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RDC

Les Etats-Unis soutiennent la lutte contre Ebola en RDC

Le sous-secrétaire d’Etat américain Tibor Nagy à Goma, en RDC, le 14 mars 2019. (VOA/Charly Kasereka)

En visite dans la région, le sous-secrétaire d’Etat pour les affaires africaines, Tibor Peter Nagy, accompagné de l’ambassadeur des USA en RDC, a rappelé qu’Ebola n’est pas seulement un problème médical, ou même local.

Les Etats-Unis promettent un soutien continue au gouvernement congolais afin d’éliminer cette épidémie d’Ebola sur le territoire de la RDC. c'est le message du sous-secrétaire d’Etat Tibor Nagy.

Il a rappelé que l’effort doit viser, au-delà de la RDC, exhortant les pays voisins. Il les appelle à collaborer davantage dans la riposte.

Lutte contre l’épidémie d’Ebola en RDC: Le soutien de Washington
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"Nous avons mobilisé les (moyens) de préparations dans les pays voisins, par ce qu'Ebola ne connait pas les frontières entre les pays", affirme monsieur Nagy, ajoutant aussi qu'Ebola n’est pas seulement un problème médical, mais aussi un problème logistique, social, et culturel.

"Il faut réunir toutes ces conditions. Il ne suffit pas seulement de traiter (la maladie) si le patient n’a pas à manger ,a martelé le sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Afrique".

En provenance de Butembo, zone touchée par cette épidémie qui a déjà tué 584 personnes, l’ambassadeur des USA, lui, reste rassurant.

"J’ai eu l’occasion de voyager à Butembo avec le chef du centre de control des maladies. C’est aussi possible de travailler avec les communautés locales et faire tout notre possible pour contrôler cette situation", fait savoir Mike Hammer ,le nouvel ambassadeur américain en RDC. ​

"C’est aussi important de savoir que les USA sont préoccupés par tous les problèmes de santé au Congo. J’avais discuté avec le nouveau président Felix Tshisekedi pour voir comment les USA peuvent soutenir les efforts visant l’amélioration des conditions de santé au Congo", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis réaffirment leur soutien dans la lutte contre Ebola
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Dans le cadre de l’aide contre Ebola, ce lot réceptionné par le Programme alimentaire mondial (PAM) est constitué de la nourriture de première nécessité pour les communautés touchées par la dernière épidémie au Nord-Kivu.

Ces produits doivent arriver auprès des bénéficiaires dans les trois prochains mois, a promis le directeur du PAM à Goma. Claude Jibidar assure que le menu répond exactement aux besoins de la communauté.

Ce lot de 1800 tonnes - composé de maïs, de riz, des légumineuses, d’huile, et du sel - sera très précieux pour toutes ces communautés touchées par cette dixième apparition de l’épidémie d’Ebola au Nord-Kivu.

En plus de la nourriture, environs 434 m3 de matériels de protection individuelle pour le personnel soignant seront remis aux bénéficiaires d’ici trois mois, promet le directeur du PAM qui remercie le peupls américain à travers USAID.

Formation des agents engagés dans la lutte contre Ebola en RDC
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45 miliciens détenus au Kasaï transférés après des évasions

Des Casques bleus patrouillent près de Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017.

Quarante cinq miliciens en détention ont été transférés vendredi de Kananga (centre) vers les prisons de l'ouest de la République démocratique du Congo après une série d'évasions, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Ces hommes appartiennent à la milice Kamuina Nsapu qui s'est violemment affrontée avec les forces de sécurité.

Les 45 prisonniers, dont 28 condamnés et 17 en préventive, ont été sortis de la prison de Kananga vendredi, puis conduits au commissariat provincial de la police avant d'être escortés à l'aéroport de Kananga, a rapporté Édouard Ntumba Buabua, bourgmestre de Kananga dans la province du Kasaï central.

