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RDC

Réouverture d'un centre de traitement après une attaque armée

Un Centre de traitement d'Ebola attaqué à Beni, Nord-Kivu, RDC, le 27 décembre 2018.

Un centre de traitement de la maladie à virus Ebola fermé la semaine dernière après une attaque d'hommes armés à Butembo, dans l'est de la République démocratique du Congo, a été rouverte, a-t-on appris lundi auprès du ministère de la Santé.

"Le Centre de Traitement Ebola (CTE) de Butembo, qui avait été attaqué par des hommes armés ce mercredi 27 février 2019, a rouvert ce samedi 2 mars 2019", a annoncé le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien daté du dimanche.

Les autorités annoncent par ailleurs que "ce lundi 4 mars 2019, les travaux de reconstruction du CTE de Katwa incendié dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février seront lancés".

Avant l'attaque, ces deux centres, géographiquement proches, étaient cogérés par l'organisation Médecins sans frontières (MSF) et le ministère de la Santé dans la province du Nord-Kivu. MSF a suspendu ses activités dans les deux centres après ces attaques.

Les autorités congolaises ont indiqué que "le CTE de Butembo est désormais géré par le Ministère de la Santé, en collaboration avec l’organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef)".

Selon cette source, les équipes de logistique ont réhabilité en quelques jours les parties principales du CTE afin de permettre la prise en charge adéquate et digne des patients confirmés.

"A ce jour, 12 patients confirmés, hospitalisés provisoirement au Centre de Transit de Katwa, ont déjà été transférés vers le CTE de Butembo", note cette source.

La dixième épidémie d'Ebola a été déclarée le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu avant de toucher quelques jours plus tard la province voisine de l'Ituri (nord-est).

Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 894 et il y a eu 561 décès ainsi que 302 personnes guéries, selon le dernier décompte du ministère de la Santé.

Les activités de riposte contre l'épidémie ont, à plusieurs reprises, été perturbées par des attaques armés dans cette région de la RDC, en proie aux conflits armés.

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"Pas d'autorisation" d'atterrissage à Goma pour l'opposant congolais Katumbi

L’opposant Moïse Katumbi arrive à l’aéroport de Lubumbashi

L'opposant Moïse Katumbi attendait toujours dimanche en Afrique du Sud l'autorisation de survol et d'atterrissage de son avion à Goma, ville de l'est de la République démocratique du Congo, où il comptait se rendre six jours après son retour d'exil, a-t-on appris de ses proches.

"L'aviation civile n'a pas libéré l'autorisation de survol et d'atterrissage de l'avion du (président) Moïse Katumbi", a écrit sur Twitter Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de l'opposant.

M. Katumbi, qui est rentré en RDC lundi, a assisté samedi à Pretoria à l'investiture du président sud-africain Cyril Ramaphosa.

"L'autorisation sollicitée, pour qu'on quitte Johannesbourg pour Goma, dimanche n'a pas encore été libérée. Est-ce qu'on veut nous empêcher d'arriver à Goma ? Je constate qu'on ne peut pas arriver à Goma", a déclaré à l'AFP M. Kamitatu.

"L'aviation civile n'a pas reçu une demande de survol et d'atterrissage à Goma venant de M. Katumbi", a dit à l'AFP un responsable de l'Autorité de l'aviation civile congolaise (AAC).

A Goma, des milliers de partisans de l'ex-gouverneur du Katanga affluaient vers l'aéroport pour accueillir leur champion, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Goma et les principales villes du Nord-Kivu sont considérées comme des bastions de l'opposition. Les pro-Katumbi ont gagné 10 sièges sur les 14 que compte la province du Nord-Kivu lors des récentes élections.

"On va aviser dans les heures qui viennent quand et par où on compte retourner au pays", a ajouté M. Kamitatu.

Lundi, M. Katumbi avait indiqué que l'un de ses plus proches conseillers, Salomon Kalonda Della, avait été privé de son passeport par les autorités, l'empêchant de retourner avec lui au pays.

M. Katumbi avait quitté la RDC pour un exil en Belgique en 2016 en pleine tourmente judiciaire sous le régime de l'ancien président Joseph Kabila.

Il est rentré à la faveur de l'élection fin 2018 du président Félix Tshisekedi et sa condamnation à trois ans de prison a été annulée. Depuis son retour, il n'a pas quitté son fief de Lubumbashi, dans le sud-est, pour se rendre dans une autre ville de la RDC.

