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Tension à l'ouverture du procès en appel de Katumbi


Moïse Katumbi, ex-gouverneur de l'ancienne province du Katanga, RDC, 24 mars 2016.

Le procès en appel de l'opposant en exil Moïse Katumbi, s'est ouvert mercredi à Lubumbashi, dans un climat tendu, à l'image de la situation politique dans ce géant d'Afrique.

La défense de M. Katumbi, richissime homme d'affaires résidant à l'étranger depuis mai 2016, a indiqué qu'elle avait sollicité l'arbitrage de la Cour constitutionnelle après avoir demandé en vain la récusation des juges du tribunal de Lubumbashi (sud-est).

"Le tribunal a promis de se prononcer demain (jeudi)" pour savoir s'il attendra la décision de la Cour constitutionnelle ou s'il poursuivra le procès, a indiqué l'avocat de la défense, Me Jean-Joseph Mukendi, affirmant que le tribunal avait reçu pour "instruction" "de ne pas recevoir" les recours de la défense.

En mai 2016, M. Katumbi, ex-gouverneur de la région minière du Katanga (sud-est), avait été condamné en première instance et en son absence à trois ans de prison dans une affaire d'immobilier, alors qu'il était autorisé par le parquet à se rendre à l'étranger pour subir des soins médicaux.

Les autorités congolaises avaient promis de l'arrêter dès son retour. Le 29 juin, le parquet général a retiré à M. Katumbi l'autorisation d'expatriation qui lui avait été accordée en mai 2016 pour raison médicale.

Dans un rapport confidentiel au président congolais Joseph Kabila, les évêques ont qualifié de "mascarade", la condamnation de l'opposant par la justice congolaise.

M. Katumbi devra aussi comparaître dans une autre affaire de recrutement présumé des mercenaires étrangers, notamment américains, pour déstabiliser le pays, selon les autorités.

Ex-allié de poids du président congolais Joseph Kabila, M. Katumbi est passé dans l'opposition en septembre 2015 après avoir démissionné de son poste de gouverneur de l'ex-province du Katanga et quitté le parti présidentiel.

Âgé de 46 ans, M. Kabila au pouvoir depuis 2001 ne peut se représenter. Un accord entre la majorité et l'opposition prévoit la tenue de l'élection présidentielle fin 2017.

"Si les élections ne sont pas organisées" cette année, "Kabila doit partir", avait martelé en juin à Paris M. Katumbi.

Avec AFP

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