"Les autorités leur ont dit qu'ils allaient suivre la formation militaire", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Ces détenus ont été embarqués tard dans la soirée à bord d'un avion antonov affrété par l'armée", a précisé une source aéroportuaire à Kananga.

Les détenus ont été scindés en deux groupes : "17 détenus ont été conduits à la prison militaire de Ndolo" à Kinshasa, a affirmé Vincent Kayembe, directeur de cabinet au ministère provincial de la Justice.

"J'ai vu 28 détenus descendre de l'avion à l'aéroport de Mbandaka (Equateur, nord-ouest). Ils ont été conduits dans deux camions à la prison de haute sécurité d'Angenga", a déclaré à l'AFP un journaliste, joint au téléphone.

Les 28 miliciens ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.

"Pour les 17 prévenus toutes les dispositions sont prises pour qu'ils soient jugés", a dit, sans autre détail, le procureur militaire de Kananga, le lieutenant colonel Jean Bosco Bwamulundu.

Ce transfèrement des détenus intervient après deux vagues d'évasions de la prison de Kananga la semaine dernière.

Jeudi, le parquet militaire a indiqué que parmi les évadés figurent quatre présumés assassins de deux experts des Nations unies tués en mars 2017.

Les deux experts onusiens, la Suédoise d'origine chilienne Zaida Catalan et l'Américain Michael Sharp, ont été assassinés au Kasaï: ils enquêtaient sur des fosses communes au cours du conflit armé qui opposait les forces de sécurité à la milice Kamuina Nsapu.

Ces violences avaient éclatées après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu? tué par les forces de sécurité le 12 août 2016. En moins d'une année, le conflit avait fait au moins 3.400 morts.

Depuis l'arrivée au pouvoir en janvier 2019 du président Félix TshIsekedi, qui est originaire du Kasai, les violences se sont faites de plus en plus rares, et des centaines de miliciens se sont rendus aux autorités.

Au moins six personnes tuées dans une attaque attribuée aux ADF

Des militaires des Forces armées de la RDC déployés dans la région de Beni où les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) perpètrent régulièrement des attaques à l'arme blanche, tuant des civils, à Beni, Nord-Kivu, RDC, 6 juin 2016. VOA/

Au moins cinq civils et un militaire ont été tués vendredi dans une attaque attribuée aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés du massacre de plusieurs centaines de personnes depuis octobre 2014 dans l'est de la République démocratique du Congo.

L'attaque attribuée aux ADF a eu lieu comme d'habitude dans la province du Nord-Kivu dans le territoire de Beni, cette fois-ci sur la route entre Mbau et Kamanaga, vers la frontière avec l'Ouganda.

"Des civils ont été surpris dans les champs par les ADF, qui ont exécuté cinq civils à la machette et en ont emporté deux autres avec eux. L'armée est arrivée pour intervenir et les combats ont aussitôt éclaté. Pour l'instant on ignore le sort des deux civils emportés", a déclaré l'administrateur du territoire (responsable politico-administratif) de Beni, Donat Kibwana, à un correspondant de l'AFP.

"Un militaire est tombé et un autre est blessé. La fouille se poursuit dans la zone", a ajouté le porte-parole de l'armée dans la région, Mak Hazukay.

Des médias congolais évoquent un bilan plus lourd de neuf civils et d'un militaire tués.

"Nous demandons toujours à nos autorités politico-militaires de sauver la population de Beni de cette situation", a déclaré la représentante des habitants, Noella Muliwavio.

Les ADF sont historiquement des rebelles musulmans ougandais installés depuis les années 90 dans l'est de la RDC.

L'organe de propagande du groupe Etat islamique a pour la première fois en avril revendiqué une attaque attribuée aux ADF près de Kamango, à la frontière avec l'Ouganda.

Plus au sud, la zone de Beni-ville et de Butembo est affectée depuis août dernier par une épidémie d'Ebola.

