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République du Congo

Des populations victimes d'inondations attendent toujours l'aide du gouvernement

Un village au bord de l'Oubangui englouti par les eaux, à Brazzaville le 24 novembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Plus de 100.000 personnes victimes des inondations dans le nord du Congo continuent d'attendre l'assistance des autorités. Le gouvernement a lancé un appel à l'aide internationale, et le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé à apporter les premiers secours.

Ces inondations, dues aux récentes pluies diluviennes, touchent les départements de la Likouala, de la Sangha, de la Cuvette et des Plateaux, dans le nord du pays. Les autorités n'ont pas hésité à décréter l'état d'urgence dans ces régions.

100.000 personnes victimes des inondations en attente d'assistance
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Les rescapés des eaux, environ 100.000 personnes, sont dans la détresse. Au ministère en charge de l'Action humanitaire, on attend toujours l'argent pour intervenir, deux semaines après la catastrophe.

Le directeur général de l'Action humanitaire, Clément Essieke, à Brazzaville le 27 novembre 2019 (VOA/Arsène Séverin)
Le directeur général de l'Action humanitaire, Clément Essieke, à Brazzaville le 27 novembre 2019 (VOA/Arsène Séverin)


Clément Essieke, directeur général de l'Action humanitaire, parle des députés qui sont venus le voir pour trouver une solution aux plaintes des populations.

"Certains élus sont venus nous voir, ayant constaté que la réponse ne venait pas alors qu'on parle d'une inondation, un phénomène jamais vécu dans la zone depuis plus de 20 ans. Ils avaient l'impression que le ministère en charge de l'Action humanitaire ne faisait rien. Nous avons reçu plus de sept élus", indique le directeur de l'Action humanitaire, précisant que son département était toujours en attente d'argent pour se déployer.

Sur le terrain, les populations se sont réfugiés dans les forêts et sur quelques mottes de terre épargnées par les eaux.

Bernadette Ondze la députée de Makotimpoko plaide pour l'aide aux populations sinistrées, à Brazzaville le 24 novembre 2019 (VOA/Arsène Séverin)
Bernadette Ondze la députée de Makotimpoko plaide pour l'aide aux populations sinistrées, à Brazzaville le 24 novembre 2019 (VOA/Arsène Séverin)


Bernadette Ondze, une députée de Makotompoko, localité sous les eaux, affirme que les populations ont besoin d'une assistance. "Le district en lui-même, c'est plus de 25.000 personnes, et ajouter les déplacés de la RDC, nous sommes à 30.000 habitants. Eux aussi, ils ont besoin d'une assistance, et là, ils sont vraiment dans le doute", dit-elle.

Le gouvernement est à la recherche de l'argent pour intervenir. A son appel, certaines organisations internationales comme le PAM, l'UNICEF ou le HCR agissent.

Jean Martin Baeur, le représentant du PAM au Congo a visité les villages inondés le long de l'Oubangui, à Brazzaville le 27 novembre 2019 (VOA/Arsène Séverin)
Jean Martin Baeur, le représentant du PAM au Congo a visité les villages inondés le long de l'Oubangui, à Brazzaville le 27 novembre 2019 (VOA/Arsène Séverin)


Le PAM a déjà assisté près de 13.000 personnes, selon Jean Martin Beaur, son représentant.

"Nous avons réussi à ce jour à assister 12.800 personnes. Chaque jour ça change et la zone est très difficile d'accès. Il s'agit des villages qui sont construits au bord de l'Oubangui, des endroits pour pratiquer la pêche et les terres basses pour faire l'agriculture, malheureusement cette position a fait qu'ils ont été affectés par cette dernière inondation", témoigne-t-il.

Le présentant du PAM ajoute : "L'accès se fait par l'eau et ils se déplacent par pirogue pour venir aux 13 points de distribution que nous avons mis en place. Sur place, il y a le HCR, il y a le PAM, il y a des ONG, ce qui nous a permis de déclencher les premiers secours".

Ces inondations ne touchent pas que le nord du pays. Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales villes, sont également dans la zone d'expansion des crues. De nombreux dégâts humains et matériels sont à déplorer, mais ce n'est encore que le début de la saison pluvieuse qui va durer jusqu'en mai prochain.

