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une plate-forme d'ONG dépose au parquet une plainte contre Denis Christel et Claudia

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La justice invitée à se saisir de l'affaire de corruption des enfants du président

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, lors d'un sommet sur le fleuve Congo, le 29 avril 2018 à Brazzaville.

Une plateforme d'organisations de la société civile du Congo-Brazzaville a demandé au procureur de la République de se saisir d'une affaire présumée de corruption concernant deux députés, fils et fille du président Denis Sassou Nguesso, accusés de détournements de fonds publics.

"Notre plateforme de la société civile pour la défense des droits humains et la démocratie a déposé hier (vendredi) une plainte devant le procureur de la République pour qu'il s'implique dans cette affaire et dise la vérité aux Congolais", a déclaré samedi à l'AFP Jo Washington Ebina, une des personnes ayant pris l'initiative de la plainte.

"L'affaire concerne les députés de la majorité Denis Christel Sassou Nguesso et Claudia Sassou Nguesso, fils et fille du président Denis Sassou Nguesso, 76 ans, dont 35 à la tête du Congo.

Le 6 août l'ONG britannique Global Witness a, dans un rapport rendu public mardi, accusé le fils cadet du président congolais, 44 ans, d'avoir détourné à son profit plus de 50 millions de dollars (30 milliards de francs CFA) de fonds publics en 2014.

"Au total, en 2014, les entreprises détenues par Denis Christel Sassou-Nguesso ont reçu près de 50,5 millions de dollars qui auraient été détournés des comptes du Trésor congolais", a écrit l'ONG britannique spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles.

"Selon des documents étudiés par Global Witness, le véritable propriétaire du réseau chypriote d'entreprises qui a reçu les 50 millions de dollars du Trésor congolais était Denis Christel Sassou-Nguesso".

Selon une autre enquête de Global Witness publiée en avril, sa soeur, Claudia Sassou Nguesso, 47 ans, aurait reçu près de 20 millions de dollars (12 milliards de francs CFA) de fonds publics apparemment détournés et utilisés pour l'achat d'un appartement de luxe dans le Trump Hotel & Tower à New York.

"C'est une affaire congolaise. Le procureur de la République est mieux placé pour dire aux Congolais ce qui s'est passé au sujet de ces détournements", a insisté M. Ebina.

"Les deux personnes accusées ont non seulement détourné, mais surtout provoqué le peuple", a-t-il poursuivi.

En août dernier des ONG avaient affirmé que "les cas scandaleux de détournements de fonds publics de notre pays sont récurrents, mais les autorités gardent un silence complice, au bénéfice de ces présumés criminels financiers".

Un avion-cargo officiel porté disparu avec 8 personnes à bord

L'Antonov An-225 Mriya,le plus grand avion-cargo du monde, Kiev, Ukraine, le 10 mai 2016

Un avion-cargo qui assurait la logistique d'un déplacement du président congolais Félix Tshisekedi dans l'est de la République démocratique du Congo est porté disparu depuis jeudi, selon un communiqué de l'autorité de l'aviation civile (AAC) parvenu vendredi à l'AFP.

"Un avion-cargo de type Antonov 72 opéré par la force aérienne de la RDC, assurant la logistique présidentielle" jeudi et qui avait "à son bord 4 membres d'équipage et 4 passagers civils et militaires (...), a perdu contact avec le centre de contrôle (...) 59 minutes après son décollage" de Goma, écrit Jean Mpunga, directeur général de l'AAC.

Le président Félix Tshisekedi était rentré jeudi soir à Kinshasa, après une visite de quatre jours dans l'est de la RDC.

"Avec une autonomie de 6 heures de route, l'Antonov 72 devait atterrir à Kinshasa à 16H43 TU (temps universel). Depuis cette perte de contact, des réquisitions d'informations lancées à toutes les stations sur sa route n'ont donné aucune information sur sa localisation", a expliqué M. Mpunga.

"Des dispositions nécessaires sont en cours au niveau de l'opérateur pour engager les recherches le plus rapidement possible. L'opinion sera informée de la suite des investigations", a-t-il indiqué.

Des accidents d'avion impliquant des Antonovs sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo avec parfois de lourds bilans humains.

En septembre 2017, le crash d'un Antonov de l'armée avait fait 12 morts après son décollage de l'aéroport de Kinshasa.

Le crash le plus meurtrier d'un Antonov en RDC remonte en janvier 1996 : l'appareil avait raté son décollage à cause de la surcharge et s'était écrasé sur un marché de Kinshasa, faisant près de 350 morts.

Avec AFP

Un dialogue politique inclusif se prépare à Brazzaville

Une délagation du Conseil national de dialogue venue écouter les opposants à Diata, le 10 octobre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Une délégation du Conseil national de dialogue a rencontré les membres de l'opposition républicaine dont le chef de file Pascal Tsaty Mabiala, pour évoquer la préparation d'un dialogue politique à Brazzaville.

Cette frange de l'opposition a accepté de dialoguer avec tous les acteurs, dont les prisonniers politiques.

La réunion, qui a eu lieu au siège de l'UPADS à Diata, a permis à l'opposition républicaine de fixer les esprits sur sa participation au prochain dialogue inclusif. Pascal Tsaty Mabiala, le chef de file de l'opposition, a souligné l'importance de ce dialogue, qui selon lui, ne devrait pas aller dans tous les sens, comme en 1991, lors de la conférence nationale.

"On sent qu'il y a une nécessité d'apaisement dans le pays, et l'élection présidentielle qui a souvent été un moment particulier dans notre pays pourrait encore davantage perturber ce climat qui est déjà pesant", a-t-il indiqué.

L'opposant a ajouté à l'issue de l'échange avec les membres du conseil du dialogue : "Nous avons proposé que nous regardions la gouvernance électorale, la question de la gouvernance économique, la lutte contre la corruption. Et puis la question du Pool, nous sommes attachés au règlement définitif de la question du Pool".

Il y a quelques mois, lors de la nomination de Martin Mberi à la tête du Conseil national de dialogue, toute l'opposition avait rejeté sa démarche de vouloir organiser un quelconque dialogue à la place de la communauté internationale.

Les lignes ont bougé, et une partie de l'opposition a reçu les membres du Conseil national de dialogue.

Christian Dzinga Bouanga est directeur de cabinet de Martin Mberi, secrétaire permanent du Conseil. "L'opposition a apprécié très positivement la démarche du secrétaire permanent", a dit M. Bouanga.

Christian Dzinga Bouanga a expliqué que le conseil s'est déplacé à Diata, au siège de l'UPADS, pour écouter les problèmes de l'opposition qui pourraient faire l'objet de discussions au cours du prochain dialogue.

"La première phase du dialogue a commencé, c'est-à-dire, la concertation avec les forces vives de la nation. En ce qui concerne le dialogue, il n'y a pas de problème tabou", a-t-il souligné.

Vendredi, le Conseil de dialogue rencontre les membres de la Majorité présidentielle, et à partir du 16 octobre, il sera reçu au Centre politique. Aucun programme n'est encore connu au sujet des opposants dits radicaux tels Claudine Munari ou Mathias Dzon.

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