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RDC

Au moins 5 civils tués à Beni dans une attaque

Les habitants des quartiers périphériques du centre-ville fuient après une attaque meurtrière à la machette, à Beni, Nord-Kivu, le 15 août 2016.

Des hommes armés ont visé Rwangoma et attaqué un poste militaire dans la nuit de jeudi à vendredi.

La ville de Beni dans l'est de la RD Congo a été la cible d'un nouveau raid d'homme armés qui ont visé un quartier d'habitation tuant au moins cinq civils et attaqué un poste militaire dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué à l'AFP une source militaire.

"Les assaillants ont attaqué Rwangoma (quartier sud de Beni) cette nuit, nous déplorons la mort des cinq civils dont les corps sont à la morgue de Beni", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, l'un des porte-parole de l'armée dans la région.

Les assaillants, qui n'ont pu être identifiés, ont également attaqué une position de l'armée de Rwangoma. Plus d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers sont actifs dans cette partie de la République démocratique du Congo (RDC).

"Nous les avons repoussés, nous continuons la fouille. Les opérations contre ce groupe, que nous n'avons pas encore bien identifié, se poursuivent", a ajouté le porte-parole.

L'attaque a commencé vers 19h40 (18h40 GMT), a raconté Théophile Kasereka un habitant de ce quartier. "Il y a tension, la population est en colère", a-t-il ajouté.

Selon Kizito Bin Hangi, représentant de la société civile de la ville de Beni, les assaillants "ont tué par machette et par arme à feu". "La tension est vive dans ce quartier jusque maintenant. Les habitants de Rwangoma, surtout les jeunes, ont manifesté contre cette nouvelle tuerie", a-t-il confirmé à l'AFP.

Dans ses promesses de campagne, le nouveau chef de l'Etat Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre, avait promis de rétablir la sécurité dans la partie orientale de la RDC.

Des rebelles hutu rwandais de Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF) sont parmi les groupes les plus actifs de la région.

La région de Beni est, depuis fin 2014, le théâtre de massacres attribués aux ADF qui ont fait plusieurs centaines de morts parmi la population locale.

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Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Mgr Gérard Mulumba parle des obsèques d'Etienne Tshisekedi

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Les funérailles de Etienne Tshisekedi prévu pour le premier juin

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Les Etats-Unis affirment soutenir Tshisekedi contre la corruption

Le nouveau premier ministre congolais, Sylvestre Ilunga, à Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Présidence de la RDC)

Les Etats-Unis ont fait savoir mardi qu'ils soutenaient le nouveau président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi dans sa "lutte contre la corruption".

"Les Etats-Unis soutiennent l'engagement du président Tshisekedi de lutter contre la corruption et d'améliorer l'état de droit en RDC", a déclaré la sous-secrétaire d'Etat adjointe des États-Unis chargée du Bureau international des stupéfiants et de l'application de la loi (INL), Heather Merritt, citée dans un communiqué.

Mme Merrit a visité la RDC ces derniers jours pour "approfondir le partenariat entre les États-Unis et la RDC en matière de sécurité civile et d'état de droit".

Investi le 24 janvier, le président Tshisekedi a été reçu à Washington par le secrétaire d'Etat Mike Pompeo début avril.

A Kinshasa, l'ambassadeur américain Mike Hammer ne manque jamais de le soutenir. Il a salué lundi "un autre pas en avant dans la démocratie en RDC avec le retour au pays" de l'opposant Moïse Katumbi après trois ans d'exil.

"Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement de deniers publics (...)", a récemment lancé M. Tshisekedi devant les gouverneurs des provinces, à qui il a demandé un "comportement exemplaire".

A cette occasion, il s'est déclaré "choqué par les tracasseries administratives, policières et militaires auxquelles fait face à la population".

Le ministre provincial des Finances de la région de Kinshasa a été suspendu début mai pour avoir contracté des dettes au nom de la collectivité sans passer par l'Assemblée provinciale.

La RDC est l'un des vingt pays perçus comme les plus corrompus au monde, selon l'indice de l'ONG Transparency International.

Avec AFP

Funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin

Des personnes se sont réunies pour rendre hommage à Etienne Tshisekedi lors d'une cérémonie à Bruxelles, à Belgique, le 5 février 2017.

Le rapatriement de la dépouille et les funérailles de l'ex-opposant Etienne Tshisekedi vont avoir lieu entre le 30 mai et le 1er juin, a annoncé mardi un proche joint par plusieurs médias dont l'AFP, nouveau signe de détente politique en République démocratique du Congo.

Le père du nouveau président Félix Tshisekedi était décédé à Bruxelles le 1er février 2017 en pleine période de tensions politiques, sous l'ancien régime du président Joseph Kabila.

Son corps reposait depuis dans la capitale belge faute d'un accord politique entre l'ancien régime et la famille sur son rapatriement et l'organisation des funérailles.

"Le corps d'Etienne Tshisekedi arrive le 30 mai et les funérailles se passeront au stade des Martyrs", a déclaré à l'AFP le frère du défunt, Mgr Gérard Mulumba.

Le corps sera exposé dans le plus grand stade de Kinshasa qui peut accueillir 80.000 personnes.

"Le samedi aura lieu l'inhumation après la grande messe solennelle au stade des Martyrs. Tous les évêques seront là", a poursuivi le parent.

Mgr Mulumba a précisé vouloir "attendre le communiqué de la présidence".

Consultés par l'AFP, deux proches du président confirment la date du 30 mai pour le rapatriement de la dépouille d'Etienne Tshisekedi, décédé à l'âge de 84 ans.

"C'est depuis plus de deux ans que nous avions fait tout ce que nous pouvions. Nous n'avons pas réussi. Alors maintenant que les choses se passent dans un climat meilleur, nous sommes évidemment soulagés", a ajouté Mgr Mulumba.

L'annonce a été faite au lendemain même de la nomination d'un Premier ministre par le président Tshisekedi, sur proposition de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Lundi également, l'opposant Moïse Katumbi a fait un retour triomphal dans son fief de Lubumbashi après trois ans en exil, en promettant d'incarner une opposition "républicaine" et "exigeante".

Proclamé vainqueur de l'élection du 30 décembre, M. Tshisekedi fils a été investi le 24 janvier en présence de son prédécesseur, Joseph Kabila, première transmission pacifique du pouvoir dans l'histoire du Congo.

En 2011, son père, lui-même candidat-président, avait refusé de reconnaître la réélection de M. Kabila et se proclamait vainqueur des élections.

Etienne Tshisekedi avait fondé en février 1982 le parti d'opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sous le régime du parti unique, à l'époque du dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997).

Il avait ensuite été Premier ministre dans les années 90 à l'époque de l'ouverture au multipartisme.

Après l'indépendance le 30 juin 1960, M. Tshisekedi avait été un proche de Mobutu. Le 1er juin 1966, il était ministre lors de la pendaison de quatre responsables politiques accusés de trahison.

Connus dans l'histoire du Congo comme les "martyrs de la Pentecôte", ils donnent leur nom au stade où doit être honoré la mémoire d'Etienne Tshisekedi, un même 1er juin de Pentecôte, 53 ans plus tard.

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