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RDC

Nangaa demande pardon aux habitants de Beni et Butembo

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Corneille Nangaa Yobeluo, annonce les résultats provisoires de l'élection présidentielle à Kinshasa du 10 janvier 2019.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a demandé pardon aux habitants de Beni et Butembo, où il s’est rendu pour préparer les élections législatives du 31 mars prochain.

Les élections n’ont pas eu lieu à Beni et Butembo, dans l’est de la RDC, dans la province du Nord-Kivu, en raison de l’épidémie d’Ebola qui y sévit, ainsi qu’à Yumbi, dans le Maï-Mai, dans l’ouest, pour cause d’affrontements interethniques.

"C'était une décision qui probablement n'a pas plu à beaucoup de personnes et, au nom de la République, nous présentons notre indulgence," a expliqué Corneille Nangaa à Beni.

Le président de la Céni a reconnu qu’aller à Beni "procédait d'un courage", parce qu’il sait que personnellement il ne méritait plus que les habitants de ces coins l'écoute.

Les habitants de Beni, Butembo et Yumbi voteront le 31 mars pour les législatives nationales et locales, selon un calendrier de la Céni. Mais ils sont privés de la présidentielle.

Pour s’assurer que tout se passe bien, M. Nangaa a promis d’installer tout l’état-major de la Céni à Beni.

Vendredi, M. Nangaa a été cité parmi les personnes frappées des sanctions par l’administration américaine.

Avec son vice-président, l’ancien président de l’Assemblée nationale et le président de la Cour constitutionnelle, M. Nangaa est accusé de s’être enrichi par une vaste corruption lors des élections du 31 décembre 2018.

Ils sont interdits de voyage aux Etats-Unis avec les membres proches de leur famille.

Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle mais il est contesté par l’opposant Martin Fayulu qui s’est autoproclamé président légitime.

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Motion de censure: nouveau rendez-vous pour le Premier ministre congolais

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre de la RDC, au Cap, Afrique du Sud, le 3 février 2020.

Tension à l’Assemblée nationale où la séance plénière prévue pour examiner la motion de censure contre le Premier ministre a été renvoyée. Reste à savoir s'il se présentera à ce nouveau rendez-vous.

C’est en suppliant ses collègues députés surchauffés que le président du directoire provisoire de l'Assemblée nationale, dit "Bureau d’âge", a pu obtenir mardi le report de l’examen de cette motion.

Raison évoquée : l’absence du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba officiellement en mission à Lubumbashi, deuxième ville du pays.

Les députés devront attendre son retour prévu ce mercredi à 11 heures. La tension était dans l’air.

Les députés du FCC, camp politique de l'ancien président Joseph Kabila, restés fidèles à l’ex-chef d'État, ont même quitté la salle suite au refus du président de la séance de leur accorder la parole.

Ils ont tout de même introduit une motion visant à faire tomber le Bureau d’âge. En vain.

Dans une note qu’il a laissée le week-end avant son départ pour la capitale économique et que VOA Afrique a vue, le Premier ministre explique qu’il devait premièrement chercher conseil auprès de l’ancien président Kabila, car c'est ce dernier l'avait recommandé à ce poste.

Le suspense se maintient donc. M. Ilunga sera-t-il de retour ce jour à Kinshasa ? Wait and see.

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Le Premier ministre Ilunga sera-t-il au rendez-vous avec l’Assemblée nationale?

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga à Kinshasa, 4 juillet 2019. (Facebook/Syvestre Ilunga Ilunkamba)

Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le Premier ministre nommé après de longs mois d’âpres discussions entre le nouveau et l'ancien présidents congolais, est visé par une motion de censure et doit répondre mardi devant le "Bureau d’âge" de l’Assemblée nationale à Kinshasa.

Il risque une déchéance en apar défaut car absent de Kinshasa, la capitale.

Le "Bureau d’âge", l'organe qui dirige provisoirement la chambre basse du parlement congolais, affirme lui avoir transmis une pétition signée par 301 députés exigeant sa démission. Une majorité qui inclut nécessairement des élus de sa famille politique, le Front commun pour le Congo (FCC).

Or le Premier ministre s’est envolé pour Lubumbashi, la deuxième ville et la capitale économique du pays, où l’ancien président Joseph Kabila -- "autorité morale" du FCC -- y a installé son état-major depuis le découplage avec le Cap pour le changement (CACH), le clan de son successeur Félix Tshisekedi, il y a près de deux mois.

