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RDC

L’élection des Sénateurs, des gouverneurs et vice-gouverneurs repoussée

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Corneille Nangaa Yobeluo, annonce les résultats provisoires de l'élection présidentielle à Kinshasa du 10 janvier 2019.

La Céni (Commission électorale nationale indépendante) de la RDC annonce le report de l’élection des Sénateurs, des gouverneurs et vice-gouverneurs.

L’élection des Sénateurs, initialement prévue le 06 mars interviendra le jeudi 14 mars 2019, annonce la centrale électorale congolaise.

De même, l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de province, initialement prévue le 18 mars 2019, est fixée à la date de mardi 26 mars 2019.

La Céni évoque dans son annonce "des contraintes légales, techniques et opérationnelles" qui ont poussé à la prolongation de cinq jours de la période de dépôt des candidatures pour ces scrutins.

La clôture de dépôt des candidatures initialement prévue le 30 janvier 2019 interviendra le lundi 04 février 2019, selon Jean-Pierre Kalamba, le rapporteur de la Céni.

Les résultats provisoires de chacun de ces scrutins seront connus le jour même.

Beni, Butembo et Yumbi

Pour les élections présidentielle, législatives nationales et locales reportées pour les régions de Beni, Butembo et Yumbi, la Céni indique avoir mis en place une équipe technique pour "examiner toutes les questions opérationnelles avec injonction de produire un calendrier qui doit fixer la tenue de ces scrutins au plus tard à la date du 31 mars 2019".

Les élections présidentielle, législatives nationales et locales n’ont pas pu avoir lieu le 30 décembre à Beni, Butembo et Yumbi en raison de l’épidémie d’Ebola et de l’insécurité.

La cour constitutionnelle a confirmé l'élection de Félix Tshiskedi à la présidentielle avec 38,57%.

Contesté par une partie de l'opposition, M. Tshisekedi a prêté serment et est devenu, à 55 ans, le cinquième président de la RDC.

Mais son rival, Martin Fayulu qui dénonce un "hold up" électoral s'est, pour sa part, autoproclamé chef d'Etat élu sur base des procès-verbaux qu'il détient et de ceux de l'Eglise catholique, selon laquelle les résultats proclamés ne reflètent pas la vérité des urnes.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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