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Des militants d'opposition dispersés près de l'aéroport de Lubumbashi


Manifestation de l'opposition à Lubumbashi, RDC, le 23 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

Plusieurs dizaines de militants d'opposition qui se rendaient lundi à l'aéroport de Lubumbashi dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) pour accueillir leur chef de file ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes.

Le président du Rassemblement, la principale coalition d'opposition, Félix Tshisekedi, est arrivé dans la deuxième ville de la RDC à 14h30 (12h30 GMT) où des militants avaient bravé le dispositif policier mis en place pour empêcher un accueil populaire.

Vers 11 heures, plusieurs dizaines de militants d'opposition qui convergeaient vers l'aéroport de Lubumbashi ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes et de matraques.

Des manifestants de l'opposition arrêtés à Lubumbashi, RDC, le 23 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)
Des manifestants de l'opposition arrêtés à Lubumbashi, RDC, le 23 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

Une trentaine des militants de l'UDPS ont arrêtées par la police dimanche à la permanence de l'UDPS au centre sur l'avenue Mwepu.

Selon un cadre de l'UDPS, Dany Kabongo, quatre femmes aurait été violées lors de l'arrestation et lundi matin, quatre militants ont été arrêtés, dont une avocate.​

La Police et l'armée ont été déployés tout le long du boulevard Msiri qui mène vers l'aéroport de la Luano.

Appel de l'ONU à la libération des opposants

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) a appelé les autorités à libérer immédiatement des militants d'opposition (28 selon la police et 48 selon leur parti) arrêtés la veille alors qu'ils participaient à une réunion privée au siège local du parti historique d'opposition l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

"Je demande instamment aux autorités congolaises la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées arbitrairement hier à Lubumbashi", a déclaré Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Monusco, dans un communiqué.

"Je rappelle également aux autorités congolaises leurs obligations de garantir les libertés publiques et les droits civils et politiques à tous, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux de la RDC".

La RDC traverse une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016. La Constitution ne lui permet pas de se représenter mais l'autorise à rester en fonction jusqu'à l'élection de son successeur.

Le chef de l'opposition congolaise, Félix Tshisekedi, a dernièrement qualifié de déclaration de "guerre au peuple congolais" l'annonce du président de la Commission chargée d'organiser des élections en RDC, Corneille Nangaa, selon laquelle il n'y aurait pas d'élection pour la succession de M. Kabila avant 2019.

Narval Mabila, correspondant à Lubumbashi

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