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RDC

Les défis des parents congolais à quelques jours de la rentrée scolaire

Des écoliers dans une salle de classe à Goma, le 23 septembre 2015. (VOA/Charly Kasereka)

A Goma, plusieurs ménages n’ont pas les moyens d'acheter les fournitures scolaires à leurs enfants alors que la rentrée est prévue le premier lundi de septembre.

Goma se prépare à la rentrée scolaire
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"Je scolarise douze enfants, ce n’est pas aisé de payer les frais pour eux", explique Kambale Hilaire, la cinquantaine, au chômage depuis plusieurs années. Il explique vouloir voir le gouvernement mettre en oeuvre la gratuité de l’enseignement de base comme promis par le président Félix Tshisekedi.

Face à ces difficultés, les associations caritatives viennent à la rescousse des orphelins et autres vulnérables. C’est le cas de l’Association des femmes pour l’auto prise en charge et le développement (AMEAD), qui vient d’assister plus de quatre cent enfants en âge scolaire avec un kit scolaire gratuit composé de cahiers, stylos et sacs à dos.

"Notre action vise à épauler les parents qui n’ont pas de moyens, mais surtout venir en aide aux orphelins et autres vulnérables", confie Joséphine Kahongya, fondatrice d’AMEAD, à VOA Afrique.

Des écoliers en fil devant une salle de classe à Goma, le 23 septembre 2015. (VOA/Charly Kasereka)
Des écoliers en fil devant une salle de classe à Goma, le 23 septembre 2015. (VOA/Charly Kasereka)

Le gouvernement congolais promet la suppression des frais de fonctionnement des écoles qui étaient à la charge des parents.

Cette mesure est jugée "incomplète", pour la députée provinciale Adèle Bazizane, une ex-ministre de l’Education du Nord-Kivu. Elle précise que le système éducatif congolais reposait sur le partenariat entre écoles et parents et le gouvernement devrait plutôt supprimer les frais appelés "prime".

Selon elle, c’est la prime qui coûte plus cher aux parents congolais (ndr en RDC, l’enseignement primaire coûte en moyenne 150 USD par an dans des écoles officielles), dans un pays où le taux de chômage est de plus de 85%.

Goma: une marche citoyenne contre l'Ebola
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Pour cette année scolaire 2019- 2020, le contexte est un peu différent avec la fièvre Ebola déclarée depuis plus d’une année et qui touche trois provinces de l’est de la RDC : le Nord et le Sud-Kivu, ainsi que l’Ituri.

Les responsables de l'éducation du Nord-Kivu promettent déjà des mesures de prévention dans les écoles avec des dispositifs de lavage des mains et une sensibilisation des enfants pour leur rappeler de plus se toucher mutuellement comme auparavant.

Selon les données de l’inspection de l’Education, la ville de Goma attend environ 14.000 jeunes écoliers et écolières entrant pour la première dans un établissement scolaire.

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Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

Le parti du président Félix Tshisekedi manifeste contre le nouveau president de la CENI

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Manifestations en RDC: "Non à Malonda"

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Destitution du seigneur de guerre congolais Shimiray Mwisa Guidon

Des membres présumés de groupes armés présentés à la presse à Goma, RDC, 1er août 2016. (VOA / Charly Kasereka)

Shimiray Mwisa Guidon, chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants à l'est de la République démocratique du Congo, a été destitué par ses lieutenants. C'est ce qu'annonce cette milice dans un communiqué et que confirment des experts des Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.

Se présentant comme un groupe d'auto-défense, le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu. Des conflits qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais très prisés comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

Impayés depuis 3 mois, des médecins congolais en grève

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