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Les activistes en manque de liberté d’expression à Brazzaville

Landry Louboueya, interpellé par la police pour avoir dénoncé une dérive de la douane, à Brazzaville le 21 juillet 2021.

Les activistes des droits de l’Homme dénoncent la confiscation de leur liberté d’expression ainsi que celle des citoyens. Plusieurs militants des droits de l’homme sont en effet jetés en prison pour avoir dénoncé les injustices diverses.

Après plus de trois mois de détention pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, l’activiste Christ Belvie Dongui reprend ses activités professionnelles. Ce matin, il est venu nettoyer ses bureaux du quartier Mafouta, au sud de Brazzaville.

L’activiste constate ce qui en reste, après la perquisition de la police. "L’internet est arraché, les ordinateurs emportés pour être fouillés", témoigne-t-il.

Malgré son séjour en prison, Christ Dongui semble ne pas perdre un cran de son engagement pour les droits humains.

Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg
Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg

"Chaque génération a un combat. Je suis d’une génération qui doit relever le défi. La nôtre doit construire un Congo nouveau, un Congo où l’égalité des chances sera pour tous", dit-il.

Landry Louboueya, la quarantaine environ, a lui aussi été détenu pour avoir dénoncé les travers de l’administration douanière. Il évoque sa grosse déception. "Ce genre d’actes peuvent toujours arriver, je ne suis pas le premier", affirme-t-il.

"J’ai acheté un article en ligne, on m’a demandé payer les taxes qui ne sont consignées ni dans le code de douane ni dans aucun texte officiel où le montant était fixé. Pour avoir dit ça, j’ai été mis comme un bandit de grand chemin dans les geôles de la police", déplore l’activiste.

L’exercice de la liberté d’expression est consacré par la loi au Congo. Seulement, dans les faits, il existe encore de gros écarts. Georges Nguila, le nouveau directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) vient de publier un livre, "La faillite des droits humains au Congo", comme pour mettre l’Etat face à ses responsabilités.

"Mon livre, c’est un constat et on ne peut pas nier les faits par des arguments. Le constat c’est que, c’est la faillite des droits humains", dénonce Georges Nguila.

Le directeur exécutif de l’OCDH constate également que la liberté de la presse est plus accordée à la presse écrite. "Mais les médias audiovisuels sont censurés", affirme-t-il.

Il y a une semaine, les autorités ont libéré six activistes des droits de l’Homme dont Alexandre Dzabana, 77 ans, et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire.

L'OPEP va relever le plafond de production pétrolière de 5 pays

Un pompiste remplit une voiture d'essence dans le quartier central des affaires d'Abuja, au Nigeria, le 1er avril 2020.

L'OPEP et les pays alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont convenu dimanche de relever les limites de production imposées à cinq pays, mettant fin à un différend qui avait fait chavirer les prix mondiaux de l'énergie.

Le désaccord, déclenché par la demande des Émirats arabes unis d'augmenter leur propre production, avait temporairement bouleversé une précédente réunion du cartel. Dans un communiqué publié dimanche, le cartel a annoncé que l'Irak, le Koweït, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis verraient leurs limites augmenter.

Bonus pour l'Algérie et le Nigeria

Selon les nouvelles limites de production, les Émirats arabes unis pourraient produire jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole brut par jour à partir de mai 2022. Ce chiffre est inférieur aux 3,8 millions de barils par jour qu'ils cherchaient à obtenir au départ. La limite de l'Arabie saoudite, qui est de 11 millions de barils par jour, passerait à 11,5 millions, tout comme celle de la Russie. L'Irak et le Koweït ont connu des augmentations moins importantes.

En Afrique, le Nigeria et l'Algérie pourraient également voir leurs plafonds revus à la hausse.

En perte de vitesse depuis quelques années, l'OPEP a du mal à s’imposer comme dans les années 1970. Lorsque les États-Unis, qui ne font pas partie du Cartel, ont commencé à augmenter leur propre production pétrolière, l’OPEP a dû faire appel à des pays tiers comme la Russie pour diminuer ensemble l’offre pétrolière sur le marché et stabiliser le prix du baril.

C’est ainsi que naît en 2016 ce que l'on appelle l'OPEP+.

Les pays membres de l'OPEP sont l'Algérie, l'Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Les membres de l'OPEP+ sont l'Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et le Sud-Soudan.

Avec Reuters et Associated Press.

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