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Une ONG dénonce la détention "illégale" d'un journaliste en RDC

Des policiers à Lubumbashi, RDC, 13 mai 2016.

Un journaliste est détenu de façon "illégale" à Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, a dénoncé jeudi l'ONG Journalistes en danger (JED) membre du réseau international de Reporters Sans frontière.

"Journaliste en danger déplore la détention depuis 48 heures" de Jeef Mwingamb, directeur du journal "Le Fédéral", indique JED dans un communiqué parvenu à l'AFP.

Sur la base d'une plainte de la ministre provinciale du Genre du Haut-Katanga (sud-est), le journaliste a été convoqué au bureau local de l'Agence nationale de renseignements (ANR, renseignements) où il a été auditionné peu avant d'être transféré au parquet de Lubumbashi, où il est en détention, ajoute l'ONG.

L'ONG qualifie cette procédure de "cavalière et illégale" puisque le journaliste "bénéficie de la présomption d'innocence". Elle demande qu'il comparaisse libre.

Selon cette ONG, il est reproché au journaliste d'avoir "douté de la capacité intellectuelle de la ministre provinciale dont la gestion serait opaque" dans un article paru dans son journal, peut-on lire sur le communiqué.

Jointe par l'AFP, la ministre provinciale n'a pas répondu.

La RDC occupe la 154ème place sur 180 dans l'édition 2017 du classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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