"Je pars à Lubumbashi pour une réunion avec son Excellence Joseph Kabila Kabange", a écrit M. Ilunga dans une note que VOA Afrique a reçue des services du chef du gouvernement congolais.

Sera-t-il présent au rendez-vous de l’Assemblée nationale? C’est la grande question.

Le porte-parole de M. Ilunga n’a pas répondu à la question, malgré l'insistance de VOA Afrique.

Dans la classe politique politique congolaise, certains estiment que son absence ne changera rien.

Depuis l’annonce par M. Tshisekedi de la rupture de la coalition du gouvernement entre le CACH et le FCC, une certaine transhumance s’observe dans la classe politique.

Des personnalités politiques, des partis ou même de plateformes entières autrefois acquis à la cause de M. Kabila, se proclament ouvertement en faveur de "l’Union sacrée", coalition prônée par M. Tshisekedi.

Ils l’ont déclaré à "l’informateur" désigné par M. Tshisekedi, Modeste Bahati, un ancien proche de M. Kabila mais en relations tumultueuses avec ce dernier. Son rôle est de finaliser les contours de la nouvelle majorité parlementaire.

Les prérogatives du "Bureau d'âge" en question

Sa nomination, comme toute la manœuvre pour déchoir le Premier ministre, font partie de dernières batailles dans le conflit entre les camps Tshisekedi et Kabila.

Du côté de M. Kabila, beaucoup estiment que le "Bureau d’âge", entité provisoire, viole la Constitution et outrepasse ses prérogatives qui, selon eux, devraient plutôt se limiter à organiser l’élection d’un bureau définitif à l'Assemblée nationale.

Or la Cour constitutionnelle a récemment donné un avis favorable sur la question.

Pour sa part, M. Tshisekedi a su bien jouer en s’alliant à deux opposants, l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba et l'ancien gouverneur Moïse Katumbi, même s’ils ne sont pas encore arrivés à s’entendre sur le partage de gâteau.

Entre temps, l'opposition radicale incarnée par Martin Fayulu rejette toutes ces manoeuvres et n’y voient qu’une reformulation de la coalition Tshisekedi-Kabila.

Le candidat de l'opposition à la présidence de la RDC, Martin Fayulu, lors d'un discours devant ses partisans à Beni, le 5 décembre 2018.
Le candidat de l'opposition à la présidence de la RDC, Martin Fayulu, lors d'un discours devant ses partisans à Beni, le 5 décembre 2018.

Visé par une motion de censure, le Premier ministre rencontre Kabila

Le Premier ministre de la RDC, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le 3 février 2020.

Le Premier ministre de la République démocratique du Congo a rencontré lundi l'ancien président Joseph Kabila, à la veille de l'examen d'une motion de censure visant son gouvernement à l'Assemblée, en pleine crise politique avec l'actuel chef de l'Etat Félix Tshisekedi.

Proche de M. Kabila, Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a quitté dimanche Kinshasa pour Lubumbashi où il a rencontré lundi l'ancien président, lui-même replié dans son fief du Katanga depuis mi-décembre, a indiqué un ministre pro-Kabila à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

A Kinshasa, les députés sont convoqués mardi à 14h00 à l'Assemblée pour l'examen de la motion de censure contre le gouvernement et son Premier ministre, signée par une majorité d'entre eux.

Le Premier ministre "ne se rendra pas demain (mardi) à l'Assemblée nationale", avance le ministre joint par l'AFP.

"Je pars à Lubumbashi pour une réunion avec son Excellence Joseph Kabila. C'est lui qui a proposé mon nom comme candidat Premier ministre, ce qui a permis ma nomination par Son Excellence le président de la République", avait posté dimanche sur Twitter le Premier ministre Ilunga, nommé en mai 2019.

La motion de censure a été signée par 301 députés sur 500 se réclamant de l'"Union sacrée de la nation", une nouvelle majorité parlementaire voulue depuis décembre par le président Tshisekedi, pour écarter l'ancienne majorité favorable à Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi, déclaré vainqueur à la présidentielle du 30 décembre 2018, gouvernait la RDC en coalition avec le camp de son prédécesseur Kabila, qui avait gardé le contrôle du Parlement selon les résultats officiels des législatives organisées le même jour.

Dans un discours le 6 décembre, le président Tshisekedi a mis fin à cette coalition.

Depuis octobre, le chef de l'État a suspendu les conseil de ministre à cause du refus du Premier ministre Ilunga d'entériner la nomination de trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle.

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