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États-Unis

Caucus de l'Iowa : l'heure de vérité approche pour Hillary Clinton et Donald Trump

Hillary Clinton, Ted Cruz, Donald Trump et Bernie Sanders font campagne en Iowa, le 31 janvier 2016.

Les partis démocrate et républicain convoquent ce lundi à 19 h locales (1 h GMT) des "caucus" (réunions) dans 1 681 bureaux de vote chacun.

Comme tous les quatre ans, les électeurs américains de l'Iowa seront les premiers à voter lundi aux primaires présidentielles. La démocrate Hillary Clinton défend sa place de favorite et le milliardaire républicain Donald Trump cherche à prouver que son succès n'est pas que médiatique.

Les partis démocrate et républicain convoquent à 19H00 locales (01H00 GMT) des "caucus" (réunions) dans 1.681 bureaux de vote chacun (écoles, bibliothèques..). Les républicains voteront à bulletin secret; les démocrates formeront des groupes par candidat afin d'allouer des délégués. Les primaires du New Hampshire suivront la semaine prochaine, puis les autres Etats jusqu'en juin. La présidentielle est en novembre.

L'Iowa se bat depuis les années 1970 pour maintenir ce privilège, qui lui permet d'exercer une influence démesurée par rapport à sa population de trois millions d'habitants. La compétition sert de filtre, les caucus étant généralement suivis de quelques abandons.

C'est ici que la fortune d'Hillary Clinton, 68 ans, commença à tourner en 2008 contre le sénateur Barack Obama. Cette année, la nouveauté s'appelle Bernie Sanders, le sénateur du Vermont de 74 ans qui éreinte l'ex-secrétaire d'Etat sur ses liens avec Wall Street et son vote pour la guerre d'Irak en 2002.

L'affaire de sa messagerie personnelle, par où ont transité des informations classées secrètes a posteriori, la poursuit aussi, même si Bernie Sanders ne touche pas à la controverse.

"L'Amérique ne peut pas se permettre de choisir des idées qui ont l'air bien sur le papier mais qui ne pourront pas aboutir", a déclaré Hillary Clinton devant 2.600 personnes à Des Moines dimanche soir pour son dernier meeting.

"C'est très, très serré", a dit Bernie Sanders à des bénévoles dans son local à Marshalltown.

Son étiquette "socialiste démocrate" n'effraie pas les jeunes démocrates, qui l'ovationnent quand il promet une "révolution politique". Se mobiliseront-ils lundi? En 2008, les moins de 30 ans ne représentaient que 22% des participants.

"On ne reverra jamais de candidat comme lui dans nos vies", a lancé Ezra Koenig, le chanteur du groupe de rock Vampire Weekend, lors d'un concert-meeting samedi soir. "En 1991, 2002, il disait déjà ce qu'il dit aujourd'hui".

Même s'il terminait second, Bernie Sanders pourrait revendiquer une victoire relative: à son entrée en campagne en avril, il recueillait moins de 10% des intentions de vote ici. Dans le New Hampshire, il domine les sondages mais est à la peine dans le reste du pays.

Vote de protestation

Le rejet des élites politiques a marqué les sept derniers mois de campagne, un phénomène sur lequel l'homme d'affaires Donald Trump a capitalisé chez les républicains, à moins qu'il ne l'ait lui-même accentué.

"Les outsiders comme Donald Trump n'ont jamais eu autant de succès que cette année", analyse David Redlawsk, politologue de l'Université Rutgers, qui passe la saison électorale dans l'Iowa. "Il y a un désir réel de sortir de la politique habituelle et de trouver des alternatives à ce que les gens voient comme un système en échec".

Donald Trump pourfend "l'establishment" et l'incompétence des dirigeants, promettant qu'avec lui "l'Amérique gagnera tellement que vous en aurez marre de gagner". Son discours nationaliste, anti-immigrés et "politiquement incorrect" fait recette chez les électeurs désabusés.

"Il veut que les gens aient à nouveau peur de nous", approuve Kim Teffer, 50 ans, qui a fait 450 km de route le week-end dernier pour le voir.

Le vote évangélique

Mais le magnat, trois fois marié et New-yorkais assumé, divise la droite religieuse, qui a aidé à couronner les deux derniers vainqueurs des "caucus" de l'Iowa en 2008 et 2012.

