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RDC

Beni et l'Est toujours en proie à l'insécurité après l'élection


Des hommes assis devant des affiches électorales à Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 5 décembre 2018.

Au moins sept civils ont été tués vendredi à Beni dans l'Est de la République démocratique du Congo, vaste région instable qui représente le plus grand défi sécuritaire du nouveau président Félix Tshisekedi.

La ville de Beni (Nord Kivu) bénéficiait d'une relative accalmie depuis l'élection du 30 décembre, d'ailleurs annulée dans cette cité du Nord Kivu, officiellement en raison de la violence et d'une épidémie d'Ebola.

"L'attaque de la nuit a fait au total sept morts. Nous avons retrouvé malheureusement deux autres corps", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, l'un des porte-parole de l'armée dans la région, après un premier bilan de cinq morts.

"Ces deux civils ont été tués à la machette. L'attaque a été menée par des ADF (Forces démocratiques alliées)", a ajouté le porte-parole.

Les ADF sont historiquement de présumés rebelles ougandais musulmans. Les autorités leur attribuent la responsabilité du massacre de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis 2014.

"Les combats sont en cours. Ces ADF tentent une incursion dans la cité de Oïcha (au nord de Beni). Sur l'axe Mbau-Kamango, ils ont attaqué la position de l'armée", a poursuivi le major Mak Hazukay.

Dans l'Ituri voisine plus au nord, environ 4.000 personnes sont sans-abri après l'incendie de 20 villages il y a trois semaines par les habitants d'un territoire voisin, a rapporté jeudi la radio onusienne Okapi.

Au total 46 miliciens ont été tués dans une offensive des forces régulières contre les groupes armés dans le Nord Kivu et l'Ituri, rapportait en début de semaine radio Okapi.

Dans le Sud-Kivu voisin, 25 miliciens du groupe armé Yakutumba, du nom d'un officier déserteur, ont été condamnés par un tribunal militaire à des peines allant de huit à dix ans de prison, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Ils ont été condamné pour "des faits insurrectionnels" après un procès qui a duré trois mois.

Plus d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers sont actifs dans la partie orientale de la RDC.

"Ma priorité c'est la paix. On ne peut pas diriger ce pays en ayant une insécurité à l'Est et même dans les autres points", a déclaré le nouveau président Tshisekedi ce vendredi en déplacement à Brazzaville, dans des propos rapportés par radio Okapi.

Dans ses déclarations de campagne, il avait promis d'installer l'Etat-major à Goma, "afin de terminer le problème de l'insécurité des groupes armé".

Avec les ADF, les rebelles hutu rwandais de Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) sont parmi les groupes les plus actifs de la région.

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