Colère après la mort d'un enfant de douze ans tué par un policier

Des manifestants ont affronté la police dans les rues de Goma, en RDC, le 30 octobre 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Un policier a été arrêté et la population est de nouveau descendue dans la rue vendredi pour marquer sa colère après la mort d'un enfant de douze ans tué la veille par un policier dans une commune de l'est de la République démocratique du Congo, ont annoncé des sources locales à l'AFP.

Les habitants de Kiwanja, dans la province du Nord-Kivu, ont érigé des barricades pour demander que le policier soit jugé, a déclaré un représentant de la société civile, Jonas Pandasi.

"Nous réclamons que justice soit faite à l'endroit de ce policier qui a tué l'élève de 12 ans. Qu'il subisse la rigueur de la loi", a-t-il ajouté.

La police et l'armée ont tiré en l'air pour disperser les manifestants, a rapporté le site actualité.cd.

L'écolier de douze ans, Gédéon, a été tué jeudi en marge de la répression d'une manifestation de ces mêmes habitants contre les rapts de civils fréquents dans la région.

"Le policier est déjà aux arrêts ici, au commissariat de la police. Demain, il commence son audition pourqu'il soit transféré à l'auditorat militaire", a assuré un responsable de la police.

Des milliers de déplacés fuient des combats dans le Sud-Kivu

Les Banyamulenge à Minembwe

Des milliers de civils fuient des combats entre l'armée congolaise et des milices dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi de source locale.

Ces déplacés se trouvent dans le territoire de Fizi, dans la commune rurale de Minembwe. Ils sont "25.000 ici à Minwembe centre", a estimé le bourgmestre-adjoint Charles Sadiki joint par l'AFP.

"Ils fuient les combats. Leurs maisons ont été incendiées et pillées. Les gens passent la nuit à l'extérieur. Il n'y pas d'abri. Il n'y a pas de vivres. Aucune assistance", a ajouté M. Sadiki.

"Aux environs de Minembwe, nous entendons des coups de feu. Ce sont des groupes armés appuyés par des groupes armés étrangers", a-t-il ajouté, en référence sans doute à des rébellions du Burundi voisin.

"Il y a des conflits tribaux. Chaque tribu à son groupe armé. On dirait que cela a été un combat sauvage", a poursuivi l'élu local.

La force de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a indiqué cette semaine avoir repoussé des attaques sur Minembwe.

Trois miliciens ont été tués dans des combats avec l'armée à Minembwe, rapporte vendredi matin la radio onusienne Okapi.

Des dizaines de groupes armés sont actifs dans les deux provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Un espoir est apparu quand certains ont rendu les armes depuis l'investiture du nouveau président de la République Félix Tshisekedi en janvier.

Le territoire de Fizi est le fief d'un ex-officier de l'armée congolaise, William Amuri Yakutumba, qui avait déserté l'armée régulière pour défier l'ancien président Joseph Kabila.

Fizi est aussi l'endroit d'où est partie la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, son père, qui a pris le pouvoir en renversant le maréchal Mobutu Sese Seko le 17 mai 1997 à Kinshasa, il y a 22 ans jour pour jour.

Le pont Kinshasa-Brazzaville fait des vagues sur les deux rives du fleuve Congo

Aperçu de Kinshasa depuis Brazzaville, sur le bord du fleuve Congo, 5 avril 2017. (VOA/ Ngouela Ngoussou)

L'annonce officielle du lancement des travaux du pont Kinshasa-Brazzaville, sur le fleuve Congo, pour août 2020, suscite des débats dans les capitales de la République démocratique du Congo et de la République du Congo, séparées par quatre kilomètres.

On parlait du pont déjà au temps du vieux dictateur zaïrois Mobutu, renversé à Kinshasa il y a 22 ans jour pour jour ce vendredi.

Les travaux doivent commencer dans 15 mois pour un montant de 550 millions de dollars, a annoncé dimanche dernier le président de la Banque africaine de développement (BAD) lors d'une conférence de presse au Congo-Brazzaville.

"Ce projet est comme celui (du pont) entre le Sénégal et la Gambie, inauguré en janvier dernier. Nous allons le réaliser", a insisté le président de la BAD Akinwumi Adesina.