Les pasteurs évangéliques s'amusent à raconter comment Donald Trump écorche les noms de versets de la Bible.

Beaucoup de chrétiens conservateurs ont choisi le sénateur du Texas Ted Cruz, créature du Tea Party. Détesté au Congrès pour son obstruction permanente, il fait campagne contre "le cartel de Washington".

Troisième homme, le télégénique sénateur de Floride Marco Rubio, d'origine cubaine comme Ted Cruz, veut faire le pont entre l'aile évangélique du parti républicain et les modérés. Un score supérieur à 15%, score du dernier sondage, affirmerait sa place hors du peloton des neuf autres candidats.

Entre ces trois républicains, la fin de campagne est dure.

"Il est très malhonnête", dit Donald Trump de Ted Cruz, qu'il traite aussi de Canadien à cause de sa naissance à Calgary. "Donald s'est mis en faillite quatre fois", a répliqué Ted Cruz dimanche.

Cruz, Trump et d'autres feront campagne jusqu'à lundi soir car, malgré l'extravagante couverture médiatique, les indécis restent nombreux. En 2012, un républicain sur cinq s'était décidé le jour-même.

AFP

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Trump annonce le départ de son ministre de l'Energie Rick Perry

Le Secrétaire américain à l’énergie, Rick Perry

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi le départ prochain de son ministre de l'Energie Rick Perry, en expliquant simplement qu'il "était temps", avant d'annoncer lui avoir déjà trouvé un successeur.

"Rick a fait un travail fantastique à l'Energie mais il était temps, trois ans c'est long", a déclaré Donald Trump lors d'une visite dans le Texas. "Nous avons son successeur, je l'annoncerai très prochainement", a-t-il poursuivi.

Rick Perry, 69 ans, quittera ses fonctions "vers la fin de l'année", a indiqué Donald Trump en affirmant qu'il parlait avec son ministre de son projet de départ "depuis six mois".

"D'ailleurs je pensais qu'il partirait un peu plus tôt. Mais il a de très gros projets. Il va avoir beaucoup de succès", a-t-il ajouté.

Le président américain a précisé qu'il avait au départ prévu de l'annoncer lors d'un meeting de campagne prévu jeudi soir dans le Texas, Etat d'où est originaire Rick Perry.

Des parlementaires démocrates avaient exigé le 10 octobre que le ministre leur fournisse des documents dans le cadre de l'enquête ouverte en vue d'une mise en accusation ("impeachment" en anglais) de Donald Trump. Avant même cette requête, des rumeurs circulaient sur son départ prochain.

Il les avait balayées le 7 octobre lors d'un voyage à Vilnius, en Lituanie: "Depuis au moins neuf mois ils écrivent cette histoire selon laquelle je quitte le ministère de l'Energie. Un jour, ils réussiront probablement. Mais ce n'est pas pour aujourd'hui, ce n'est pas pour demain, ce n'est pas pour le mois prochain", avait-il déclaré.

Depuis, Rick Perry a été sommé par les démocrates de leur remettre des documents d'ici ce vendredi.

Au coeur de leurs investigations: un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Le locataire de la Maison Blanche avait à cette occasion demandé à son homologue d'enquêter sur le fils du démocrate Joe Biden, qui pourrait l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

"Des articles récents ont suscité des interrogations sur le rôle que vous auriez pu jouer pour transmettre ou renforcer le message sans nuance du président à son homologue ukrainien", avaient écrit les démocrates le 10 octobre.

Ils évoquaient également des soupçons de "pressions" exercées par Rick Perry pour faire entrer dans la structure de direction d'une compagnie publique d'énergie ukrainienne de personnes liées à l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

Ils citaient d'autre part un article affirmant que M. Perry aurait encouragé M. Trump à appeler M. Zelensky, en soulignant que le ministre s'était rendu à la cérémonie d'investiture du président ukrainien en mai 2019.

Ancien gouverneur du Texas et candidat malheureux à la primaire des républicains en 2012 et en 2016, Rick Perry avait, en 2011, affirmé vouloir supprimer le ministère... de l'Energie.

En 2015, il avait traité Donald Trump de "cancer pour le conservatisme".

