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Les services de santé en alerte après un cas mortel de fièvre de Lassa


Un médecin sierra-léonais soigne un patient placé en quarantaine pour contenir l'épidémie de fièvre de Lassa, à Kenema, Sierra Leone le 7 février 2011.

Les services de santé en Guinée ont été mis en alerte après le décès d'un homme atteint de la fièvre de Lassa, une maladie virale apparentée à Ebola qui a fait au moins 16 morts au Nigeria depuis début janvier.

C'est ce qu'a indiqué jeudi le chef de l'agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS).

L'OMS décrit la fièvre de Lassa comme une infection virale appartenant à la même famille de virus que celui de Marburg et d'Ebola. La transmission se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec du sang, des urines, des selles ou d'autres liquides biologiques d'une personne malade.

En Guinée, le virus a été découvert sur un homme de 35 ans originaire de Kissidougou (sud-ouest) décédé le 29 janvier à Mamou, dans le centre du pays, a indiqué jeudi à l'AFP le directeur de l'ANSS, Sakoba Kéita.

C'est dans la région de Kissidougou qu'était apparue le 23 décembre 2013, avant d'être officialisée en mars 2014, la fièvre hémorragique à virus Ebola, qui avait fait entre 2014 et 2016 plus de 11.000 morts sur 28.000 cas recensés en Guinée, au Liberia et en Sierra-Léone.

Les autorités sanitaires guinéennes ont pris des mesures dès le 1er février en alertant la population, en convoquant une "réunion de crise" avec des responsables de l'administration territoriale et des départements de l'élevage et de l'environnement, selon le Dr Kéita.

"On a activé nos équipes préfectorales d'alerte et de riposte de Mamou et de Kissidougou, qui se sont mises en oeuvre pour rechercher s'il y a d'éventuels cas cachés et identifier tous les contacts" de l'homme décédé, a expliqué le médecin.

Quelque 80 personnes --une trentaine à Kissidougou et une cinquantaine à Mamou-- sont suivies, mais aucune ne présente de symptôme de la fièvre de Lassa, a-t-il ajouté. Les contrôles se poursuivront jusqu'au 22 février et on ne peut pas encore déterminer si c'est "un cas isolé ou si c'est une épidémie", selon lui.

"Les équipes avaient déjà les équipements nécessaires pour investiguer et isoler tous les cas et on essaye de réactiver nos centres de traitements épidémiologiques", a-t-il encore souligné, en précisant que l'ANSS disposait de médicaments pour faire face à la maladie et que des stocks complémentaires avaient été commandés.

"Cette fois-ci, on a les moyens pour circonscrire cette maladie", a assuré le patron de l'agence sanitaire.

En 2018, la fièvre de Lassa avait fait 171 morts dans 23 Etats du Nigeria (sur 633 cas confirmés et près de 3.500 cas suspects), mais la réaction rapide des autorités sanitaires avait permis de contenir l'épidémie. Une nouvelle flambée a fait au moins 16 morts en janvier dernier.

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