Empêché de se présenter à la présidentielle de l'an dernier, il a déclaré se situer dans l'opposition au nouveau dirigeant.

Ebola en RDC : quatre morts et 132 attaques contre des équipes médicales

L'équipe médicale au centre de traitement contre Ebola (ETU).

Le ministère congolais de la Santé a recensé 132 attaques contre les équipes sanitaires depuis le début de l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo il y a dix mois, avec un bilan humain de quatre morts.

"Entre le 1er aout 2018 et le 20 mai 2019, 132 attaques contre des formations sanitaires ont été enregistrées dans le cadre de l'épidémie d'Ebola, causant quatre morts et 38 blessés parmi les agents de santé et les patients", a indiqué le ministère dans son dernier bulletin quotidien diffusé vendredi.

Des infirmiers "ont dénoncé les menaces de mort et de destruction des structures sanitaires qu'ils reçoivent ces derniers jours en raison de leur rôle dans la riposte contre Ebola", ajoute le ministère.

"A cause de cette violence ciblée, plusieurs médecins et infirmiers des territoires de Beni et Lubero ont dû déménager ou quitter temporairement leur habitation, forçant ainsi certaines structures sanitaires à fermer leurs portes", ajoute-t-on.

Les infirmiers lors d'une assemblée générale jeudi ont demandé aux autorités "de s'impliquer pour mettre fin à ce phénomène de violence contre les agents de santé car, si les menaces ne cessent pas, ils envisagent de faire une grève sèche".

"Au total, il y a eu 1.248 décès (1.160 confirmés et 88 probables) et 490 personnes guéries" depuis le début de l'épidémie le 1er août, selon le ministère.

Les Nations unies viennent de nommer jeudi un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola.

Il s'agit de l'actuel représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU, David Gressly, qui doit donner une conférence de presse lundi à Kinshasa.

La "commission Yumbi" donne son rapport

La "commission Yumbi" donne son rapport
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Washington Forum | 23 mai 2019 | RDC: Quels sont les défis qui attendent le nouveau Premier ministre Ilunga ?

Washington Forum | 23 mai 2019 | RDC: Quels sont les défis qui attendent le nouveau Premier ministre Ilunga ?
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Macron et Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

Belgian Prime Minister Charles Michel, center, and his partner Amelie Derbaudrenghien, second right, are greeted by French President Emmanuel Macron, left, and his wife Brigitte Macron as they arrive at the Elysee Palace in Paris to participate in a World

Les autorités de la République démocratique du Congo ont indiqué jeudi leur intention d’inviter le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre belge Charles Michel aux funérailles du père de l'actuel président Tshisekedi prévues de jeudi à samedi prochains à Kinshasa.

"Le directeur de cabinet du président de la République m'a confirmé qu'une invitation sera envoyée au président Macron et au Premier ministre Charles Michel", a déclaré à l'AFP le coordonnateur général du comité d'organisation des obsèques, Lucien Lundula.

M. Lundula a détaillé devant la presse le programme des obsèques de l'ex-opposant et Premier ministre Étienne Tshisekedi. Décédé à Bruxelles le 1er février 2017, son corps n'avait pas été rapatrié faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime Kabila.

"Nous célébrons le père de la démocratie congolaise", a déclaré M. Lundula.

"Ce ne sont pas des obsèques, mais la commémoration et la célébration de la victoire de la démocratie, ainsi que l'accomplissement du rêve d'Étienne Tshisekedi, désormais incarné par l'avènement de son fils au sommet de l'État", détaille-t-il dans un communiqué de presse.

La dépouille d'Étienne Tshisekedi doit arriver jeudi matin 30 mai à l'aéroport de Ndjili en présence de son fils et chef de l'État, et de toutes les autorités de la RDC.

Un cortège funéraire doit ensuite traverser Kinshasa pendant toute la journée jusqu'à la morgue de l'hôpital du Cinquantenaire, en passant par la résidence du défunt et sa famille à Limete.

Vendredi 31 mai, le corps doit être conduit en procession au stade des Martyrs pour un recueillement populaire, une messe et une veillée mortuaire ouverte au public.

Samedi, une cérémonie officielle et une messe seront célébrées au stade des Martyrs, avant la procession vers l'endroit de l'inhumation au monument funéraire de N'Sele.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Étienne Tshisekedi est passé dans l'opposition et a fondé l'UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois Premier ministre pendant la transition multipartite des années 90, avant de s'opposer au régime des Kabila père et fils.

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