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Nigeria

Nouvelle épidémie de fièvre de Lassa, 16 morts

L'écologiste James Koninga fait des recherche sur la fièvre de Lassa dans le village de Jormu, dans le sud-est de la Sierra Leone, le 8 février 2011.

Le Nigeria a déclaré mardi une nouvelle flambée épidémique de fièvre de Lassa qui a fait 16 morts depuis début janvier, malgré les succès enregistrés l'an dernier pour faire reculer la maladie, ont annoncé mardi les autorités sanitaires du pays.

"Depuis le début de l'année, le nombre de cas de fièvre de Lassa déclarés a augmenté dans plusieurs États du pays" où "16 décès" ont été enregistrés, a précisé dans un rapport le Centre national nigérian de contrôle des épidémies (NCDC), qui fait état d'un taux de mortalité de 26,7%.

Au total, 172 cas suspects ont été recensés, dont 60 ont été confirmés positifs et 112 négatifs.

"Compte tenu de cette augmentation (...), le NCDC a déclaré l'état d'épidémie et a activé un centre opérationnel d'urgence chargé de coordonner la riposte", poursuit le rapport.

Le virus a été détecté dans huit des 37 Etats du Nigeria (Edo, Ondo, Bauchi, Nasarawa, Ebonyi, Plateau, Taraba et le Territoire de la capitale fédérale, Abuja).

En 2018, la fièvre de Lassa avait fait 171 morts dans 23 Etats du Nigeria (sur 633 cas confirmés et près de 3.500 cas suspects), mais la réaction rapide des autorités sanitaires avait permis de contenir l'épidémie.

Une augmentation du nombre de cas est généralement observée pendant la saison sèche, entre janvier et avril.

L'OMS décrit la fièvre de Lassa comme une infection virale appartenant à la même famille de virus que celui de Marburg et d'Ebola. Elle tire son nom d'une localité du nord du Nigeria où elle a été identifiée pour la première fois en 1969.

La transmission se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec du sang, des urines, des selles ou d'autres liquides biologiques d'une personne malade.

Avec AFP

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Nouveau raid dans une maison de correction islamique

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Des maisons de l'horeur provoquent l'indignation

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La découverte des maisons de torture au Nigeria

Ustaz Hussain Zakariyya, imam d'une mosquée d'Abuja, Nigeria, le 18 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigeria, les récentes découvertes de maisons de torture ont provoqué une indignation du président et promet des sanctions contre les écoles islamiques qui se sont transformées en centre de torture et d’abus des droits humains.

Pour une deuxième fois en un mois, la police a effectué des descentes dans des bâtiments où des centaines de garçons étaient détenus dans des conditions déplorables dans les Etats de Kaduna et Katsina dans le nord-est.

Les fondateurs de ces centres prétendaient tous enseigner le Coran et l'islam. Les activistes et les responsables religieux au Nigeria ont découvert avec effroi des images de torture dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux et dans les medias.

C’est le cas d’Hussein Zakaria premier Imam d’une mosquée qui ne cache pas sa déception.

"Je suis terriblement touché et attristé par ce que j’ai vu, les vidéos que j’ai regardé et des informations publiées sur ce qui s’est passé au Nigeria et particulièrement dans le nord et dans les Etats islamiques. L’islam est réellement contre la torture", explique-t-il.



Les victimes étaient de nationalités différentes, amenées par leurs parents pour apprendre le coran.

Mais pour l’activiste Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani, le problème n’est pas la nationalité des victimes, il exige que le Nigeria dispose des lois et des pénalités pour les auteurs de tels crimes, il faut donc appliquer ces provisions de la loi du pays.

"Nous avons beaucoup de lois et des dispositions qui interdisent les traitements inhumains et particulièrement la torture. Donc tout ce que nous avons à faire est d’appliquer ces lois qui punissent les auteurs de crimes pareils. Et tout ceux qui seront coupables doivent faire face à la loi, dans le cas contraire beaucoup Nigérians seront victimes de crimes similaires", explique Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani.

Près de 300 personnes avaient été retenues captives dans une école à Daura dans l’Etat de Katsina, ville natale du président Nigérian Muhammadu Buhari.

Le gouvernement affirme qu’il ne permettra pas l’existence des centres où des hommes et des femmes sont maltraités au nom de la religion.

À en croire le porte parole du président Garba Shehu une proposition de loi serait déjà au parlement fédéral sur la question.

"Je pense que quelque chose est déjà en cours à l'Assemblée nationale au moment même où je vous parle. Le président s’est exprimé sur ces problèmes, il y a juste quelques jours. Le président soutient entièrement la révision de nos lois. Toutes les lois du pays qui été adoptées pour lutter contre les violations des droits des enfants, des femmes et des Nigérians. Le président va apporter son soutien et ratifiera de telles législations pour qu’elles deviennent des lois du pays".

Le président Buhari a ordonné à la police d’identifier et de démanteler tous les centres où les droits humains sont bafoués dans tous Etats du pays.

La photographie à l’honneur à Abuja

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Muhammadu Buhari veut sévir contre les abus des écoles coraniques

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