessées vendredi dans l'attaque d'une position militaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, selon un bilan définitif annoncé lundi par l'armée.

"Huit personnes tuées et neuf autres blessées, c'est le bilan définitif" de l'attaque menée par trois groupes armés d'une position militaire au Sud-Kivu, a déclaré le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l'armée dans la région.

"Parmi les personnes tuées il y a six militaires des FARDC (Forces armées de la RDC), dont un officier subalterne, et deux femmes", a ajouté l'officier. L'armée affirme "avoir repoussé cette attaque" et avoir "renforcé ses positions autour du village Tuwe Tuwe pour sécuriser davantage la population".

L'armée accuse une coalition de trois groupes armés actifs dans la région de Fizi, Mwenga et Uvira d'avoir mené cette attaque.

Ces trois groupes armés sont constitués des membres de la communauté des Banyamulenge, appellation qui désigne des Congolais d'expression rwandophone.

L'Est congolais est déstabilisé depuis 25 ans par la présence de plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers responsables d'exactions sur la population civile et d'attaques des positions de l'armée.

L'armée congolaise a lancé depuis fin octobre des opérations militaires pour traquer tous les groupes armés présents dans l'Est. Mais des tueries et des attaques sont régulièrement signalées.

Luanda réclame le corps du militaire angolais tué au Kasaï

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Un militaire angolais tué par des soldats congolais au Kasaï

Des soldats angolais à un poste de contrôle sur la route entre Cabinda et Belize, le 16 janvier 2010. (Photo: REUTERS/Rafael Marchante)

Un militaire angolais a été tué "accidentellement" dimanche par des militaires congolais après un incident dans la région frontalière du Kasaï, dans le sud de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources officielles congolaises.

"Un militaire angolais a ouvert le feu et blessé un agent congolais de l'Agence nationale des renseignements (ANR). Nos hommes ont riposté et atteint un militaire angolais qui est malheureusement mort", a déclaré à l'AFP Deller Kawino, ministre de l'Intérieur de la province du Kasaï.

Selon M. Kawino, avant l'incident, un groupe de militaires angolais étaient entrés jusqu'à trois km à l'intérieur du territoire congolais. Un d'entre eux s'est mis à filmer avec son téléphone portable avant de se voir intimer d'arrêter par les soldats congolais, a ajouté ce responsable.

"Les autorités angolaises demandent le corps de leur militaire qui a été accidentellement tué ce matin par nos forces. Nous sommes d'accord sur le principe mais nous leur avons demandé de nous dresser un procès-verbal qui reconnaît que leur militaire a été tué sur le territoire de la RDC", a déclaré à l'AFP le gouverneur du Kasaï, Dieudonné Pieme.

La RDC et l'Angola partagent une frontière de plus de 2.500 km, outre celle avec l'enclave angolaise de la Cabinda entre la RDC et le Congo-Brazzaville.

La RDC dénonce régulièrement les "incursions des troupes angolaises" sur son territoire "sous prétexte de de poursuite des rebelles du Front de libération de l'enclave de la Cabinda (FLEC)".

En mai, des échanges de tirs entre l'armée congolaise et des éléments de l'armée angolaise au Kasaï s'étaient soldés par un blessé angolais et la confiscation de deux armes.

Dispersion d'une marche contre le nouveau président de la Commission électorale congolaise

Ronsard Malonda, le Secrétaire National Exécutif de la CENI, choisi pour être le nouveau président de la Ceni, le 4 septembre 2019. (Facebook / RDC CENI)

Une manifestation contre le nouveau président controversé de la très stratégique commission électorale en République démocratique du Congo a été dispersée par la police samedi à Kinshasa.

Quelque centaines de manifestants avaient répondu à l'appel de plusieurs mouvements citoyens pour dire "non au choix de Ronsard Malonda", actuel secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L'opposition accuse l'équipe sortante de la Céni, dont M. Malonda, de fraude lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2018.

Les manifestants ont lancé des appels en faveur d'une Céni apolitique. Encadrés par la police, ils ont marché sur cinq kilomètres, jusqu'au siège du Parlement avant d'être dispersés, après l'emploi de gaz lacrymogènes.

Plusieurs personnes ont été brièvement interpellées.

Les manifestants n'avaient pas demandé d'autorisation pour leur rassemblement, a déclaré le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo, en affirmant que "la police a encadré la manifestation d'une façon très professionnelle".

Le choix de M. Malonda a été validé jeudi par l'Assemblée nationale. La nomination officielle dit être faite par le président Félix Tshisekedi.

La Céni est accusée par l'opposition d'avoir "fabriqué" des résultats en décembre 2018, en proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle, et les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement.

Le chef de l'État a demandé que le choix d'un nouveau président de la Céni "soit conduit dans un esprit de consensus, d'apaisement et dans le strict respect des règles", selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi.

Le président a ajouté qu'il veillerait "personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout". Les prochaines élections sont prévues en 2023.

Le propre parti de Félix Tshisekedi, l'UDPS, a prévu une marche contre le choix de M. Malonda le jeudi 9 juillet.

Les Églises catholique et protestante, des organisations de la société civile et les regroupements politiques d'opposition ont également rejeté le choix de M. Malonda.

L’Ouganda ouvre ses portes aux réfugiés congolais

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