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RDC

Nangaa rend grâce à Dieu pour l'accomplissement de la volonté du peuple congolais

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Corneille Nangaa Yobeluo, annonce les résultats provisoires de l'élection présidentielle à Kinshasa du 10 janvier 2019.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a déclaré lundi que la volonté du peuple congolais s’est accomplie.

"Nous avons en fait plusieurs raisons pour rendre grâce au Tout-puissant. Rappelez-vous ce qu’a été la volonté générale de notre peuple : il a voulu que la Constitution ne change pas : elle n’a pas changé. Il a voulu que les dispositions constitutionnelles interdisant un troisième mandat présidentiel soient respectées ; elles l’ont été. Elle a affiché un clair désir d’alternance au sommet de l’Etat ; c’est le cas ce jour. Comment ne pas rendre grâce au Seigneur pour tous ces biens qu’il faits à notre peuple," a déclaré Corneille Nangaa devant des reporters à Kinshasa.

Pour lui, les institutions congolaises ont permis que le processus électoral se déroule de "manière pacifique". Il a rendu hommage au président Joseph Kabila, aux autres institutions mais aussi à tous les Congolais et à la classe politique.

Il a, par la même occasion, annoncé la suite du processus électoral. Entre autres, le démarrage de l’inscription des candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 24 provinces de la RDC.

Mais aussi, la prestation du serment du nouveau président, Félix Tshisekedi, dont la Cour constitutionnelle a confirmé dimanche la nui, l’élection avec 38,57%. Il n’en a donné aucune date.

Prévue pour le 22 janvier, cette prestation de serment est en train de reporté pour des raisons de préparation, indiquent des sources aussi bien de la présidence sortante qu’entrante.

Une partie de l’opposition dont le candidat Martin Fayulu conteste les résultats de la présidence confirmés par la Cour constitutionnelle.

M. Fayulu a rejeté la confirmation, dimanche dernier, de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle et s’est auto-proclamé "président légitime", demandant "aux Congolais de ne pas obéir à celui qui n’a pas été élu et à la communauté de na pas reconnaitre M. Tshiskedi", a-t-il affirmé à VOA Afrique.

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Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa

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Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

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