Avec AFP

Trump choisit son golf pour accueillir le G7, tollé à Washington

Le Trump National Doral Club, à Miami, en Floride.

Donald Trump l'avait laissé entendre, la Maison Blanche l'a confirmé: le prochain sommet du G7, prévu aux Etats-Unis, aura lieu dans un des clubs de golf du président américain, en Floride.

Le Trump National Doral Club, à Miami, accueillera donc, du 10 au 12 juin 2020, ce grand rendez-vous annuel qui rassemble les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète.

"Nous sommes absolument convaincus que c'est le meilleur endroit pour l'organiser", a affirmé jeudi Mick Mulvaney, chef de cabinet de la Maison Blanche, au risque d'alimenter les accusations - déjà nourries - sur de possibles conflits d'intérêts de l'ancien magnat de l'immobilier.

L'annonce a suscité de très vives réactions à Washington, parmi les élus comme dans la société civile.

Jerry Nadler, président démocrate de la commission judiciaire à la Chambre des représentants a fait part de son indignation, voyant dans cette décision "un exemples éhonté de la corruption du président".

"C'est à peine croyable", a réagi l'ONG Citizens for Responsibility and Ethics, qui se concentre sur les conflits d'intérêts dans la classe politique américaine. "Il n'y a plus aucun doute: le gouvernement américain est utilisé comme une filiale de relations publiques et de marketing de la Trump Organization."

Face à l'avalanche de questions suscitées par ce choix surprenant, M. Mulvaney a assuré qu'il était le résultat d'un processus rigoureux et que 12 sites différents avaient été considérés.

"Il y aura toujours des gens qui n'accepteront pas l'idée que cela se passe dans une propriété Trump. Nous en sommes conscients, mais nous irons là-bas malgré tout", a-t-il martelé lors d'un point presse.

Comment cette décision a-t-elle été prise?

"Nous avons utilisé les mêmes critères que ceux utilisés par les précédentes administrations (pour l'organisation de sommets)", a-t-il assuré, sans élaborer.

Est-il prêt, dans un souci de transparence, à rendre publics les documents ayant permis d'aboutir à ce choix ?

"Absolument pas."

N'est-ce pas un moyen éhonté de faire de la publicité pour la marque Trump ?

"J'ai déjà entendu ça...Je vous demande simplement de prendre en compte le fait que la marque Donald Trump est déjà suffisamment forte comme ça".

N'y avait-il pas, à travers les Etats-Unis, d'autres lieux susceptibles d'accueillir un tel sommet ?

"Ce n'est pas le seul endroit possible, mais c'est le meilleur endroit."

Le dernier G7 organisé aux Etats-Unis, en 2012 sous la présidence de Barack Obama, avait eu lieu à Camp David, résidence gouvernementale située dans le Maryland.

- "Juste à côté de l'aéroport" -

A l'occasion du dernier sommet du G7, organisé cet été par la France à Biarritz, Donald Trump avait lui-même défendu sans complexe ce scénario inédit.

"C'est un endroit formidable!", avait-il expliqué.

"Il a une superficie considérable, plusieurs centaines d'hectares, donc nous pouvons gérer tout événement sur place (...) Il se trouve juste à côté de l'aéroport"

Le président américain avait, à cette occasion, balayé d'un revers de manches les questions juridiques ou éthiques.

"Je ne vais pas en tirer d'argent du tout", avait-il assuré. "Je m'en fiche de faire de l'argent."

"Cela me coûtera probablement quelque chose comme entre trois et cinq milliards de dollars d'être président", avait-il renchéri, sans la moindre explication sur les éléments qui lui auraient permis d'arriver à ce chiffre.

Au-delà du choix de l'hôtel, le chef de cabinet de la Maison Blanche ne s'est pas attardé sur les priorités qui seraient mises en avant par les Etats-Unis lors de cette rencontre.

"Le changement climatique ne sera pas au programme", a-t-il simplement lâché, sûr de son fait, en réponse à une question sur ce thème.

Donald Trump est le seul dirigeant de la planète à avoir retiré son pays de l'accord de Paris sur le climat visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et enrayer l'emballement du changement climatique.

Avec AFP

Portrait du député Elijah Cummings

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Les vendeurs à la sauvette de New York

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L’éventuelle procédure de destitution de Trump s'intensifie

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