Les travaux seront cofinancés par la BAD à hauteur de 210 millions de dollars et par Africa50, une plateforme regroupant des États africains pour financer les infrastructures de développement, a-t-il précisé.

Des détails ont fait surface dans la presse congolaise : la passerelle devrait mesurer 1.575 mètres, avec un péage, une voie ferrée, une route et un trottoir, pour relier Kinshasa (au moins dix millions d'habitants) et Brazzaville (moins de deux millions).

- Volonté politique affichée -

"Nous allons droit vers la réalisation de ce projet pont route-rail. Il n'y a plus d'obstacles. La volonté politique est clairement affichée", glisse à l'AFP une source au ministère des Travaux publics à Brazzaville.

La possible échéance d'août 2020 réveille l'ambiguïté des liens entre les deux pays homonymes qui parlent les mêmes langues (français, lingala), dansent sur les même rumbas mais se regardent avec méfiance.

Avec 80 millions d'habitants, un revenu moyen annuel par habitant de 450 dollars, trois à quatre fois inférieur à celui du Congo-Brazzaville, et un manque criant d'infrastructures, la RDC redoute la concurrence avec son voisin, qui compte cinq millions d'habitants à peine.

Un responsable de la province du Kongo-central, à l'ouest de Kinshasa, Venant Wabelo, a déclaré sur radio Okapi qu'il refusait le pont car l'ouvrage menace selon lui le rôle stratégique de sa province en tant qu'unique débouché de la RDC vers l'océan Atlantique.

La construction du pont mettrait en effet en concurrence l'axe Kinshasa-Matadi avec l'axe Brazzaville-Pointe-Noire pour l'acheminement des importations et des exportations.

Les ports de Boma et de Matadi en RDC se retrouveraient en concurrence avec le port en eau profonde de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, géré par le Français Bolloré depuis 2008.

"La construction d'un pont reliant Brazzaville à Kinshasa aiderait à accroître le trafic passant par Pointe-Noire et à améliorer la viabilité globale de cette voie", relevait dès 2010 un rapport de la Banque mondiale.

"Il n'y a pas urgence à construire le pont Kinshasa-Brazzaville. Notre priorité doit être de construire des routes, autoroutes, chemins de fer, aéroports et ponts pour relier les 26 provinces de la RDC afin de favoriser l'intégration nationale et créer un marché intérieur", affirme l'économiste Noel Tshiani, économiste congolais (Kinshasa) travaillant à la Banque mondiale, consulté jeudi par l'AFP.

- "Un projet vraiment rentable" -

De l'autre côté du fleuve, un autre économiste, Léon Mayeko, enseignant-chercheur à l'Université publique de Brazzaville, se montre plus optimiste : "Le pont route-rail est un projet vraiment rentable. Si on peut y ériger un péage, le revenu serait très important pour les deux villes. Le projet va faciliter la libre circulation des personnes et des biens".

Le long de la corniche piétonne avec vue sur les immeubles de Kinshasa, le projet réveille les préjugés envers les "Zaïrois" qui ont émigré par milliers vers Brazzaville, pour des raisons politiques ou économiques.

En 2014, les autorités de Brazzaville avaient expulsé des dizaines de milliers de ressortissants de la RDC dans une chasse aux délinquants et aux clandestins.

"Nos voisins de l'autre côté pourraient venir nous envahir. Ce qui aurait pour conséquence l'augmentation du taux de criminalité, de chômage et de pauvreté", redoute Régis Koumba Moutsinga, étudiant en droit des affaires, interrogé par un correspondant de l'AFP.

En attendant le pont, des canots à l'aspect souvent vétustes restent la seule voie de passage entre les deux capitales sur le fleuve. La traversée ne prend que 15 minutes. Mais il faut compter deux à trois heures d'attente et de tracasseries administratives au départ et à l'arrivée, dans un désordre chaque jour renouvelé.

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