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Niger

Issoufou auprès de militaires et des populations victimes de Boko Haram à Diffa

Le président nigérien Issoufou Mahamadou avec les populations de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)

Le président nigérien Issoufou Mahamadou est allé remonter le moral des troupes et soutenir les populations locales de cette région secouée par les assauts répétés de la secte islamiste.

Depuis la toute première attaque de la secte Boko Haram à Diffa en février 2015, c'est la deuxième fois que le président Issoufou Mahamadou se rend dans la région.

Visite du président à Diffa
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Face aux dures épreuves qu'elles ont subies, les populations ont réclamé une visite symbolique de compassion du chef de l'Etat. Bien que tardive pour beaucoup, celle effectuée en quelques heures dans cette matinée du samedi 9 novembre n'a pas été boudée.

"Nous sommes vraiment très heureux de l'arrivée du président de la République à Diffa parce que, depuis un moment, la population vit dans une psychose à cause de l'insécurité à laquelle est venu s'ajouter le problème des inondations. Depuis un moment, les gens attendent l'arrivée du président et il n'est pas venu, mais aujourd'hui, il est là vraiment, et nous sommes très heureux de son arrivée", a confié un habitant venu à l'accueil.

Au delà du soutien aux populations civiles face la teneur de Boko Haram, la visite du président est aussi un signe d'encouragement supplémentaire aux forces de défense et de sécurité engagées sur le terrain dans le combat contre l'ennemi.

A la place d’armes de la zone de Défense n°5, Issoufou Mahamadou s'est directement adressé aux militaires. "Je tiens à vous exprimer de vive voix, toute ma satisfaction et toutes mes félicitations pour ce que vous faites sur le terrain, je tiens aussi à louer votre professionnalisme et votre combativité".

Boko Haram mène une guerre d’usure, d’où sa résilience qui inscrit la guerre dans la durée. Mais pour le président Issoufou, le terrorisme n’a pas d’avenir.

"Il sera vaincu car la cause qu’il défend n’a aucune noblesse, ni porteuse d’aucune valeur morale. Il sera vaincu, car sa cause n’a rien à voir avec l’islam qui est, comme on le sait, une religion de paix, une religion de juste milieu".

Le président nigérien Issoufou Mahamadou devant des militaires a la place d'armes de la zone de défense n°5 de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)
Le président nigérien Issoufou Mahamadou devant des militaires a la place d'armes de la zone de défense n°5 de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)

Avant de prendre congé des éléments des forces de défense et de sécurité le chef suprême des armées nigériennes les a exhortés "à plus de vigilance et de collaboration avec toutes les autorités administratives, coutumières et religieuses, les populations dans leur ensemble, les humanitaires, les pays amis et partenaires stratégiques qui accompagnent le Niger".

"Si nous agissons tous unis en synergie, les terroristes de Boko Haram n’ont aucune chance de l’emporter", a conclut le chef de l'Etat nigérien.

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La BCEAO retire ses réserves de change de la tutelle de la Banque de France

Deux personnes échangent de l'argent à Abidjan, le 31 décembre 2004.

Cinq milliards d'euros de réserves de change des Etats ouest-africains utilisant le franc CFA sont en cours de transfert de la France vers la Banque centrale ouest-africaine, conformément à la réforme de cette monnaie, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

La Banque de France "est en train de transférer des fonds qui appartenaient aux Etats africains", a indiqué à l'AFP cette source requérant l'anonymat, précisant le montant des fonds: "cinq milliards d'euros".

Sollicitée par l'AFP, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, a décliné tout commentaire sur ce transfert.

Le franc CFA est la monnaie commune à huit pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) - Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo - et à six Etats de la Communauté économique ét monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) -Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

Seuls les pays de l'UMOA sont concernés par ce transfert.

La réforme du franc CFA - qui ne concerne pour l'heure que la zone UMOA - a été annoncée en décembre 2019 à Abidjan par les présidents français et ivoirien, respectivement Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, pour répondre au feu de critiques contre cette monnaie qui est perçue comme une relique du temps de la colonisation.

La réforme prévoit notamment que la BCEAO n'est plus désormais tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France.

Les pays de la Cémac, eux, vont continuer de le faire.

Pour l'économiste togolais Kako Nubukpo, connu pour ses positions critiques vis-à-vis du franc CFA, "cette décision pourrait inciter les Etats de la zone franc à renouveler les modalités de placement de leurs réserves de change et de gestion de la trésorerie des banques centrales".

Cela pourrait aussi les inciter à "imaginer un régime de change moins rigide que celui qui existe actuellement, à savoir la parité fixe entre le franc CFA et l'euro", maintenue par la réforme.

L'économiste plaide également pour une réflexion sur "le rôle des réserves de change dans la transformation structurelle des économies de la zone Franc", estimant que "cette période Covid-19 pousse à une utilisation active des réserves de change pour relancer l'économie mondiale".

La réforme prévoyait aussi un changement de nom, toujours pas effectif, le franc CFA devant devenir l'eco, et le retrait de la France des instances de gouvernance de l'UMOA.

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